Acheter un bien immobilier à Grenoble

Exception française, l’agglomération connaît une baisse générale des prix, alors que certaines zones offrent une belle qualité de vie.
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La Fontaine des trois ordres, à Grenoble.
© rh2010

À contre-courant de la tendance générale, les prix de l’immobilier grenoblois dans l’ancien affichaient au 31 octobre 2018 une baisse sur un an de 3,9 % pour les appartements, à 2 120 €/m2 (prix médian), et de 13,5 % pour les maisons, à 297 700 € (prix médian), d’après la chambre des notaires de l’Isère. « Grenoble est passé de la 6e à la 16e place des villes les plus chères de France en dix ans et a bien reculé par rapport à Lyon », explique Jean-Michel Trottier de l’agence Nestenn Grenoble-Clemenceau-Libération.

Ce phénomène s’explique par un nombre insuffisant de programmes immobiliers : « Comme les investisseurs ne se bousculent pas, le neuf s’avère souvent très coûteux. De plus, beaucoup d’immeubles des années 1960-1970 subissent une baisse de prix importante car ils doivent être rénovés. » Exception notable, la Presqu’île, quartier en pleine révolution immobilière, voit s’ériger des centaines de logements. Le prix médian y frôle les 3 900 €/m2. « Les biens avec terrasse ou jardin ou vue sur les montagnes sont très recherchés, note Florent Gignoux de Gix immobilier. Les pentes du Vercors séduisent, de Claix à Seyssins en particulier, car elles bénéficient d’un cadre verdoyant et de panoramas sur la ville et les massifs. » À l’est, dans un méandre de l’Isère, proche du centre et desservi par le tramway, le quartier de L’Île-Verte est très prisé par les familles. À l’ouest, au cœur d’une zone de transport multimodal, Europole Gare est le quartier qui monte.

Centre-ville

 « Après avoir perdu 30 % de leur valeur en une dizaine d’années, les prix continuent à baisser légèrement, annonce Jean-Michel Trottier. Malgré cela, le secteur représente près de 20 % des transactions à Grenoble. » Gros avantage au regard des problèmes de circulation, cette zone piétonne et historique de la ville est desservie par les lignes de tramway. On y trouve des appartements anciens avec cachet, notamment autour de Notre-Dame, quartier recherché. « Faute de grands appartements, ce sont plutôt des petites surfaces qui sont à vendre », ajoute Florent Gignoux.

Attention au rendement locatif moindre, « surtout par rapport aux secteurs Eaux-Claires ou Capuche, prévient Jean-Michel Trottier. Les écarts des montants de loyer avec les quartiers limitrophes ne compensent pas la différence des prix à l’achat ».

Championnet

Considéré comme « The Place to be » et réputé pour son animation, le secteur Championnet offre une belle qualité de vie grâce à ses parcs et à ses appartements de grande taille. Autre atout, les nombreux commerces de bouche. « Ce secteur est très attractif et les biens de qualité partent vite », pointe Florent Gignoux. Les quartiers de la Capuche et de la Bajatière se composent essentiellement d’appartements et de pavillons. Autre secteur prometteur mais moins cher, Rondeau : « Ce quartier a un fort potentiel depuis l’arrivée du tram et son prolongement jusqu’à Échirolles, mais aussi avec l’aménagement de l’échangeur de l’A480, en service en 2022, qui devrait fluidifier la circulation », indique Jean-Michel Trottier.

Voironnais

« Pour les Grenoblois qui veulent sortir de la ville, le Voironnais est un secteur à prix attractifs avec de belles affaires à réaliser, dans un environnement sécurisant, note Jean-Michel Trottier. Pour les budgets moyens, c’est plutôt de ce côté qu’il faut chercher. » Les maisons et les appartements y restent accessibles, mais les prix dans le neuf comme dans l’ancien ont tendance à monter.

Grésivaudan

« Le secteur le plus recherché de l’agglomération concerne les communes de la vallée du Grésivaudan, car il se situe entre cinq et quinze minutes des centres économiques, tout en bénéficiant d’une qualité de vie digne de la campagne avec vue sur les massifs, pointe Florent Gignoux. Pour les communes de la rive droite, à l’abri du vent du nord grâce au massif de la Chartreuse et à la chaîne de Belledonne, les prix peuvent atteindre 3 500 €/m2. Sur la rive gauche, moins chère à cause d’un ensoleillement plus tardif, les prix oscillent entre 1 800 et 2 400 €/m2. »

df
Yves Deloison
Publié le