Trouver un logement étudiant : les solutions alternatives

Face à la pénurie de logements, différentes possibilités existent, de la plus classique aux plus inventives, selon ses moyens financiers.

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Dans les villes universitaires marquées par une forte demande locative, il peut être tentant d’acheter un bien immobilier.
© jackfrog

Envisager l’achat ?

Dans les villes universitaires marquées par une forte demande locative, il peut être tentant d’acheter un bien immobilier. Selon l’Insee, Paris, Lyon, Marseille-Aix, Lille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Nice, Rennes, Strasbourg, Montpellier, Grenoble, Rouen et Nancy concentrent la moitié des jeunes de 18 à 24 ans. Les studios se faisant de plus en plus rares et chers, ils deviennent plus difficiles à rentabiliser. Pour un studio de 20 m2, il faut compter 80 000 euros minimum dans les grandes métropoles régionales, et de 170 000 à plus de 300 000 euros à Paris. Résultat, quelle que soit la ville, il n’est pas rentable d’acheter un studio pour des cursus universitaires inférieurs à quatre ans, voire sept ou huit ans pour les villes tendues comme Lille, Marseille ou Montpellier. À Paris, Nice, Bordeaux ou Lyon, la location reste l’option à privilégier, le niveau des loyers étant trop mesuré par rapport au prix d’achat du bien.

Habiter chez un retraité

Le logement intergénérationnel constitue une autre piste intéressante. Le jeune élit domicile chez une personne âgée en échange d’un petit loyer et éventuellement de quelques services du quotidien.

Le réseau CoSi (Cohabitation solidaire intergénérationnelle, Reseau-cosi.org) regroupe une vingtaine de structures en France pour mettre en relation des accueillants et des hébergés. Le contrat de cohabitation est signé pour l’année scolaire. L’étudiant doit disposer d’une chambre de 9 m2 minimum et avoir un accès libre aux espaces partagés. La contribution financière mensuelle s’élève à 200 euros en moyenne. Pour autant, les demandes sont supérieures aux offres, les retraités étant encore réticents à accueillir un étudiant chez eux. Par ailleurs, de plus en plus de villes (Brest, Tours, Lyon, Saint-Quentin, Montpellier...) proposent des logements étudiants dans des maisons de retraite en échange de quelques heures de bénévolat auprès des résidents.

Échanger sa chambre avec une autre famille

De nouvelles plateformes internet, comme Troctachambre, ont mis en place un système d’échange de chambres entre étudiants. « L’étudiant qui s’inscrit sur notre site doit proposer sa chambre familiale pour avoir accès aux chambres disponibles dans la ville de son choix, explique Karine Pathinvo, cofondatrice du concept. La durée de l’échange va de deux mois à une année scolaire entière, et les familles accueillantes peuvent demander une participation de 120 euros maximum par mois pour les frais d’hébergement. »

Pour ceux qui ne disposeraient pas de chambre à échanger, la formule peut se décliner sous la forme d’un loyer négocié, au minimum 30 % moins cher que le prix pratiqué sur le marché. La plateforme Troctachambre, en plein développement, a réalisé des échanges à Paris, Lyon, Marseille, Nantes... « Nous trouvons également des solutions pour les étudiants et les apprentis qui étudient en alternance dans deux villes. » Fondée sur le modèle de l’économie sociale et solidaire, la plateforme facture 100 euros pour chaque mise en relation, l’inscription et le dépôt de l’annonce étant gratuits. 

Quand un locataire souhaite sous-louer

Vous êtes locataire et vous êtes tenté de sous-louer votre logement ? Sachez que la sous-location d’un logement non meublé est interdite par l’article 8 de la loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs, sauf si vous obtenez l’accord écrit de votre bailleur. Celui-ci doit également donner son accord quant au montant du loyer demandé au sous-locataire. Il ne peut excéder le loyer du locataire officiel. Vous devez transmettre votre demande au bailleur par courrier recommandé avec avis de réception.

Puis vous devez transmettre à votre sous-locataire l’autorisation écrite du bailleur et la copie du bail en cours.

En revanche, la sous-location d’un appartement meublé reste libre en l’absence d’une clause prévoyant l’accord du bailleur, si le bail a été signé avant le 27 mars 2014. Pour les baux signés après, la loi Alur impose aux locations meublées les mêmes modalités qu’aux logements vides.

La sous-location dans les résidences du Crous est quant à elle interdite.

df
Katia Vilarasau
Publié le

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