Location étudiante : dénicher les bonnes affaires

Si le parc privé constitue la majorité des logements étudiants, il n’est pas facile d’y trouver la location de ses rêves. Les pistes pour y parvenir.

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Pour dénicher le logement de ses rêves, mieux vaut s’y prendre tôt.
© zinkevych

« Les étudiants rencontrent beaucoup de difficultés pour se loger, indique Paul Marsan, vice-président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) chargé des affaires sociales, et étudiant en pharmacie à Bordeaux. Les étudiants sont 50 000 de plus chaque année et le turn-over des logements n’est pas assez rapide pour les absorber. »

Combien de logements sont disponibles, comment sont-ils occupés, pour quelle durée ? Face au manque de toits et de données, le gouvernement a lancé un plan de construction de 60 000 logements d’ici à 2022 et créé des observatoires territoriaux, afin de mieux connaître les besoins en logements. Pour Zoé Chaloin, chargée de mission Université et Territoires à la Fédération nationale des agences d’urbanisme (FNAU) et qui accompagne la mise en place de ces observatoires, le paysage du logement étudiant est complexe, « entre des régions comme Paris et l’Île-de-France, où la demande est supérieure à l’offre, Nice, où le prix des loyers est élevé, et les autres régions où l’ensemble de l’offre serait suffisant mais méconnu ». L’objectif est d’élaborer des outils permettant de recenser l’offre existante sur tout le territoire, pour qu’à terme, vraisemblablement à la rentrée 2020, les étudiants puissent avoir une meilleure connaissance des possibilités de logement dès qu’ils entament leurs recherches sur Parcoursup.

Un budget en hausse

Selon Location-etudiant.fr, à la rentrée 2018, le loyer d’un studio s’établissait à 435 euros en moyenne sur toute la France, et à 872 euros à Paris. Pour un 2-pièces, il fallait débourser 587 euros en moyenne et 1 485 euros à Paris. Sur les 26 grandes villes étudiantes de province analysées par le site, 15 ont vu le loyer moyen d’un studio augmenter, contre 8 où il se stabilise et 3 où il diminue. « La loi ELAN prévoit un encadrement des loyers, mais dans de nombreuses communes, ce dispositif n’est toujours pas mis en place », déplore Paul Marsan.

Rassurer les bailleurs

Pour dénicher le logement de ses rêves, mieux vaut s’y prendre tôt. « Même si les étudiants ne connaissent pas encore leur affectation définitive, il ne faut pas qu’ils hésitent à envoyer des dossiers de candidature, les plus complets possible, conseille William Vieillard, directeur général du site Immojeune. La location étudiante fait parfois peur aux bailleurs. À tort, car elle ne représente que 2 % des impayés de loyers sur tout le territoire. Mais un dossier sérieux, complet et comportant un garant aura beaucoup plus de chances d’être retenu. » En matière de recherches, mieux vaut cibler un rayon géographique de 5 kilomètres autour de l’école désirée, suggère encore William Vieillard, tout en étant proche, si possible, des transports, commerces et services.

Utiliser tous les outils disponibles

Inscrivez-vous sur les sites spécialisés dans le logement étudiant, comme Locaviz, Location-étudiant ou Immojeune, où plus de 300 000 offres sont recensées. Après avoir précisé vos critères de recherche, vous pourrez recevoir des alertes au fur et à mesure que tombent les offres, comme avec les applis Bien’ici ou PAP, qui ne ciblent pas spécifiquement le public étudiant. Vous pouvez aussi utiliser les réseaux sociaux, en indiquant la localisation recherchée. Et si vous êtes sur place, démarchez les agences immobilières. Quant à la colocation, l’appli gratuite Wattamate permet de trouver ses futurs colocataires en fonction de son style de vie et de ses impératifs quotidiens et de chercher des logements correspondants.

« Certains territoires proposent des dispositifs pour aiguiller les étudiants en organisant des salons du logement étudiant, comme à Paris, Vichy ou, prochainement, à Montpellier, ou en mettant en place des structures facilitant la colocation, précise Zoé Chaloin. Certaines universités disposent également d’un service logement, et les agences départementales information logement (ADIL) peuvent constituer de bons relais d’information. »

Enfin, même s’il est possible de voir un logement à distance, photos et vidéos ne remplacent pas une vraie visite avant de signer le bail. « D’autant que, souvent, les logements ne sont pas aux normes, surtout en région parisienne », note Paul Marsa.

df
Katia Vilarasau
Publié le

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