Création d'entreprise : les aides familiales

Création d'entreprise : les aides familiales

De nombreux jeunes se tournent vers la famille lorsqu’ils créent une entreprise. Une occasion pour les grands-parents de participer au démarrage de leur activité.

43 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans souhaitent créer ou reprendre une entreprise (source : étude MoovJee, Opinion Way, mars 2011)

Le financement d’une entreprise est souvent un cocktail de plusieurs solutions : apport personnel, prêt bancaire, aides ou subventions, financement participatif…

Les grands-parents qui souhaitent prendre part à la création d’entreprise de leurs petits-enfants peuvent le faire de plusieurs manières.

Augmenter l’apport personnel

Souvent, les banques demandent entre 30 et 40 % du montant emprunté pour consentir un prêt. Vous pouvez donner en numéraire jusqu’à 31 865 € sans payer de droits de donation ou consentir un prêt (gratuit ou moyennant de faibles intérêts). Dans ce cas, il est conseillé de rédiger un écrit.

Entrer au capital de l'entreprise

Vous avez la possibilité de souscrire directement au capital de l’entreprise. Cependant, bon nombre de professionnels de la gestion de patrimoine le déconseillent, considérant que lorsque l’affectif domine, il est difficile d’avoir le recul nécessaire pour juger de l’intérêt d’un projet.

Il faut donc être prêt à perdre tout ou partie de votre mise. Mais au-delà de l’aspect financier, cela peut être l’occasion de partager une belle aventure avec votre petite-fille ou petit-fils.

Bénéficier d’avantages fiscaux

La souscription au capital d’une PME permet de bénéficier de deux avantages fiscaux :

  • une réduction d’impôt sur le revenu ;
  • une réduction d’impôt sur la fortune (ISF).

Et ce, à condition que l’entreprise de vos petits-enfants soit constituée sous forme de société et emploie au moins deux salariés (ou un seul pour une entreprise artisanale). Attention, les deux avantages ne se cumulent pas.

Concernant l’impôt sur le revenu, la réduction est de 18 % du montant de vos versements, dans la limite annuelle de 50 000 € (personne seule) ou de 100 000 € (couple marié ou pacsé).

Si vous êtes imposé à l’ISF, la réduction d’impôt est égale à la moitié des versements effectués, dans la limite de 45 000 € par an.

À noter : les titres reçus en contrepartie de votre apport en capital sont exonérés d’ISF.

À consulter : Des conseils pour créer son entreprise pendant ses études sur junior-entreprise.com