Violences conjugales : à qui s’adresser ?

Violences conjugales : à qui s’adresser ?
L’an passé, 85 424 personnes ont porté plainte pour coups et blessures volontaires de la part de leur conjoint ou ex-conjoint. - © lolostock

Entre 2015 et 2016, les plaintes déposées contre un conjoint pour coups et blessures volontaires ont augmenté de 3 %. Mais de nombreuses victimes continuent de se taire. Le point sur les numéros de téléphone et associations à contacter pour être aidé.

Les chiffres font froid dans le dos. En France, une femme meurt tous les trois jours, tuée par son partenaire ou son ex. En 2016, la Délégation aux victimes (DAV) a recensé 138 homicides au sein du couple : 109 à l’encontre de femmes et 29 à l’encontre d’hommes. L’an passé, 85 424 personnes – des femmes, près de neuf fois sur dix – ont déposé plainte pour coups et blessures volontaires de la part de leur conjoint ou ex-conjoint, selon une note de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) publiée vendredi 24 novembre, qui souligne que « ces données administratives ne reflètent qu’une partie du phénomène ». D’après les enquêtes de « victimisation » (des études statistiques sur les faits de délinquance dont une personne se dit victime), seules 14 % des victimes de violences conjugales déposent plainte. Oser parler est pourtant la première étape pour s’en sortir.

Les différents numéros d’urgence à contacter

Le 39 19 : Violences Femmes Info. Cette plateforme d’écoute téléphonique est destinée aux femmes victimes de violences ainsi qu’à leur entourage et aux professionnels concernés. Gratuite et anonyme (l’appel ne figure pas sur les factures de téléphone), elle est ouverte du lundi au vendredi de 9h à 22h et de 9h à 18h, les samedis, dimanches et jours fériés. Elle garantit une écoute, une information et, en fonction des demandes, une orientation adaptée vers les dispositifs locaux d’accompagnement et de prise en charge. Le 3919 n’est pas un numéro d’appel d’urgence. Dans ce cas, il faut directement appeler la police ou la gendarmerie, en composant le 17 ou le 112.

Le 0 800 05 95 95 : SOS Viols-Femmes-Informations. Ce numéro est destiné aux femmes victimes de viol ou d’agressions sexuelles, à leur entourage et aux professionnels concernés. National et anonyme, il est accessible en métropole et dans les DOM du lundi au vendredi de 10h à 19h.

Le 15 (SAMU) ou le 18 (Pompiers). Ces numéros permettent d’alerter le SAMU ou les pompiers si vous avez besoin de soins urgents.

Le 17. Ce numéro permet de joindre la Police.

Le 112. C’est le numéro d’urgence européen. Accessible gratuitement partout dans l’Union européenne, il concerne toutes les urgences (médicales, incendies, police…).

Le 115. Ce numéro gratuit vous oriente vers un centre d’hébergement d’urgence.

Le 119 : Allô enfance en danger. Ce numéro national est dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être. Il est gratuit et ouvert 24h/24, 7 jours/7.

Quelques associations venant en aide aux victimes de violence

Les CIDFF. Les Centres d’information des droits des femmes et de la famille accueillent les femmes victimes, les informent sur leurs droits et les accompagnent dans leurs démarches policières, judiciaires, médicales, sociales et professionnelles. Retrouvez sur le site infofemmes.com, les coordonnées des CIDFF près de chez vous.

La FNSF. La Fédération nationale solidarité femme est un réseau regroupant 65 associations féministes engagées dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Le Planning familial (MFPF). Lieu d’accueil et de parole, le Planning familial répond à vos questions et vous oriente vers des professionnels qui pourront vous aider.

La Fédération nationale GAMS est engagée dans la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes et aux filles et, plus particulièrement, contre les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés et/ou précoces et les autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des filles. Pour plus d’infos, http://federationgams.org/.