Service national universel : un mois obligatoire pour les jeunes

Service national universel : un mois obligatoire pour les jeunes
Le gouvernement envisage la création d’un service civique universel en deux phases. - © nito

Le gouvernement souhaite mettre en place un service d’un mois minimum, s’adressant aux jeunes « autour de l’âge de 16 ans ».

Le service militaire, suspendu sous la présidence de Jacques Chirac, ne reviendra pas sous son ancienne forme. Le Premier ministre Edouard Philippe a détaillé mercredi 27 juin les grands principes du service national universel obligatoire pour tous les jeunes.

Selon le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, « a priori on s’oriente vers, a minima, une période d’un mois autour de l’âge de 16 ans ».

Une « consultation » sur le sujet doit s’ouvrir « à partir de l’automne » impliquant « les organisations de jeunesse », a ajouté au micro de RTL Benjamin Griveaux, cité par l’Agence France-Presse.

Un découpage en deux phases

Le gouvernement envisage la création d’un service en deux phases, suivant les recommandations du groupe de travail qui a rendu un rapport à Edouard Philippe sur le sujet. La première phase durera « un mois maximum », selon le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi.

« Vécue par une classe d’âge entière quels que soient l’origine, le sexe, le milieu ou le territoire, cette phase comprendra une occasion de vie collective », indique le compte rendu, publié sur le site de l’Elysée.

La participation à la seconde phase, de trois mois minimum, sera facultative. Les jeunes pourront accomplir un stage dans un domaine figurant sur une liste, incluant notamment la défense et la sécurité, l’accompagnement des personnes ou la préservation du patrimoine ou de l’environnement.

À partir des résultats de la consultation, le groupe de travail doit faire de nouvelles préconisations, en vue du « déploiement du service national universel dès 2019 », précise le compte rendu du Conseil.

La promesse d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron ne tiendra en tout cas que partiellement sa promesse de création d’« un service militaire obligatoire et universel d’un mois ».

Ce service devait permettre « de disposer, en cas de crise, d’un réservoir mobilisable, complémentaire de la Garde nationale », soutenait le candidat dans son programme pour l’élection présidentielle.