Municipales 2014 : conseil de quartier

Municipales 2014 : conseil de quartier

Composé d'habitants de la commune, le conseil de quartier est consulté par le maire et les conseillers municipaux sur les dossiers de la vie quotidienne. Son action se mène en parallèle à celle des associations locales.

Le développement et la vitalité d’une commune dépendent de l’engagement et de l’intérêt de ses habitants dans la vie citoyenne. À ce titre, la création des conseils de quartier représente l’initiative la plus novatrice de ces dernières années.

Espace de concertation ouvert à tous

Ces conseils ont vocation à être des espaces d’échange et de proposition pour toutes les questions et les projets concernant le quartier et la ville.

Ils ont un rôle consultatif auprès des élus et sont ouverts à tous :

  • habitants du quartier,
  • professionnels qui y travaillent,
  • personnalités de natures très diverses.

La création de ces conseils de quartier a été formalisée par la loi du 27 février 2002 sur la démocratie de proximité (article L. 2143-1 du Code des collectivités locales).

Elle s’impose dans les communes de plus de 80 000 habitants, mais reste facultative entre 20 000 et 80 000 habitants.

Organisation décidée par la municipalité

Côté pratique, le conseil municipal fixe :

  • le périmètre des quartiers,
  • la composition de leur conseil
  • les modalités de leur fonctionnement.

Il a aussi la possibilité de leur affecter un local et de leur allouer des crédits de fonctionnement.

Aussi, le profil de ces nouveaux lieux de convivialité citoyenne diffère-t-il très largement d’une ville à l’autre.

Beaucoup de ces conseils ont créé leur site internet, certains éditent un journal.

(c) ArtPresse

Une forme de démocratie participative

La portée de ces conseils de quartier est à l’image de la diversité de leur fonctionnement : inégale.

Le maire est présent chaque fois, il écoute beaucoup, il est en contact direct avec la vie réelle des gens.

Les choses progressent, mais les avancées sont lentes comme tout ce qui touche à la politique de la ville. 

À Rouen, où les élus sont par principe exclus du conseil de quartier, les habitants saluent l’opportunité d’aborder les sujets les plus divers :

  • réhabilitation d’un îlot ;
  • création d’une rampe sur une rue pentue pour aider les personnes âgées ;
  • organisation de la circulation les jours de marché ;
  • réfection du jardin municipal…

Maisons des associations soutenue par le bénévolat

Certains maires restent sceptiques face à cette institutionnalisation du dialogue. La mise en œuvre des conseils de quartier s’est parfois avérée laborieuse et l’assiduité des participants a souvent fléchi.

De fait, l’implication dans le monde associatif reste privilégiée par une majorité d’habitants.

Quels que soient leurs domaines d’intervention - sport, culture, loisirs, humanitaire, soutien social – elles jouent un rôle déterminant dans la vie locale, tissent des liens entre les habitants et créent une formidable animation.

Même si les élus notent avec inquiétude un certain fléchissement du bénévolat, effet conjugué des difficultés économiques et d’une tendance générale au repliement sur le cercle familial, les associations sont précieuses pour la commune.

Aussi, beaucoup d'élus investissent dans des structures de type Maison des associations dont les subventions aident considérablement les bénévoles.

Vivier des candidats de demain ?

Environ un tiers des Français de plus de 16 ans sont membres d’une association, surtout des hommes du fait de leur implication dans les associations sportives et les syndicats.

Parmi les actifs, ce sont les cadres et professions intermédiaires qui s’engagent le plus (50 % et 45 %).

Nombre de candidats affichent un passé associatif riche et estiment que cette implication a joué un rôle moteur dans leur décision de se présenter comme futur élu de leurs concitoyens.