Devenir pompier volontaire

Devenir pompier volontaire
Le sapeur-pompier volontaire effectue six interventions par mois en moyenne. - © Mathieu

En France, 193 800 hommes et femmes exercent la fonction de pompier tout en pratiquant un métier ou en suivant des études. Pourquoi pas vous ?

1 – Vérifier les conditions d’éligibilité

Les candidats doivent être âgés de 16 ans minimum et de 60 ans maximum, résider légalement en France, jouir de leurs droits civiques, remplir des conditions d’aptitude médicale et physique correspondant aux missions confiées.

« Une condition physique normale est suffisante, et les femmes sont les bienvenues », précise Dominique Turc, vice-président du comité exécutif de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France.

2 – Se porter candidat

Vous devez envoyer un CV et une lettre de motivation au Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), ainsi que la copie de vos titres, diplômes et attestations de formation.

« Vous pouvez aussi vous renseigner auprès de votre commune ou des communes avoisinantes pour savoir si elles disposent d’un centre de première intervention et d’un corps communal de sapeurs-pompiers volontaires », note Dominique Turc.

Certains départements, notamment ceux qui reçoivent le plus de candidatures, ont mis en place des tests de recrutement, sous forme d’épreuves écrites (calcul, résolution de problèmes simples, compréhension de texte, etc.) ou physiques (natation, course, etc.).

Attention, avant de postuler, ayez conscience 
que le sapeur-pompier volontaire (SPV) doit être disponible le soir et le week-end selon les besoins, mais aussi en journée. Il effectue six interventions par mois en moyenne. Ces dernières portent le plus souvent sur le secours aux personnes (80 %
 des opérations) et, dans une moindre mesure, sur la lutte contre les incendies (10 %). Les 10 % restants sont composés d’opérations diverses : dégagement d’une personne d’une cabine d’ascenseur, ouverture de porte, etc.

3 – Passer la visite médicale d’engagement

L’examen médical comprend un examen de la vue et de l’audition, des épreuves fonctionnelles respiratoires, une radio pulmonaire, une prise de sang... Objectif : vérifier l’absence d’asthme et de grossesse, une acuité visuelle minimale (3/10 de moyenne à chaque œil sans correction, 8/10 de moyenne à chaque œil avec correction), un contrôle de l’immunisation vaccinale pour le BCG et l’hépatite B, etc. En revanche, il n’existe plus de critères de taille : le médecin vérifie seulement que le candidat présente des « paramètres anthropométriques et une condition physique compatibles avec une activité opérationnelle ».

4 – Se former

Vous obtiendrez le même niveau qu’un sapeur-pompier professionnel grâce à une formation initiale dispensée en une trentaine de jours répartis sur un à trois ans et la formation continue et de perfectionnement. Cette dernière vise à maintenir les compétences du SPV, à l’adapter aux fonctions et à le spécialiser, par exemple en spéléologie, plongée ou maître-chien. Les candidats justifiant d’un diplôme de niveau bac + 2 minimum peuvent accéder au grade de lieutenant, et les bac + 3 au grade de capitaine. À noter : les étudiants admis en deuxième année du deuxième cycle des études médicales, les médecins, les infirmiers, les vétérinaires et les psychologues ont accès au Service de santé et de secours médical en qualité de volontaire.

5 – S’engager pour cinq ans

Vous serez recruté pour une période de cinq ans, renouvelable tacitement, sous réserve que les conditions d’âge et d’aptitude physique restent remplies. Les SPV qui sont salariés ont le droit de s’absenter, sauf si les nécessités du fonctionnement de leur société s’y opposent, pour assurer leurs missions de pompier (opérations de secours d'urgence, formations). Cette absence n’est pas rémunérée par l’employeur. Des conventions de disponibilité peuvent être établies entre celui-ci et le SDIS en contrepartie d’avantages fiscaux et de compensations financières.

Quelle indemnisation ?

Les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) perçoivent une indemnité, qui échappe à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Son montant horaire de base varie de 7,66 euros net pour un sapeur à 11,52 euros net pour un officier.
 Il est appliqué une majoration de 50 % pour les missions effectuées les dimanches et les jours fériés, de 100 % lorsqu’elles se déroulent de nuit, de 35 % à 75 % pour 
les gardes et de 9 % en cas d’astreinte. Les SPV ayant un grade de médecin, de pharmacien ou de vétérinaire reçoivent une indemnité horaire de 28,80 euros.