Les coups de pouce financiers pour vos études

Les coups de pouce financiers pour vos études
Vous avez peut-être droit à une bourse sur critères sociaux. - © Markus Mainka

Des bourses accordées sous conditions et prêts à taux préférentiels permettent d’augmenter le budget des étudiants, en vue de régler leurs différentes dépenses. Précisions.

BOURSES ET AIDES

Réservées aux jeunes des foyers les plus modestes, les bourses sur critères sociaux sont attribuées sous conditions de ressources. Plus de 700 000 étudiants, un peu moins d’un tiers d’entre eux, en bénéficient. Le montant annuel de la bourse est compris entre 1 009 et 5 551 euros (chiffres 2018-2019) selon un échelon compris entre 0 bis et 7 (8 échelons au total).

« Le premier échelon, le 0 bis, regroupe les familles ayant un étudiant à charge, et dont le revenu brut global n’excède pas 33 100 euros par an », explique Olivier Bardon, sous-directeur à la vie étudiante au Cnous (Centre national des œuvres universitaires et scolaires).

Les plus défavorisés (échelon 7) touchent le maximum, soit 5 551 euros par an. La bourse est versée sous forme de mensualités durant dix mois. Le simulateur mis en place par le Crous permet de vérifier si l’on y est éligible ou pas : Simulateur.lescrous.fr. 
Pour demander la bourse, il faut constituer un DSE (dossier social étudiant) en ligne (Etudiant.gouv.fr). Les demandes s’effectuent entre le 15 janvier et le 31 mai, mais « il est toujours possible d’en formuler une jusqu’au 31 décembre. Attention : pour toucher l’intégralité du premier trimestre,
 il faut impérativement réaliser ses démarches avant le 31 octobre », met en garde Olivier Bardon.


Que faire en cas de redoublement ? « Chaque étudiant possède, par défaut, sept droits à bourse, un droit correspondant à une année universitaire », précise Olivier Bardon. 
Par exemple, un étudiant en master 2 
(bac + 5) aura droit à deux redoublements.


À côté des bourses sur critères sociaux,
 des aides au logement sont attribuées par
 la Caf (simulation à faire ici) auxquelles peuvent s’ajouter des aides régionales.

L’aide au mérite concerne, quant à elle, les boursiers ayant obtenu la mention « Très bien » au bac : d’un montant de 900 euros par an, elle est versée à hauteur de 100 euros par mois sur neuf mois durant trois ans.

L’Île-de-France abonde cette somme à hauteur d’un montant équivalent. Les villes de Nice et Cannes, mais aussi la Guadeloupe, font des gestes en direction de leurs élèves méritants, boursiers ou non. Renseignez-vous sur vos droits auprès de votre mairie ou conseil régional.

Pour connaître les aides régionales, rendez-vous sur le site Letudiant.fr, qui publie une carte interactive.

PRÊTS ÉTUDIANTS

Les banques octroient des prêts étudiants 
à des taux préférentiels. Les conditions sont variables selon les établissements bancaires et les régions. Comment choisir ? En dehors du taux, comparez les offres, mais aussi
 les frais de dossier et l’assurance. Certaines banques proposent un taux particulièrement intéressant aux enfants de leurs clients
 ou aux étudiants d’écoles et d’universités partenaires. D’autres ont développé une offre de prêts permettant de faire face 
aux dépenses ponctuelles, comme l’achat de matériel informatique.


« Pour financer mes études en école de commerce à Lyon, j’ai emprunté
 35 000 euros. Mes mensualités, intérêts compris, s’élèvent à 400 euros par mois durant neuf ans, explique Lexane Sirac. Avec le recul, je chercherais à réduire le montant de l’emprunt en faisant une année en alternance et en choisissant une destination moins onéreuse que la Chine pour le séjour
 à l’étranger. En Europe, j’aurais pu bénéficier de la bourse Erasmus. »

Avec l’explosion des frais de scolarité des écoles depuis cinq ans (+ 17 % dans les écoles d’ingénieurs et 
+ 30 % dans les écoles de commerce en moyenne, selon News Tank et Major Prépa), le financement des études relève toujours du casse-tête.

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