Études : les bons plans pour se faire de l’argent

Études : les bons plans pour se faire de l’argent
Donner des cours aux plus jeunes, un grand classique du job étudiant. - © Jacob Lund

Les étudiants peuvent profiter de leur temps libre pour s’adonner à de petites activités ou pratiques lucratives. Détail des dernières nouveautés en la matière.

Rentabiliser ses courses

Gagner quelques euros en remplissant son panier ? Grâce à des applications comme Shopmium, l’achat de certains produits est totalement ou partiellement remboursé par les marques, qui se servent de ce canal pour faire connaître leurs nouveautés. Un bon plan ? Oui, à condition de ne pas être trop attaché à ses habitudes, et d’éviter d’acheter des produits superflus.

Avis aux détectives en herbe : des applications comme BeMyEye, Mobeye, Step-In vous invitent à prendre des photos de certains rayons de supermarchés pour le compte de marques. « On peut gagner entre 5 et 10 euros en vingt minutes et, en étant très motivé, on peut viser 200 à 500 euros par mois », affirme Marc Mazière.

Même si ce type de mission rémunérée est légal, il a son revers de médaille : « Il m’est arrivé de me faire repérer et interroger par le vigile. Pas très agréable. » Ces applications ciblent plutôt les habitants des grandes villes car les offres de missions y sont plus nombreuses.

Compléter ses revenus grâce aux sondages


C’est un classique du petit boulot étudiant : le sondage rémunéré. L’étudiant a le temps d’y répondre car c’est assez chronophage. Une aubaine pour les instituts spécialisés, qui n’hésitent pas à faire appel à ce type de profil. Des applications comme Toluna ou MySurvey se sont placées sur ce créneau, et rémunèrent les volontaires en échange de la participation à un ou plusieurs sondages.

Sophie Lebel, directrice de la communication du site emploi Wizbii.com et responsable du blog étudiant La Ruche, a réalisé ce type de missions durant ses études : « C’est assez facile mais il ne faut pas en attendre un vrai salaire, plutôt un petit complément d’environ 50 euros de temps en temps ». Marc Mazière prévient : « On ne gagne pas grand-chose et on se retrouve fiché. Les fichiers sont ensuite revendus aux marques pour leurs campagnes de communication. Il convient donc de se créer une adresse mail spécifique. »

Bénéficier d’avantages grâce aux blogs


Avis aux fans de cuisine, mode, beauté, jardinage qui ont une belle plume... Pourquoi ne pas partager votre passion par le biais d’un blog ? Un blog bien référencé peut rapporter de l’argent grâce au sponsoring : les marques vous paient pour apparaître et/ou être citées.

« Une bonne idée », d’après Sophie Lebel, qui a elle-même lancé KikiaParis.fr, blog qui répertorie les bonnes adresses de la capitale, durant ses années étudiantes, « mais à condition de se faire plaisir car cela prend beaucoup de temps, surtout au début lorsqu’il faut produire du contenu, texte et images, de façon massive ».

Au démarrage, comptez une 
dizaine d’heures par semaine 
pour une rémunération nulle.
 Un blog est un investissement à long terme, et il faut bien au moins un an pour qu’il devienne visible et donc potentiellement rentable... Combien peut-il rapporter ? Dans un premier temps, les avantages sont surtout en nature : produits et/ou sorties offerts par les marques qui souhaitent être citées. Ensuite, « la rémunération se fait essentiellement grâce aux articles sponsorisés par des clients : comptez environ 60 euros par article », déclare Lexane Sirac, fondatrice du blog Reussirmesetudes.fr.

« Mais pour que le blog reste crédible, il ne faut pas plus d’un article sponsorisé sur trois, ce qui implique de produire beaucoup d’autres articles en plus de ceux qui rapportent. » À cela s’ajoutent des revenus dits d’affiliation : le blogueur perçoit un pourcentage (environ 10 %) sur les produits qu’il conseille.

Six ans après son lancement, le blog de Lexane Sirac lui rapporte entre 500 et 1 000 euros par mois : c’est aujourd’hui un complément à son activité salariée. Un job qu’elle a obtenu en partie grâce... à son blog. 

« Au-delà de l’aspect financier, l’intérêt du blog est aussi de servir de carte de visite à ceux qui souhaitent se lancer dans les métiers de la communication et du marketing. »

Monnayer son savoir

Vendre ses devoirs corrigés ? Une source de revenus à ne pas négliger : « Des sites comme Pimido.com, par exemple, mettent en ligne des exercices corrigés et des mémoires de fin d’études. On est payé en fonction du nombre de téléchargements. En mettant en ligne mon mémoire et quelques exercices corrigés, j’ai ainsi gagné 200 euros », confie Sophie Lebel. Un plan à réserver aux bons élèves car le contenu mis en ligne, soumis à validation, doit être de qualité !

Petit conseil à ceux qui voudraient monnayer leurs compétences linguistiques en effectuant des traductions : refusez systématiquement les tests non rémunérés sous prétexte que l’on souhaite évaluer votre niveau de langue.

Il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’une activité déguisée, totalement gratuite pour le commanditaire. Toute traduction réalisée doit être payée.

Dans un autre registre, la nouvelle plateforme collaborative StudyAdvisor.fr met en relation des étudiants avec des lycéens en quête d’informations sur leur orientation. Le recrutement des étudiants s’effectue par un formulaire en ligne. « L’inscription est ouverte à tous, le but étant d’avoir des étudiants de parcours multiples et de pouvoir donc échanger sur différentes formations », indiquent les fondateurs du site. La rémunération pour « l’étudiant-conseiller d’orientation » est de 5 euros par appel reçu. Il est également tenu de fournir un résumé 
de l’échange.


Plus classique, le cours particulier se décline désormais à distance, via une webcam, pour une meilleure rentabilité (plus de temps perdu dans les transports).

Sophie Lebel a testé la plateforme Superprof.fr : « Les profs fixent eux-mêmes leur tarif. Un débutant peut demander de 20 à 25 euros de l’heure. La plateforme met ensuite en relation élèves et professeurs. Elle se rémunère sur le droit d’entrée des élèves. »

Petit bémol : malgré le développement des nouvelles technologies, de nombreux cours se donnent encore à domicile, à la demande des parents que cette formule plus traditionnelle rassure. Enfin, pour trouver des élèves, mieux vaut enseigner l’une des deux matières les plus demandées : mathématiques et anglais.