Des quotas de bacheliers boursiers en classe prépa

Des quotas de bacheliers boursiers en classe prépa
Le gouvernement se défend de vouloir instaurer la sélection à l’entrée à l’université. - © shironosov

Les députés ont adopté un amendement au projet de loi sur l’orientation et la réussite des étudiants, créant « un droit à l’accès aux filières sélectives » au profit des jeunes bénéficiaires d’une bourse de lycée.

Les députés ont adopté, mercredi 13 décembre, un amendement au projet de loi sur l’orientation et la réussite des étudiants prévoyant la fixation d’un quota de bénéficiaires d’une bourse de lycée dans certaines formations sélectives, telles que les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ou les sections de technicien supérieur (STS).

La détermination « du pourcentage minimal de bacheliers retenus » à ce titre relèvera des autorités académiques, selon l’unique article composant l’amendement.

Le renforcement de « la mixité sociale »

En reconnaissant aux bacheliers boursiers « un droit à l’accès aux filières sélectives », les élus du groupe Nouvelle gauche qui ont présenté l’amendement espèrent renforcer « la mixité sociale » en prépa, selon l’exposé des motifs du texte. « Dans les grandes écoles notamment, le recrutement reste élitiste », rappellent-ils.

Un autre amendement voté par les députés oblige les recteurs à fixer un pourcentage minimal de boursiers et un pourcentage maximal de bacheliers issus d’une autre académie, pour l’accès aux filières en tension. Un troisième amendement « précise l’articulation » entre le seuil et le plafond « dans le cas où, pour l’accès à une même formation, l’application de l’un de ces deux pourcentages conduirait à l’impossibilité d’appliquer le second ». Les boursiers seront alors prioritaires.

Débattu depuis mardi en séance publique à l’Assemblée nationale, le projet de loi est porté par la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Frédérique Vidal souhaite mettre en place en 2018 une consultation systématique des dossiers et les projets des lycéens par les établissements où ils envisagent d’étudier. Mais le gouvernement se défend de vouloir instaurer la sélection à l’entrée à l’université.