Comment financer ses études supérieures

Comment financer ses études supérieures
Les étudiants disposent de plusieurs leviers pour ne pas trop peser sur le budget de leurs parents pendant leurs études. - © vm

Bourses, petits ou gros boulots, prêts... les étudiants disposent de plusieurs leviers pour ne pas trop peser sur le budget de leurs parents pendant leurs études.

D’après l’Union nationale des étudiants de France (Unef), un étudiant débourse en moyenne plus de 800 € par mois lorsqu’il se loge loin du foyer parental. Environ la moitié de ce budget sert à payer le loyer, le deuxième poste de dépense étant consacré aux transports. Cette situation conduit de nombreux étudiants à tenter de trouver des moyens pour financer leurs études supérieures ou pour acquérir un peu d’indépendance.

Décrocher une bourse

Pour prétendre à la bourse sur critères sociaux, l’étudiant âgé de moins de 28 ans au 1er octobre de l’année universitaire doit suivre un cursus relevant de la compétence du ministère en charge de l’enseignement supérieur ou ouvert aux boursiers. L’aide est accordée selon :

  • les ressources des parents ou du tuteur légal ;
  • le nombre d’enfants à charge du foyer fiscal ;
  • l’éloignement du lieu d’études.

En fonction de ces trois éléments, le montant de l’aide est déterminé selon un barème allant de 0 à 7 : de la simple exonération des droits d’inscription et de Sécurité sociale (échelon 0) à 6 654 € sur douze mois (échelon 7). L’étudiant peut évaluer ses droits grâce au simulateur disponible sur messervices.etudiant.gouv.fr.

Une aide au mérite de 900 € étalée sur neuf mois, réservée aux meilleurs éléments, peut compléter la bourse principale, trois fois maximum au cours des études. Et, en cas de graves difficultés financières, une aide d’urgence ponctuelle (pas plus de 3 334 € sur une année universitaire) peut être débloquée en plus de la bourse sur critères sociaux.

Outre les aides publiques, des enveloppes sont distribuées par les chambres de commerce et de l’industrie, des entreprises, des fondations et associations (Fondation de France, fondation Georges-Besse, Rotary...), ou des collectivités locales.

Trouver un job

« Un étudiant sur deux est contraint d’exercer une activité salariée au cours de l’année universitaire, selon la dernière enquête de l’Unef publiée en août 2015. Le salariat diminue en moyenne de onze heures par semaine le temps que les étudiants consacrent à leurs cours ou à leurs révisions. »

Afin de limiter les risques d’échec, l’étudiant doit mesurer le temps qu’il peut consacrer à un job et faire attention aux horaires décalés (soir, week-end) et aux services civiques (vingt-quatre heures de mission par semaine).

Un emploi d’une quinzaine d’heures par semaine reste le bon compromis, de préférence en lien avec le domaine où l’étudiant compte exercer plus tard :

  • moniteur de centres de loisirs s’il a envie d’être professeur des écoles ;
  • vendeur s’il suit des cours de marketing ;
  • brancardier s’il est inscrit à l’école d’infirmier, etc.

C’est un bon moyen de tester son attirance pour un secteur d’activité, de construire son réseau et de muscler son premier CV. Enfin, beaucoup de jeunes préfèrent travailler l’été pour utiliser l’argent gagné tout au long de l’année.

Souscrire un prêt étudiant

Avec la caution de ses parents ou d’une tierce personne, l’étudiant, généralement âgé de moins de 30 ans (qu’il fasse des études courtes ou longues : BTS, master, grande école, etc.), peut souscrire personnellement un prêt bancaire. Il bénéficie d’un taux préférentiel, moins élevé qu’un prêt à la consommation classique.

Ce prêt de 750 € à 20 000 €, voire au-delà, sert à financer autant les études (frais d’inscription, achats d’ouvrages, de matériel, etc.) que les dépenses liées à la vie courante (location, achat d’équipements, transports). Aucun justificatif des dépenses n’est réclamé. L’argent peut être débloqué en une seule fois ou progressivement, tout au long des études, selon les besoins.

L’étudiant procède au remboursement sur une période n’excédant généralement pas dix ans, franchise de sept ans maximum comprise. Grâce à ce délai, l’étudiant ne commence à rembourser son prêt qu’au bout d’un délai variable – une à sept années –, une fois dans la vie active.

La franchise peut être partielle (il rembourse les intérêts et l’assurance durant cette période) ou totale (il ne rembourse rien pendant la période de franchise). Le coût final d’un prêt avec différé total est bien entendu plus élevé que celui d’un prêt avec différé partiel.

Des aides pour étudier à l’étranger

Suivre une partie de ses études hors des frontières est de plus en plus courant et recommandé. Plusieurs moyens permettent de financer ce projet.

  • Une bourse Erasmus de 150 € à 450 € par mois selon le pays, pour des études de trois mois à un an dans une trentaine de pays européens, complétée éventuellement par des aides des collectivités locales.
  • Une aide à la mobilité internationale de 400 € par mois pour les boursiers ou les bénéficiaires d’une aide d’urgence annuelle, pour des séjours de deux à neuf mois.
  • Un passeport mobilité pour les étudiants des DOM-TOM qui étudient en métropole, soit 100 % du prix d’un billet d’avion par année universitaire pour les boursiers, 50 % pour les autres.
  • Les subventions des ambassades, entreprises, fondations, associations.
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