Pension alimentaire : comment la faire réviser ?

Lors de mon entrevue devant le juge le 6 juin 2009 et la séparation avec mon ex-conjoint, le 6 juillet 2009, je n'ai pu justifier d'aucune facture car je résidais dans le logement gratuit de mon ex-époux. Aujourd'hui, j'ai dû prendre un logement et tout ce qui en découle. J'ai obtenu 220 € par enfant (j'ai des jumeaux de 15 ans).Sachant que mon ex-époux touche un revenu de 2200 € + 240 € d'allocations (statut du mineur), qu'il a un logement gratuit, que ses frais en eau, électricité, etc... ne dépassent pas 300 € et que moi, je touche 1720 € par mois avec une allocation familiale de 158 €, je règle :Loyer : 805 €Électricité : 50 €Taxe d'habitation : 40 €Téléphones portables de mes enfants : 58 €Internet dont mes enfants ont besoin : 29,90 €Transports scolaires : 26,20 €Cantine scolaire pour 2 : 144 €Loisirs : 100 €Vêtements (des ados) environ 100 €Depuis 14 mois, il ne prend pas ses enfants, ni pour un week-end, ni pour un jour de vacances. Il ne participe à aucun achat scolaire, vestimentaire... à part sa pension alimentaire de 440 €.A qui puis-je m'adresser pour réévaluer cette pension ou me donner plus d'explications sur la différence de considération sachant que mes enfants faisaient tout le temps du ski, du cheval, partaient en vacances de neige, des vacances d'été, etc... pendant notre mariage ?Je ne peux plus payer d'avocat (car les honoraires de mon avocate pour ma séparation m'ont coûté 2237 €). Chaque fois que je demande une aide (partage des frais pour l'orthodontiste de mon fils, dépassement d'honoraires pour les soins de ma fille...) il me renvoie à la pension alimentaire.

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La réponse de notre expert

La fixation et la révision de la pension alimentaire relèvent du pouvoir discrétionnaire du Juge aux Affaires Familiales, en fonction des éléments de fait qui lui sont avancés par les parties respectives. En effet, "en cas d'exercice commun de l'autorité parentale, le parent chez lequel les enfants ne résident pas habituellement contribue à leur entretien à proportion de ses ressources et de celles de l'autre parent" (article 371-2 alinéa 4 du Code Civil).

La contribution à l’entretien de l’enfant n’est pas immuable. Une éventuelle demande de révision à la baisse ou à la hausse peut être engagée devant le juge aux affaires familiales (article 373-2-4 du code civil). Le recours à un avocat n’est pas indispensable dès lors qu’un premier jugement est intervenu à la suite d’un divorce.


Ainsi, sauf à s’entendre de manière amiable avec le débiteur, la saisine du juge aux affaires familiales auprès du tribunal de grande instance s’avère inéluctable.




Elle peut également l’être en cas de remariage du parent débiteur à la condition qu’il dispose de ressources suffisantes et que les besoins de l’enfant augmentent (Cour d’appel Metz, 4 janvier 1994).


df
Publié le