Divorce : comment modifier les frais de visite pour tenir compte d'un déménagement ?

Le père de ma fille et moi sommes séparés depuis 2002. Elle réside à mon domicile qui se situe à 160 km de chez lui (Béziers/Nimes approximativement).L'ordonnance précédente dit que les frais de visite sont à sa charge (soit 5 278 euros par an correspondant aux frais kilométriques et péages), 1 weekend sur 2, moitié des vacances. Il verse 150 euros de pension alimentaire par mois (antérieurement à 230 euros, mais il a sollicité en 2005 une diminution du montant de la pension au regard des frais occasionnés pour les visites).Au cours de l'été, je déménage avec ma famille en Bretagne.Je souhaiterais que le père prenne en charge le coût des vols Nantes/Montpellier/Nantes étant donné que le trajet en voiture qu'il devra effectuer passera de 11 592km/an à 4 464km/an (soit 2 504 euros par an correspondant aux frais kilométriques + 1 872 euros par an correspondant aux vols Nantes/Montpellier/Nantes). Ses frais annuels diminueraient donc de 900 euros suite au déménagement. Le trajet entre mon domicile et l'aéroport de Nantes (142 km) étant à ma charge (3 872 euros par an).Le père de ma fille refuse cette proposition, pourtant avantageuse par rapport au coût actuel, et souhaite ne payer que la moitié des vols + trajet domicile/aéroport.Ce qui signifierait pour moi payer encore plus pour élever notre fille et lui permettre de voir son père (la pension n'étant déjà pas très élevée...) tandis qu'il y gagnerait en transport...Qu'en pensez-vous ? Quelle demande devons nous formuler au juge des affaires familiales ? Et quelle démarche à suivre en cas d'impossibilité de trouver un compromis ?

La réponse de notre expert

Le lien de filiation fait naître l’obligation pour les parents de "nourrir, entretenir et élever leurs enfants" (articles 203 et 371-2 du code civil). Ces devoirs concernent sans distinction les parents mariés, ceux concubins, ceux divorcés, ceux liés par un pacte civil de solidarité, et même ceux séparés (comme le stipule notamment un arrêt de la cour d’appel de Versailles du 3 octobre 1996).




Il n’existe aucun barème de référence faisant autorité en la matière. Chaque dossier doit faire l’objet d’un examen personnalisé et attentif.














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