Dons d’organes : si vous êtes contre, à vous de le déclarer

Dons d’organes : si vous êtes contre, à vous de le déclarer
En 2015, plus de 21 000 malades étaient sur liste d’attente dans l’espoir d’une greffe. - © kieferpix

À partir du 1er janvier 2017, si vous ne souhaitez pas faire don de vos organes après votre décès, vous pourrez le déclarer directement en ligne sur le registre national des refus.

En 2015, plus de 21 000 malades, adultes et enfants, étaient sur liste d’attente dans l’espoir d’une greffe. Face aux besoins et pour faciliter les dons d’organes, la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 réaffirme le principe du consentement présumé et précise les modalités de refus de prélèvement. Depuis la loi Caillavet de 1976, en effet, chacun en France est considéré comme un donneur potentiel sauf s’il a exprimé son opposition de son vivant. Pour se manifester, trois solutions existent. 

S’inscrire sur le registre national des refus

Le registre national des refus de dons d’organes, administré par l’Agence de la biomédecine, devient le moyen principal d’expression de son opposition. À partir du 1er janvier 2017, il sera possible de s’inscrire sur ce registre directement en ligne sur www.registrenationaldesrefus.fr. Il suffira de scanner sa pièce d’identité. Il sera possible de refuser tous les prélèvements en bloc ou selon leur utilisation (pour une greffe, pour la recherche médicale, pour une autopsie autre que judiciaire) ou de s’opposer au don de certains organes ou tissus en particulier. L’inscription pourra être modifiée ou révoquée à tout moment.

L’inscription pourra toujours se faire par écrit en téléchargeant un formulaire et en l’envoyant par courrier à l’Agence de la biomédecine accompagné d’un justificatif d’identité (copie de la carte nationale d’identité, du passeport, du permis de conduire ou du titre de séjour).

Refus par écrit ou exprimé à un proche

Chacun peut aussi exprimer son refus par écrit sur papier libre, daté et signé et le confier à un proche. Ce dernier le remettra à l’équipe de coordination hospitalière de prélèvement si la situation se présente.

Enfin, il est possible de faire connaître de vive-voix son refus de prélèvement à ses proches. Le décret du 11 août 2016 précise leur rôle. En cas de décès brutal, il leur sera demandé de retranscrire par écrit les circonstances précises du refus, et de signer le témoignage.

150 000 inscrits sur le registre national des refus

D’après l’Agence de la biomédecine, plus de 80 % des Français sont favorables au don et à la greffe d’organes. Actuellement, le registre des refus compte 150 000 inscrits.