Un médiateur pour résoudre les conflits familiaux

Les désaccords en cas de séparation, de succession ou concernant la garde d’enfants aboutissent souvent devant le juge. Il existe pourtant une solution amiable : la médiation.

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Quand l’affectif s’en mêle, le problème s’envenime, que seul un tiers pourra résoudre.
Quand l’affectif s’en mêle, le problème s’envenime, que seul un tiers pourra résoudre.

Et si vous résolviez ensemble le conflit qui vous oppose à un proche ? La médiation familiale vous offre l’occasion de rechercher seuls, sans juge mais avec un accompagnement, un accord satisfaisant pour tous. Vous pouvez y avoir recours de façon spontanée ou la tester à la demande du juge. Le rôle du médiateur, un tiers qualifié et impartial, est de rétablir la communication entre les protagonistes et de créer un climat de confiance, propice à la recherche d’accords.

Dans un procès, le juge tranche le conflit de positions et vous transforme en gagnant ou perdant. Dans une médiation familiale, la logique est différente et chacun peut en ressortir satisfait. Elle offre un temps d’écoute pendant lequel chacun exprime ses besoins, c’est un temps d’échanges mais aussi de négociation. Le processus revient à se parler, s’écouter puis décider ensemble. Reste, il est vrai, à accepter de s’asseoir à côté de l’autre (ou des autres) et de dialoguer avec lui (ou avec eux).

En moyenne trois séances, d’une durée de une heure trente à deux heures, sont nécessaires. Mais tout dépend de la complexité et de l’ancienneté du conflit, ainsi que du nombre de questions à aborder. La médiation familiale demande beaucoup de courage et provoque un flot d’émotions. Le résultat en vaut la peine : 57 % des médiations familiales aboutissent à un accord amiable et 74 % contribuent à apaiser le conflit.

Un premier rendez-vous gratuit

La première séance de médiation est gratuite. Lors de cette prise de contact, le mode de règlement des conflits est exposé, le but étant de faire comprendre en quoi elle peut être utile dans votre situation. Vous pouvez vous y rendre avec votre proche pour entamer la démarche à deux ou venir seul. Si vous venez seul, le médiateur familial approchera l’autre personne, avec votre accord, pour lui faire part de votre démarche et lui proposer un premier rendez-vous d’information.

La médiation familiale se fonde sur le libre consentement de chacun. À tout moment, il est possible d’y mettre un terme sans avoir à se justifier, quitte, éventuellement, à revenir devant les tribunaux.

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Un procédé peu coûteux

La médiation familiale est un mode amiable de résolution des différends adapté à beaucoup de cas. Pour autant, certaines situations n’y ont pas leur place. Il est essentiel que le rapport entre les interlocuteurs soit équilibré pour qu’ils négocient en toute équité. C’est pourquoi elle est à proscrire dans les contextes d’emprise psychologique, de violences ou quand une personne n’a pas toutes ses capacités (affaiblissement lié à l’âge, par exemple).

L’e-essentiel

Si la première séance est gratuite, les suivantes sont payantes. Lorsque vous passez par une structure associative (ce qui est le cas le plus souvent), la participation est calculée sur la base d’un barème national en fonction du revenu de chaque participant. Chaque séance coûte entre 2€, pour les revenus les plus faibles (inférieurs à 509€ par mois), et 131€, pour les revenus mensuels supérieurs à 5300€. Le tarif s’entend par séance et par personne. Quand la médiation est ordonnée par un juge, l’État peut prendre en charge le coût de la médiation par le biais de l’aide juridictionnelle (sous condition de ressources).

Une bonne formule pour éviter le procès

Comparée à une procédure judiciaire, la médiation représente un gain de temps et d’argent. Là où un juge, le plus souvent, fera du « prêt-à-porter », la médiatrice fera du « sur-mesure ». Grâce à l’espace de parole qu’elle offre, elle permet de traiter en profondeur le litige, d’évoquer la souffrance des personnes, de trouver une solution et de recréer du lien familial.

Si les participants veulent officialiser l’accord, ils peuvent le soumettre au juge pour homologation afin d’être sûr qu’il soit respecté. Dans ce cas, il produit les mêmes effets qu’une décision judiciaire, il a « force exécutoire ». Cependant, les personnes trouvant un accord à travers une médiation le respectent le plus souvent. Quand elles s’en écartent, c’est généralement parce qu’elles le font évoluer en mieux.

Même si la médiation n’aboutit pas toujours à un accord, vous n’avez rien à perdre à essayer. Au contraire, vous aurez au moins renoué le dialogue, ce qu’un procès en justice ne permet pas souvent.

Quand y recourir ?







df
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