Qu'est-ce que la Convention citoyenne pour le climat ?

La Convention citoyenne pour le climat a été annoncée le 25 avril 2019 par Emmanuel Macron à l’issue du grand débat national. Cette instance, composée de 150 Français tirés au sort, se réunit régulièrement depuis octobre. La troisième session a eu lieu du 15 au 17 novembre au Conseil économique, social et environnemental (Cese). 

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Experts, économistes, ONG sont auditionnés pour sauver le climat.
© Ricochet64/adobestock

Les membres de la Convention citoyenne pour le climat travaillent, depuis le mois d'octobre, un week-end sur trois. Ses sessions devraient durer six mois.

Sa vocation

  • Répondre à la demande de démocratie participative exprimée lors de la crise des “gilets jaunes”.
  • Proposer des mesures concrètes dans des domaines tels que le transport ou la rénovation des logements, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% en 2030 par rapport à 1990.

Qui y siège ?

> 150 personnes tirées au sort sur les listes électorales et les listes d’abonnés au téléphone, en tenant compte de la parité homme-femme et d’une diversité d’âges, de catégories socio-professionnelles, de lieux de résidence, etc. Il est possible de refuser d’y participer.

Son fonctionnement

> Cette convention est pilotée par un comité de gouvernance composé de deux coprésidents (Thierry Pech, directeur général de Terra Nova, et Laurence Tubiana, présidente et directrice générale de la Fondation européenne pour le climat), d’un rapporteur (Julien Blanchet, vice-président du Conseil économique, social et environnemental) et de douze personnalités.

Sa méthode de travail

> Elle auditionne experts du climat, économistes, ONG, qui présentent la situation, les leviers d’action mais aussi l’impact et l’efficacité des mesures. Ensuite, elle établit des propositions en veillant à ce qu’à chaque dépense engagée corresponde une recette. Ces propositions seront soit directement mises en oeuvre, soit soumises au vote du Parlement ou à référendum.

À SAVOIR

Ne pas confondre avec le Conseil de défense écologique. Cette instance, elle, est pilotée par le chef de l’État, le Premier ministre et de nombreux ministres. Son objectif : intégrer les domaines de la protection du climat et de la biodiversité dans toutes les politiques menées par l’État. En mai dernier, elle a adopté sept projets, dont le blocage en l’état du projet “Montagne d’or” en Guyane ou la création et l’extension de vingt réserves naturelles en France, d’ici à 2022.

df
Yves Deloison
Publié le

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