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4mn de lecture
© cyano66

Votre équipement informatique

Quel impact sur l’environnement ?

D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la moitié des émissions de gaz à effet de serre générées par le numérique provient des équipements des consommateurs. La phase de fabrication est la plus polluante: un ordinateur fixe avec écran plat contribuerait ainsi à émettre 1,2 tonne d’équivalent CO2, un ordinateur portable 202 kg, un smartphone 30 kg, etc.

Ces équipements consomment par ailleurs beaucoup de ressources naturelles: 34 kg de matière sont nécessaires pour produire 100 g d’appareil, en moyenne.

Que peut-on faire ?

« Faire durer les équipements le plus longtemps possible est le levier le plus important pour la sobriété informatique », avance Laurent Lefèvre, chercheur spécialisé en écoresponsabilité numérique à l’Inria et à l’ENS Lyon. Pour y parvenir, entretenez vos appareils, réparez-les, économisez la batterie de votre smartphone avec des applis comme Doze Battery Saver ou Kaspersky Battery Life (Android) ou activez le mode économie d’énergie (iPhone), et résistez à la tentation d’en acheter un nouveau quand l’ancien fonctionne encore !

Privilégiez les équipements robustes et durables, les produits d’occasion ou reconditionnés (pour les téléphones sur Certideal.com, Remade.com ou Recommerce.com). Et pensez à rapporter votre matériel hors d’usage dans les enseignes spécialisées.

Les vidéos en ligne

Quel impact sur l’environnement ?

Notre activité numérique est responsable d’environ 4 % des émissions mondiales de CO2 – plus que le transport aérien ou maritime. Principale cause ? Le visionnage de vidéos en ligne, dont la définition augmente d’année en année, et qui représente 80 % du trafic internet mondial aujourd’hui. « La vidéo mobilise des infrastructures gigantesques, des centres de données où elle est hébergée aux terminaux souvent surdimensionnés utilisés pour la regarder, en passant par les réseaux de communication », pointe Laurent Lefèvre.

Or l’énergie nécessaire est en partie issue de combustibles fossiles: d’après Greenpeace, le charbon et le gaz représentent 54 % des besoins énergétiques d’Amazon Prime et de Netflix. YouTube fait figure de bon élève avec 29 % de son électricité issue des énergies fossiles et 56 % d’énergies renouvelables.

Que peut-on faire ?

Désactiver la lecture automatique des vidéos sur les réseaux sociaux, baisser la qualité de l’image (le groupe d’experts The Shift Project a édité un guide pour réduire le poids d’une vidéo tout en gardant une bonne qualité Theshiftproject.org/ guide-reduire-poids-video-5-minutes/), privilégier l’appel audio à la vidéo, télécharger une vidéo via une box internet plutôt que le réseau mobile (plus énergivore), préférer les supports physiques (DVD, Blu-ray, clé USB, disque dur externe).

2 tonnes : c'est, en équivalent CO2, la quantité de gaz à effet de serre générée par l'utilisation d'un smartphone lorsqu'on le change tous les deux ans, de l'âge de 10 ans à celui de 80 ans. (Source : The Shift Project)

Mail, navigation : les bons réflexes

Quel impact sur l’environnement ?

Se connecter à un site internet génère 6,6 g d’équivalent CO2, l’envoi d’un mail avec une pièce jointe 35 g d’équivalent CO2. Voilà autant de petits clics qui finissent par provoquer une pollution conséquente à force d’être répétés chaque jour par des milliards d’internautes. Mais l’essor des services dématérialisés – jeux en ligne, objets connectés, stockage de données dans le cloud, utilisation des assistants vocaux – risque encore d’aggraver les effets de notre navigation sur l’environnement.

Que peut-on faire ?

On peut commencer par évaluer l’impact de sa navigation sur internet en matière de consommation d’énergie et de gaz à effet de serre en téléchargeant sur son navigateur l’extension « Carbonalyser ». Taper directement l’adresse d’un site dans la barre de navigation ou l’enregistrer en favoris évite de solliciter un moteur de recherche.

« Pour l’envoi de pièces jointes à plusieurs destinataires, privilégiez des serveurs de données externes comme Wetransfer plutôt que l’envoi d’un mail : le document ne sera alors téléchargé que par ceux qui en ont besoin et automatiquement supprimé après quelques jours », conseille Laurent Lefevre.

On peut aussi se tourner vers les moteurs de recherche qui utilisent leurs revenus pour financer des projets de protection de l’environnement (Ecogine, Ecosia, Lilo…) ou installer un bloqueur de publicité pour alléger le chargement des pages web (Adblock Plus, uBlock Origin).

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