Environnement : les propositions des candidats à l’élection présidentielle

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Les principaux candidats à l’élection présidentielle des 10 et 24 avril formulent des propositions sur le thème de l’environnement. Découvrez les mesures promises susceptibles de vous concerner si elles venaient à être mises en œuvre. 

Emmanuel Macron

Nucléaire et mix énergétique

Le président de la République n’a pas encore annoncé sa candidature à sa propre réélection. Il souhaite cependant un élargissement du parc de centrales nucléaires, comme il l’a annoncé dans son discours télévisé du 9 novembre 2021. « [N]ous allons, pour la première fois depuis des décennies, relancer la construction de réacteurs nucléaires dans notre pays et continuer de développer les énergies renouvelables », afin de « garantir l’approvisionnement électrique de notre pays » mais également d’« atteindre nos objectifs, en particulier la neutralité carbone en 2050 », a fait savoir le chef de l’Etat.

Le 10 février, dans un discours à l’usine de turbines nucléaires exploitée par le groupe américain General Electric à Belfort, Emmanuel Macron a confirmé le lancement d’« un programme de nouveaux réacteurs nucléaires », en arguant « des besoins en électricité, de la nécessité d’anticiper aussi, la transition, la fin du parc existant qui ne pourra être prolongé indéfiniment »« Je souhaite que six EPR2 soient construits et que nous lancions les études sur la construction de 8 EPR2 additionnels. Nous avancerons ainsi par pallier », a expliqué le président de la République.

« Nous avons tiré les leçons de la construction d’EPR en Finlande, où il est aujourd’hui achevé, et en France à Flamanville. EDF a engagé avec la filière nucléaire la conception d’un nouveau réacteur pour le marché français, l’EPR2, qui a déjà mobilisé plus d’un million d’heures d’ingénierie et présente des progrès significatifs par rapport à l’EPR de Flamanville », a expliqué Emmanuel Macron. « Plusieurs audits externes ont également été conduits par l’Etat pour s’assurer de l’état de préparation de la filière. Ils seront rendus publics », a précisé le président de la République.

EPR est l’acronyme de European Pressurized Reactor, soit en français réacteur pressurisé européen, considéré comme un réacteur de troisième génération. Le réacteur EPR construit par le groupe Areva à Olkiluoto, en Finlande, n’a pu être mis en service que le 21 décembre 2021, après « seize ans de chantier et douze ans de retard sur la date de mise en service prévue initialement », selon l’Agence France-Presse (AFP).

Le 19 janvier dernier, EDF a annoncé avoir dû « ajuster le calendrier du projet Flamanville 3, en tenant compte de l’état d’avancement des opérations et de la préparation du démarrage dans un contexte industriel rendu plus difficile par la pandémie ». Le groupe doit reporter « de fin 2022 au second trimestre 2023 » le moment du « chargement du combustible », a ajouté EDF dans un communiqué.

Anne Hidalgo

Nucléaire et mix énergétique

La candidate socialiste à l’élection présidentielle compte présenter, au cours des « premiers mois » de son éventuel mandat, « un pacte énergétique pour la France, qui se donnera comme objectif premier la décarbonation de notre production ». Selon elle, le but « sera de parvenir à 100 % d’énergies renouvelables, aussi rapidement qu’il sera possible de le faire », est-il écrit dans son programme diffusé sur 2022avechidalgo.fr.

Anne Hidalgo s’engage à l’absence « de construction de nouveaux EPR ou de petits réacteurs modulaires » durant son éventuel mandat. « Le nucléaire sera utilisé comme énergie de transition », précise la candidate. Pour éviter une hausse du prix de l’électricité, la fin du nucléaire ne se fera pas de façon « précipitée ».

« La durée de vie des centrales nucléaires actuelles sera définie sous le contrôle de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et du Parlement, et elles pourront bénéficier dans ce cadre d’investissements destinés à prolonger leur durée d’exploitation », explique Anne Hidalgo.

Rénovation énergétique

Si elle est élue à la magistrature suprême, la candidate œuvrera en faveur d’« un grand plan pluriannuel de rénovation énergétique des bâtiments », pour permettre « la rénovation complète et performante de 760 000 logements privés par an, soit 22 millions de logements d’ici 2050 ». Les bénéficiaires n’auront aucune somme « à avancer au moment des travaux », ils seront redevables d’un « remboursement, dont l’ampleur dépendra du niveau des revenus » lors « de la revente ou de la succession ».

Le niveau de l’encadrement des loyers dépendra « de la performance énergétique du logement »

Factures d’électricité, de gaz et de carburant

Selon Anne Hidalgo, « la TVA sur la facture de gaz naturel et d’électricité sera baissée pour les particuliers, et, transitoirement, comme mesure de pouvoir d’achat, la baisse sera également appliquée pour les carburants en cas de flambée du prix à la pompe ».

Transports

La candidate socialiste promet la création d’« un système de leasing social », dans le cadre d’un « partenariat avec les constructeurs et les loueurs de voitures ». Les « particuliers » auront accès à « des véhicules électriques » et seront redevables d’« un coût mensuel inférieur aux frais d’un véhicule à essence »

La mise en place d’« un prêt à taux zéro pour la mobilité durable » devra permettte de financer « l’acquisition de véhicules électriques » et le « retrofit », soit la conversion d’un véhicule thermique en véhicule électrique. Anne Hidalgo souhaite le déploiement d’« un million de bornes électriques supplémentaires », prioritairement dans « les zones rurales »

Le train doit faire l’objet d’un investissement massif, « en lien avec les régions, pour financer le retour des petites lignes, des trains de nuit et du fret ferroviaire ». Une TVA à taux réduit s’appliquera aux prix des billets de train. Inversement, « une taxe empreinte carbone » visera les trajets en avion, « lorsqu’une alternative ferroviaire comparable existe ».

« Le doublement du fret ferroviaire d’ici à 2030 et la revitalisation des voies régulières de fret maritime et fluvial, dans le respect de la biodiversité, permettront aux entreprises de recourir à des modes de livraison soutenables », ajoute Anne Hidalgo.

Alimentation et agriculture

Parmi différentes mesures, la maire de Paris promet une politique agricole commune (PAC) « plus juste et réellement verte, qui passera, à l’échelle nationale, par un soutien renforcé vers les petites et moyennes fermes avec beaucoup de main d’œuvre, et par des mesures agroenvironnementales et climatiques », telles que des « aides au maintien et à la conversion cvers l’agriculture biologique ».

« Nous mettrons en œuvre des contrats de filière sur cinq ans avec l’industrie agroalimentaire, mesurés et évalués autour d’objectifs d’amélioration de la qualité alimentaire (réduction du sel, du gras, du sucre) et conduirons une grande clarification des labels et étiquetages pour donner aux citoyens le pouvoir de peser sur l’économie agricole et alimentaire », indique encore Anne Hidalgo.

Yannick Jadot

Nucléaire et mix énergétique

La candidat d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) promet la fermeture des réacteurs nucléaires « au fur et à mesure de leur obsolescence, dont une dizaine d’ici 2035 » et une garantie concernant « la sécurité des installations et la continuité des approvisionnements en électricité ».

« Nous soutiendrons l’innovation pour trouver des solutions à la gestion des déchets et développerons une filière d’excellence dans les métiers du démantèlement », précise Yannick Jadot dans le programme que nous a transmis son équipe de campagne.

Concernant le nucléaire militaire, le député européen souhaite notamment l’organisation d’« une conférence internationale sur le désarmement nucléaire ».

Rénovation énergétique

S’engageant à une baisse de « moitié » de « la facture énergétique des logements », Yannick Jadot souhaite la création d’« un vaste service public décentralisé, chargé de mettre en œuvre un plan massif de rénovation des logements et bâtiments de 10 Md€ par an ».

Le candidat écologiste promet la rénovation complète en dix ans des « 5 millions de passoires thermiques ». Les foyers modestes auront droit à une « avance complète des travaux », les biens loués devront être obligatoirement rénovés.

Factures d’électricité, de gaz et de carburant

Sous l’éventuel mandat présidentiel de Yannick Jadot, un « chèque énergie de 400 € » sera attribué à « 6 millions de ménages », qui auront le droit de l’utiliser « pour payer toutes les dépenses énergétiques, et notamment les dépenses de carburant dans le contexte de hausse du prix des matières premières ».

Le député européen est également favorable à une nouvelle « tarification sociale de l’énergie », permettant « aux plus modestes d’avoir accès aux premiers kilowattheures gratuitement ».

Transports

Yannick Jadot souhaite qu’il soit mis « fin à la vente de véhicules thermiques neufs dès 2030 »« La transition sera accompagnée d’un plan de relocalisation de la production de véhicules électriques, d’accompagnement des ménages modestes et d’installation de bornes de recharge partout sur le territoire », précise-t-il dans son programme. Le député européen EELV promet la division par « quatre » de « l’impact carbone des véhicules particuliers et utilitaires » et la conversion « de 1 million de moteurs thermiques en électriques ».

Un forfait de 1 000 € financé par l’employeur sera attribué aux salariés pour leurs trajets entre le domicile et le travail. Ce « montant couvrira les frais de vélo, de covoiturage, d’autopartage et le transport en commun hors abonnement »« Nous développerons les voies réservons au covoiturage et faciliterons la mise en relation entre les covoitureurs pour les trajets professionnels comme personnels », précise Yannick Jadot. Les jeunes entre 16 et 25 ans pourront se voir prêter un vélo, « la location en libre-service gratuite pour les plus modestes » sera développée, le nombre de « pistes cyclables sécurisées et continues » sera multiplié, et « des places de stationnement » seront installées « à proximité de toutes les gares ».

« Pour que le vélo représente 15 % des transports au quotidien à horizon 2030 nous abonderons le Fonds vélo à hauteur de 500 millions d’euros par an », explique Yannick Jadot, qui fait référence à l’actuel fonds national « mobilités actives »« Nous ferons émerger une grande filière française de fabrication et de réparation de vélos », promet le député européen.

Des investissements seront consacrés aux trains. « Nous investirons 4 Md€ chaque année dans la modernisation et la rénovation des infrastructures ferroviaires, et nous ouvrirons des petites lignes partout en France, en plus de quinze nouvelles lignes de de nuit, dont huit reliées » à d’autres pays européens. La proportion « de fret ferroviaire dans le transport de marchandises » sera doublée « avant la fin » du quinquennat. Dans toutes « les zones urbaines et péri-urbaines, il y aura une desserte en transport collectif à moins de 500 mètres de toute nouvelle habitation ».

Les lignes aériennes intérieures seront interdites quand « le trajet en train dure moins de quatre heures ». Pour « les lignes européennes », une suppression sera décidée « s’il existe une alternative en train de moins de six heures »« Nous interdirons la création ou l’extension d’aéroports et accompagnerons la reconversion des sites aéroportuaires sans utilité », ajoute Yannick Jadot. Les vols internationaux feront l’objet d’une nouvelle taxe. Progressif, ce prélèvement « financera la transition écologique dans les pays du Sud, en particulier les projets d’adaptation au changement écologique ».

Agriculture et alimentation

Le député européen propose notamment la division « par deux » de « l’usage des engrais et des pesticides de synthèse d’ici 2027 et demanderons la suppression des pesticides en Europe en 2035 ».

« Dès 2022, nous interdirons les néonicotinoïdes, le glyphosate et tous les pesticides et fongicides les plus dangereux », propose également Yannick Jadot.

« À horizon 2027, toute la nourriture servie dans les cantines publiques des écoles, des administrations, des universités, des hôpitaux ou encore des prisons sera bio, locale, moins carnée, de meilleure qualité, respectueuse du bien-être animal et achetée au juste prix aux agriculteurs », précise le candidat écologiste.

Christiane Taubira

Nucléaire et mix énergétique

L’ancienne ministre de la Justice a exprimé la volonté d’un référendum sur le nucléaire, sujet relevant à ses yeux d’un « choix de société profond », dans un entretien publié le 5 février par Le Journal du dimanche.

Rénovation énergétique

« Pour les foyers les plus modestes, la rénovation globale des logements considérés comme des passoires thermiques sera prise en charge à hauteur de 80% à travers les différentes aides. Cette mesure représente sur l’ensemble du quinquennat une multiplication par quatre des aides publiques et à terme un investissement de 16 Md€ par an », est-il écrit sur le site Avectaubira.fr.

Factures d’électricité, de gaz et de carburant

Christiane Taubira propose la mise à disposition gratuite d’« un volume d’eau, de gaz et d’électricité gratuit » pour les foyers aux revenus les plus faibles, qui doivent bénéficier au-delà de « tarifs progressifs ».

Transports

S’agissant des moyens de transport individuels, l’ancienne élue propose l’interdiction de mise en vente des « véhicules thermiques » d’ici à 2030, un « doublement du bonus écologique pour les véhicules propres » et un fonds de 500 M€ en faveur du vélo. 

« Les transports de proximité seront relancés avec la remise en circulation des petites lignes de trains », est-il précisé.

Agriculture et alimentation

Christiane Taubira souhaite l’inscription dans le Code pénal du « crime d’écocide ».

« Une caisse de défaisance sera également créée pour alléger les dettes des agriculteurs bio. Une redevance sur les engrais azotés, qui représentent une part importante des gaz à effet de serre issus de l’agriculture, sera instaurée », précise l’ex-garde des Sceaux.

« Concernant le bien-être animal, la sortie de l’élevage industriel sera enfin actée, tout comme l’interdiction de l’élevage en cage. L’abolition de la chasse à courre sera proposée et la fin des animaux sauvages dans les cirques accélérée », est-il encore écrit sur le site Avectaubira.fr.

Fabien Roussel

Nucléaire et mix énergétique

Le candidat du Parti communiste français (PCF) souhaite confirmer le choix de la France en faveur de l’électricité nucléaire. Selon son programme diffusé sur le site Fabienroussel2022.fr, il est nécessaire de construire au moins « six EPR supplémentaires ».

Fabien Roussel propose l’élaboration d’« un projet d’investissement » dans le but de « décarboner massivement la production d’énergie et d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2040-2050 ».

« Ce projet visera à une forte croissance de la production électrique, en investissant dans les énergies renouvelables (solaire, éolien et surtout dans l’hydraulique, énergie renouvelable pilotable) et dans l’électricité nucléaire », précise le député du Nord.

Rénovation énergétique

D’après Fabien Roussel, 10 Md€ doivent être « consacrés, chaque année, à la rénovation de 700 000 logements ». « Une loi de programmation sera soumise au Parlement », prévoyant « une obligation de rénovation énergétique performante, sociale et progressive des logements d’ici à 2040 et de rénovation globale des passoires thermiques d’ici à 2030, sans reste à charge pour les plus modestes ».

Transports

Le candidat communiste indique vouloir la mise en place d’un grand « plan d’investissement » pour les « transports écologiques et collectifs ». Le financement de ce plan reposera notamment sur « les bénéfices des grandes entreprises et les modes de transport les plus polluants ».

Fabien Roussel promet « des aides ciblées à l’acquisition de véhicules légers, plus économes et peu polluants »

« Les autoroutes, largement remboursées par les fonds publics, seront nationalisées », s’engage le député.

« La SNCF sera renationalisée, la mise en concurrence mortifère des transports publics en Île-de-France sera abandonnée, le développement de la gestion en régie publique des transports urbains sera encouragé », explique Fabien Roussel.

« La puissance publique agira notamment pour la réouverture de petites lignes SNCF, abandonnées au fil des années par les gouvernements successifs, afin de désenclaver les territoires ruraux », ajoute-t-il.

De plus, sera appliquée une « refonte de la tarification sociale des transports sur les lignes nationales et régionales ».

Agriculture et alimentation

Fabien Roussel fait une série de propositions sur l’agriculture et l’alimentation, notamment une surtaxation des « importations de produits alimentaires provenant de pays qui ne respectent pas les mêmes normes sanitaires et environnementales que celles exigées à nos producteurs ». Il souhaite la négociation de « traités de protection sociale, sanitaire et écologique », pour « aider les pays les plus pauvres à respecter les meilleures normes ».

Jean-Luc Mélenchon

Nucléaire et mix énergétique

Le candidat de La France insoumise (LFI) promet la fin de l’électricité nucléaire.

« Il faut sortir du nucléaire, pas par idéologie, parce que c’est dangereux, les gens. Et c’est de plus en plus dangereux, parce que vous entendez dire qu’à mesure que ces centrales vieillissent, eh bien, elles deviennent dangereuses », a-t-il souligné lors d’une réunion publique le 16 janvier à Nantes.

Pour Jean-Luc Mélenchon, « il faudra des éoliennes off-shore » ou « des machines houlomotrices », fonctionnant sur l’énergie des vagues. « On sait faire tout ça, eh bien, y a plus qu’à s’y mettre », a-t-il lancé.

Selon des éléments de son programme publiés sur le site Melenchon2022.fr, il est nécessaire de « sortir à la fois du nucléaire et des énergies fossiles ». Un « passage à 100 % d’énergies renouvelables » doit être prévu dans le cadre de la « planification écologique ».

Rénovation énergétique

Le candidat de LFI souhaite l’organisation d’« un plan d’envergure pour rénover l’ensemble du parc immobilier, pour en finir avec la précarité énergétique ».

Transports

Jean-Luc Mélenchon souhaite la mise en place d’« un pôle public des transports et de la mobilité ». Il indique vouloir une renationalisation de la SNCF, qui est composée de sociétés privés à capitaux entièrement publics. Il promet également un refus de « la mise en concurrence des lignes de transport », une « suppression des petites lignes ferroviaires » et la réouverture de lignes fermées.

Le député des Bouches-du-Rhône soutient la défense et la reconstruction du « maillage de transports en commun et de services publics, notamment dans les départements ruraux, les quartiers populaires et les outre-mer ». Il promet que soit garantie « une distance maximale (de quinze à trente minutes, en voiture ou en transport collectif), entre tout lieu d’habitation et les services publics essentiels (école, gare, hôpital, bureau de poste) ».

Les sociétés d’autoroutes doivent être également renationalisées. « En renationalisant les autoroutes, nous n’aurons pas à rémunérer quelques riches et nous pourrons répercuter ces économies en revenant sur les hausses de tarif déjà passées », justifie le document.

Agriculture et alimentation

Jean-Luc Mélenchon affirme vouloir l’ouverture d’« un ministère de la Production alimentaire » et « une agriculture relocalisée, diversifiée et écologique ». Il promet la création de « 300 000 emplois agricoles, pour nourrir la population et ceux qui vivent de la terre ».

Valérie Pécresse

Nucléaire et mix énergétique

La candidate du parti Les Républicains (LR) affirme vouloir une relance de « notre politique énergétique, en s’appuyant sur le nucléaire ». Dans son programme diffusé sur le site Valeriepecresse.fr, elle décrit ce dernier comme « une énergie décarbonée, compétitive et qui repose sur des technologies et des savoir-faire d’excellence français ».

Factures d’électricité, de gaz et de carburant

Si elle était élue présidente de la République, Valérie Pécresse mettra « fin à la taxe sur la taxe, en abaissant la TVA de 20 à 5 % sur les taxes pesant sur l’électricité, parce que se chauffer relève de l’essentiel et non du superflu », précise-t-elle.

Le barème kilométrique susceptible d’être utilisé par les contribuables dans leur déclaration de revenus sera indexé « de manière automatique » sur l’évolution des « prix des carburants », tandis que « le plafond de distance entre le domicile et le travail » sera supprimé.

Agriculture et alimentation

La candidate de droite promet la mise en place d’une « obligation de réciprocité des standards commerciaux et de nos normes, alors que 15 % des produits importés ne les respectent toujours pas ».

Nicolas Dupont-Aignan

Nucléaire et mix énergétique

S’il réalisait son ambition présidentielle, le candidat de Debout la France (DLF) abandonnerait « l’objectif de 50 % de nucléaire dans la production électrique en 2035 » tout en maintenant « le nucléaire à 70 % de la production d’électricité minimum ».

Il indique dans son programme, publié sur le site 2022nda.fr, souhaiter une « poursuite de la recherche pour un nucléaire 100 % propre » et le « lancement d’un plan de développement de la filière Thorium sur trente ans ».

Pour lui, les capitaux d’EDF doivent redevenir entièrement publics, et le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) doit retrouver « la maîtrise de la recherche et de la technologie nucléaires ». Aucune « éolienne » ne pourra être « implantée en cinq ans », promet Nicolas Dupont-Aignan.

Rénovation énergétique

Le candidat de DLF promet une baisse du montant des « factures d’électricité », financée par « un grand plan d’isolation thermique (moyens multipliés par six par rapport à 2020) » et une réutilisation des « aides et incitations actuellement réservées aux éoliennes ».

Agriculture et alimentation

Nicolas Dupont-Aignan souhaite une refonte de la PAC ou la « mise en œuvre d’une politique agricole nationale ».

Il promet le « lancement d’un grand plan de production et de consommation de fruits et légumes ». Pour lui, il faut en outre développer les « circuits courts dans l’alimentation et l’approvisionnement des cantines scolaires » et une « interdiction massive des perturbateurs endocriniens ».

Marine Le Pen

Nucléaire et mix énergétique

La candidate du Rassemblement national (RN) à l’élection présidentielle s’engage à une relance de « la filière nucléaire » et « hydroélectrique » et promet des investissements « dans la filière hydrogène ».

Selon elle, il faut restituer « aux ménages les 5 milliards de subventions versées notamment aux éoliennes », cesser « les projets éoliens et démanteler progressivement les parcs existants ».

Factures d’électricité, de gaz et de carburant

Marine Le Pen souhaite voir la France quitter le « marché européen de l’électricité pour retrouver des prix décents ».

Alimentation et agriculture

Selon Marine Le Pen, « les importations de produits agricoles ne respectant pas les normes de production française » doivent être interdites.

Les agriculteurs doivent bénéficier de « prix respectueux de leur travail », et les « marges abusives de la grande distribution » doivent prendre fin, affirme dans son programme la députée du Pas-de-Calais.

Les restaurants scolaires doivent être contraintes d’inclure dans les menus « 80 % de produits agricoles français », propose Marine Le Pen.

La candidate d’extrême droite souhaite « un plan abattoirs pour assurer des conditions dignes » et l’interdiction de « l’abattage sans étourdissement »

Marine Le Pen affirme également vouloir une généralisation de « l’étiquetage sur l’origine et la qualité des produits alimentaires ».

Eric Zemmour

Nucléaire et mix énergétique

Dans une autre tribune publiée le 2 octobre par Le Point, soit avant l’officialisation de sa candidature à la magistrature suprême, cet autre candidat d’extrême droite a appelé à « un renouveau du nucléaire », gage, selon lui, de la « souveraineté énergétique » du pays.

Il précise souhaiter la « fin » de « tous les projets d’éoliennes, actuels et futurs », dans son programme publié sur le site Zemmour2022.fr.

Rénovation énergétique

Pour Eric Zemmour, il faut « investir dans l’isolation des bâtiments résidentiels et industriels ».

Transports

Le candidat d’extrême droite recommande un développement de « l’usage de l’électricité et de l’hydrogène dans les transports en commun ».

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