Comment produire son électricité solaire à domicile ?

6 min de lecture

Ce contenu a bien été ajouté à vos favoris

Voir mes favoris

Ce contenu a bien été supprimé de vos favoris

Voir mes favoris

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être connecté(e)

Me connecter

Pour ajouter ce contenu à vos favoris vous devez être abonné(e)

M'abonner
© zstockphotos - iStock

Ce qu'il faut savoir

Les équipements photovoltaïques ont une durée de vie comprise entre 25 et 30 ans et nécessitent peu d’entretien. Aujourd’hui, ils sont généralement rentables au bout de 15 à 20 ans. Vous allégerez une partie de votre facture, sans toutefois être autonome en électricité.

Différentes aides sont disponibles : prime à l’investissement (par exemple 2 610 € pour une installation de 9 kWc), TVA à 10 %, exonération d’impôt sur la vente de votre électricité. Infos : Economie.gouv.fr/particuliers/aides-installation-photovoltaiques.

Choisir l’autoconsommation totale

Le dispositif

L’électricité produite par vos panneaux photovoltaïques est entièrement consommée pour les besoins domestiques, aucune injection n’est réalisée sur le réseau public. Lorsqu’elle est supérieure à la consommation instantanée, la production est suspendue.

Attention : autoconsommation ne signifie pas autonomie (la production n’a lieu qu’en journée et peut être inférieure aux besoins). Vous signez une convention d’autoconsommation avec Enedis mais aucun nouveau compteur n’est installé.

Les points forts

Vous consommez entièrement « votre » électricité. Le modèle économique de l’autoconsommation repose sur les économies qu’elle génère sur la facture d’électricité et vous protège en partie des augmentations de prix.

Les points faibles

Le gros de la production a lieu en milieu de journée et en période estivale. Elle ne couvre souvent que des petits besoins (réfrigérateur, veille des appareils), et une partie de la production peut être perdue. Les pics de consommation ont le plus souvent lieu le matin et en fin de journée, lorsque l’ensoleillement est faible. Et ce système n’ouvre pas droit à la prime à l’investissement*.

*aide financière calculée en fonction de la puissance de votre installation, versée annuellement pendant 5 ans.

Notre conseil

Cette option nécessite de dimensionner l’installation en fonction de vos besoins, car la production est destinée à être immédiatement consommée (étudiez vos données de consommation sur votre compte en ligne Enedis). Vous pouvez programmer vos machines ou la charge d’un véhicule électrique.

Faut-il opter pour une batterie afin de stocker la surproduction et la réutiliser plus tard ?

Rodolphe Morlot le déconseille : « Leur coût devient abordable, mais rajouter une batterie alors qu’il existe un réseau sur lequel on peut partager l’électron n’est pas la solution idéale. »

 

L'essentiel en 3 points

  • Sans raccordement de votre installation au réseau, vous devez adapter au mieux votre consommation aux moments les plus ensoleillés.
  • L’autoconsommation totale peut vous correspondre si vous disposez d’une faible surface en toiture, d’un budget limité ou que votre consommation a lieu principalement en journée. Si vous anticipez un excédent régulier, optez plutôt pour la vente du surplus.
  • Pour notre expert c’est aussi une question de philosophie : « L’autoconsommation permet de prendre conscience de ce que l’on consomme, du coût de l’énergie, pour mieux mettre en place des comportements vertueux. » 

Choisir l'autoconsommation avec vente du surplus

Le dispositif

L’électricité produite est directement consommée dans votre habitation : réfrigérateur, VMC, chauffage, appareils en veille... Si la production est supérieure aux besoins, le surplus est injecté sur le réseau pour y être vendu, à EDF dans la majorité des cas, au tarif fixé pour vingt ans dans le contrat : 0,10 € le kilowatt-heure. Vous bénéficiez de la prime à l'investissement.

Les points forts

Pas un électron n’est perdu. Votre production est utilisée sur place pour vos besoins personnels ou revendue sur le réseau. Vous réalisez ainsi des économies sur votre facture d’électricité et vous dégagez quelques euros avec la vente du surplus au réseau, lorsqu’il y en a.

Les tarifs d’achat et la prime vous permettent de rentabiliser votre investissement sur 15 à 20 ans, selon l’ensoleillement de votre région, bien avant la fin de vie de vos panneaux solaires.

Les points faibles

Le surplus est vendu à un tarif moins intéressant que si vous optiez pour la vente totale de la production : de 34 % à 44 % moins cher, selon la puissance de l’installation. Des frais de mise en service de l’ordre de 50 € sont facturés, mais ils sont moins importants qu’en cas de vente totale.

Notre conseil

L’autoconsommation avec vente du surplus permet de jouer sur les deux tableaux : vous consommez et vous vendez, vous économisez sur vos factures et touchez une rémunération sur l’excédent de production. Vous limitez ainsi les risques liés aux autres modes de production... mais aussi les bénéfices potentiels. Tout cela se calcule : analysez votre consommation aux différentes périodes de la journée et de l’année (via votre compte Enedis) et estimez votre future production. En cas de surplus répété de production, vous pourrez programmer votre lave-vaisselle et votre lave-linge pour tourner en journée.

L'essentiel en 3 points

  • C’est la solution hybride : il vaut mieux consommer aux pics de production (en journée), mais vous monétisez le surplus et bénéficiez d’une prime à l’investissement.
  • Ce système s’adresse à vous si vous disposez d’une surface importante en toiture et consommez l’électricité plutôt en journée, sans pour autant que cela ne soit systématiquement aux heures de plein ensoleillement.
  • Il prend tout son sens lorsqu’il s’accompagne d’une baisse de la consommation d’électricité.

Choisir la vente totale de la production

Le dispositif

L’électricité produite est intégralement injectée sur le réseau pour y être vendue – à EDF, dans la majorité des cas – au prix fixe indiqué dans le contrat d’achat d’une durée de vingt ans.

En 2022, la rémunération est de 17,89 euros le kilowatt-heure pour une installation inférieure ou égale à 3 kilowatt-crête*, et de 15,21 euros le kWh de 3 à 9 kWc. Un deuxième compteur communicant doit être installé afin de mesurer la production. Celle-ci peut être consommée physiquement sur place, mais elle est alors d’abord vendue puis achetée.

Les points forts

Le tarif auquel le distributeur (comme EDF) achète votre électricité est nettement plus intéressant en vente totale qu’en vente du surplus : 50 % à 70 %, selon la puissance de l’installation. Ce prix reste dans la fourchette des tarifs de vente d’électricité pratiqués par les opérateurs. Il permet généralement un retour sur investissement sur une période de 15 à 20 ans.

Les points faibles

Si les tarifs généraux de l’électricité poursuivent leur hausse, comme ces derniers mois, l’écart risque d’être un jour important avec le prix de vente de votre électricité qui, lui, restera fixe pendant 20 ans. Par ailleurs, vous n’aurez pas la possibilité d’en consommer une partie. Comptez aussi des frais liés à la pose du deuxième compteur, compris entre 500 et 1 500 €.

Notre conseil

Soyez prudent : en cas d’augmentation du prix de l’électricité, cette option peut s’avérer moins intéressante. Pour calculer la quantité d’énergie que votre installation pourra produire – et ce que cela pourra vous rapporter – rendez-vous sur Evaluer-mon-devis. photovoltaique.info.

L'essentiel en 3 points

  • La vente totale est la solution la plus simple. Mais attention: si le prix de l’électricité augmente, la différence avec les tarifs auxquels vous vendez la vôtre, fixés pour 20 ans, peut rendre l’opération moins intéressante.
  • Ce système vous conviendra si vous disposez d’une grande surface en toiture, que vous consommez peu d’électricité en journée et que vous ne souhaitez pas vous poser trop de questions sur votre consommation.
  • Un deuxième compteur communicant doit être installé pour mesurer la production.
A lire aussi