Chauffage : faire des économies d'énergie

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J'ai un budget de 100 euros

Placer des boudins de porte

Avant, on les fabriquait en tissu (en forme de chien, les plus créatifs s'en souviendront). Aujourd’hui, les solutions sont plus pratiques : des joints de porte en plastique et en mousse s’enfilent sur le bas de la porte, sans vis, ni clous. Le rail central, qui épouse le bas de porte, est bordé de chaque côté par deux boudins isolants.

Coût : 10 € maximum par porte.

Coller des films isolants sur les vitres

Une fenêtre perd jusqu’à dix fois plus de chaleur qu’un mur de même superficie. Sans double vitrage récent, pour gagner quelques degrés, fixez vous-même une feuille plastique isolante thermorétractable spécifique, en vente dans les magasins et sites de bricolage. Avantage, elle n’obscurcit pas la fenêtre et ne supprime pas de luminosité.

Coût : 10 à 15 € par feuille pour équiper plusieurs fenêtres.

Calfeutrer les fenêtres

Équipez-les de joints d’étanchéité pour éviter les courants d'air froid. Ce sont des rubans à coller à renouveler régulièrement, surtout ceux en mousse, qui s’usent plus vite que ceux en caoutchouc ou en plastique. Les bombes de mousse isolante sont plus pratiques à utiliser sur des surfaces abîmées, mais les professionnels estiment le résultat peu durable. Calfeutrer les fenêtres peut permettre de réaliser une économie d’énergie évaluée en moyenne à 5 % en habitation collective et à 8 % en habitation individuelle.

Coût : quelques dizaines d’euros pour plusieurs fenêtres.

S’équiper de multiprises avec interrupteurs globaux

Les appareils qui restent branchés continuent à consommer de l’électricité soit parce qu’ils sont en mode veille, soit parce qu’ils sont éteints mais encore raccordés à la prise et qu’un courant résiduel continue à circuler. L’interrupteur global est la solution. Vous pouvez économiser jusqu’à̀ 400 kWh, selon l’Ademe, en ne laissant vos appareils en veille (ordinateur, télévision, cafetière, etc).

Coût : entre 7 et 45 € par multiprise.

Poser des panneaux réfléchissants derrière les radiateurs

Si vos radiateurs sont posés contre un mur mal isolé, une partie de la chaleur va s’y perdre. Avec des panneaux ou des tapis réfléchissants derrière ces radiateurs, l’essentiel de la chaleur sera renvoyé vers l’intérieur de la pièce. Vous pouvez gagner de 5 à 10 % de performance énergétique.

Coût : quelques dizaines d’euros pour plusieurs radiateurs.

Adapter un mousseur sur le pommeau de douche 

Ce petit appareil, à glisser entre le mitigeur et le flexible, réduit le débit d’eau et augmente la pression, sans diminuer le confort car il mélange de l’air à l’eau. Bénéfice : jusqu’à 50 % d’eau chaude en moins consommée pendant la douche.

Coût : rarement plus de dix €. À nettoyer régulièrement si votre eau est calcaire.

Je peux dépenser jusqu'à 1500 euros

Installer un thermostat d’ambiance

« Ce type d’équipement permet, par exemple, de baisser la température pendant que vous dormez ou que vous êtes hors de chez vous », explique Jean-Claude Rancurel, président d’UNA couverture, plomberie, chauffage. Les modèles programmables peuvent même réduire la température à certaines heures, puis la relever juste avant votre retour. « L’idéal est de baisser de 2 à 4 °C pendant vos absences, mais pas davantage, car remettre rapidement à la bonne température peut aussi être énergivore. » « Avec une bonne programmation de la température grâce au thermostat, il n’est pas rare de faire de 5 à 15 % d’économies d’énergie », rappelle Jean-Claude Rancurel.

Coût : à partir de 300 € pose incluse. Un modèle pilotable à distance est un peu plus cher.

Poser des thermostats programmables

Avez-vous besoin de chauffer les chambres ou la salle de bains à 19 °C toute la journée, alors que vous occupez surtout le séjour ? Ces thermostats permettent d’arbitrer pièce par pièce. « Baisser la température dans une pièce de 4 °C pendant huit heures entraîne 20 % d’économie d’énergie », recommande Jean-Claude Rancurel.

Coût : 150 € par radiateur.

Faire poser une trappe dans la cheminée

Les cheminées ouvertes laissent entrer l’air froid quand vous n’y faites pas de feu et ne restituent que 10 % de la chaleur du feu quand vous en faites. Installer une trappe d’aération permet de récupérer une partie de la chaleur. Lorsque la cheminée ne fonctionne pas, la trappe se ferme pour éviter les déperditions d’air chaud par le conduit.

Coût : environ 1 000 €.

Installer un chauffe-eau « intelligent »

Ces nouveaux modèles électriques analysent votre consommation de façon à ne chauffer que l’eau qui vous est nécessaire, en tenant compte de votre rythme de vie. « Il permet de réaliser jusqu’à 20 % d’économie d’énergie grâce à cet autoapprentissage », observe Jean-Claude Rancurel.

Coût : à partir de 900 €.

Opter pour un chauffe-eau thermodynamique

Il fonctionne avec une pompe à chaleur intégrée qui prend les calories dans l’air et les restitue pour chauffer l’eau. Quand cela ne suffit pas, il utilise l’électricité en appoint. Attention, il en existe plusieurs types (sur air extérieur, sur air extrait, sur air ambiant). Renseignez-vous auprès de votre conseiller Faire (annuaire des conseillers sur Faire.fr ou au 0 808 800 700) pour connaître les avantages et inconvénients de chaque modèle, ainsi que les précautions d’installation. « Si la cuve correspond à des besoins raisonnables et s’il fonctionne dans de bonnes conditions, il permet de diviser par deux environ la consommation d’électricité par rapport à un simple cumulus », indique Florence Clément, de l’Ademe.

Coût : entre 1 300 à 1 500 €.

Je peux consacrer plus de 1500 €

Isoler les murs et le toit

Un toit peut laisser s’échapper le quart de la chaleur de votre logis. Le coût de l’isolation dépend de l’état des combles, de leur surface et des techniques utilisées. L’isolation des murs est aussi importante. La réaliser par l’extérieur est plus efficace, mais plus chère, et conseillée si la maison est humide.

Coût pour le toit : pour 100 m², il faut compter entre 2 000 et 12 000 € au total, parfois davantage s’il faut enlever les tuiles pour pouvoir isoler par l’extérieur.

Coût pour les murs : de 120 à 300 € par m².

Se chauffer au bois

« Le bois est l’énergie la moins chère aujourd’hui, et ces dernières années les poêles ont fait d’énormes progrès. Ils peuvent restituer dans la maison 95 % de la chaleur produite par la combustion », rappelle Florence Clément. Ils sont au choix à bûches ou à granulés, pour une manutention plus simple (un réservoir alimente autant que de besoin le feu). « Ils sont très efficaces dans les maisons dotées de vastes espaces ouverts où la chaleur circule facilement (cuisine ouverte, séjour-salle à manger) », remarque la spécialiste de l’Ademe. Privilégiez les appareils qui affichent le label Flamme verte 7 étoiles. L’installation doit être réalisée par un professionnel et nécessite une évacuation pour les fumées (existante ou à créer). Moins efficace en général que le poêle, la cheminée avec insert est aussi une option pour se chauffer au bois.

Coût du poêle : pose incluse, de 1 500 à 6 000 € pour les appareils à bûches et de 2 000 à 10 000 € pour ceux à granulés.

Coût de la cheminée : à partir de 1 500 € avec la pose. 

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