Cosmétiques : les bons plans des circuits courts

Les produits de beauté et d’hygiène ont longtemps été l’apanage des grands groupes industriels. Aujourd’hui de nombreux artisans et petites entreprises se lancent sur ce marché, avec des produits sains et un très bon rapport qualité-prix, grâce à la vente en direct.

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Savon à la glycérine, des crèmes au miel, des eaux florales : que du naturel
© Istock /EasterBunnyUK

Acheter en direct chez les producteurs et créateurs de cosmétiques

Exit les produits industriels aux listes d’ingrédients à rallonge. L’époque est au déo bio et au shampooing solide qui font la part belle aux produits naturels, aux emballages recyclables et à l’authenticité.

Depuis quelques années, de nouvelles marques de cosmétiques montent en puissance en pratiquant la vente en direct. C’est le cas de Clémence & Vivien et ses produits 100 % naturels, fabriqués en France et non testés sur les animaux. « Nous faisons tout nous-mêmes : approvisionnement, conception, vente en ligne et livraison des boutiques partenaires », détaille Clémence Lefebvre, cofondatrice de la marque. Résultat : un déodorant en crème à 7,90 € le pot de 50 g, l’un des moins chers sur le marché, et un savon de 100 g à 3,90 €, l’un des rares à moins de 5 €.

"Nous avons créé la marque Clémence & Vivien en 2015. Nous proposons des produits naturels, écoconçus, made in France et végans. Nous faisons tout nous-mêmes : obtenir les matières premières auprès des producteurs, concevoir les produits, livrer nos clients finaux via le site internet, ainsi que nos revendeurs. Nos produits sont disponibles dans 800 points de vente, des magasins indépendants et des enseignes bio. En traitant en direct avec chacun, nous limitons le transport des produits. D’un point de vue social, le circuit court a aussi son intérêt, tant pour la rémunération du producteur de matière première que pour proposer aux clients des produits respectueux de l’environnement et de la santé à un prix abordable. C’est important pour nous qu’un maximum de personnes puissent s’offrir ce genre de produits".

Autre bon plan de cette nouvelle génération de cosmétiques : la marque Lamazuna. Son dentifrice solide à 8,50 € dure autant que deux tubes classiques, il est fait en France, avec un emballage recyclable et des ingrédients 100 % naturels. Tout sauf de la poudre aux yeux.

Sur les plateformes de vente en ligne, des offres tentantes

Le site Slow-cosmetique.com a vu le jour en 2015 pour permettre aux internautes d’acheter au même endroit des produits de beauté « responsables, écologiques et honnêtes » en direct chez plusieurs artisans, et en ne payant qu’un seul colis. « Cette logique de marketplace est conçue pour permettre aux artisans que notre mouvement soutient de bénéficier d’une marge souvent supérieure à ce que proposent les autres e-shops qui achètent puis revendent les produits », indique l’association Slow Cosmétique.

Moins exigeante sur l’éthique et l’écologie, la plateforme Birchbox n’en propose pas moins un large choix de produits made in France, naturels, bio ou végans. Sur Directproducteur.com, les produits ont encore plus l’odeur du terroir : la ferme de Lul’Ane, dans la Drôme, y vend ses sticks à lèvres au lait d’ânesse difficilement trouvables ailleurs (on paye un colis par producteur).

Pour des produits ultralocaux, rendez-vous sur le Locavor le plus proche, où il n’est pas rare de trouver des savons ou des lingettes démaquillantes fabriqués par des artisans locaux ou régionaux.

"Les prix sont accessibles", une adepte du direct producteur témoigne

"Une amie m’a fait essayer un savon Clémence & Vivien chez elle, et je suis devenue fan. J’adore leur parfum et le côté zéro déchet. J’en utilise énormément maintenant. Alors que je n’avais pas forcément une bonne image du savon solide avant, j’ai arrêté le savon liquide en bouteille plastique. J’achète parfois leurs produits via Birchbox et Veganshop, quand je veux en acheter d’autres en même temps. Mais je préfère les commander en direct sur leur site internet plutôt que de savoir qu’un intermédiaire prend son pourcentage, ça valorise mieux leur travail. J’achète souvent dix savons d’un coup. Je fais aussi des commandes groupées avec une collègue. Les prix sont accessibles. C’est rare, car plein de savonneries pratiquent des prix exorbitants. J’aimerais néanmoins pouvoir leur rendre les pots en verre des déodorants, ou qu’ils créent un système de recharges."

df
Gabriel Siméon
Publié le

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