Création d'entreprise : les secteurs qui ont le vent en poupe

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Une étude de marché est indispensable pour savoir si votre projet d'entreprise est viable.
© jd-photodesignadobestock

En 2019, 815 257 entreprises, toutes formes confondues, ont été créées en France, d’après les chiffres de l’Insee. Un record. Si vous aussi, vous souhaitez vous lancer dans l’entrepreneuriat, la première étape consiste à trouver la bonne idée de projet… dans un secteur porteur.

L'écologie, le high-tech, le made in France, le bien-être

Elizabeth Vinay, de Bpifrance Création, suit depuis de nombreuses années les secteurs en plein développement et ceux dans lesquels émergent de nouveaux métiers. Dans les mois à venir, elle table sur :

> La transition énergétique, l’écologie, la lutte contre l’obsolescence programmée et le gaspillage (économie circulaire, recyclage, réparation), la consommation en quête de sens (gratuité, entraide), la permaculture, l’agriculture urbaine, le bio, le végan, le sans-gluten.

> Le développement technologique dans la santé, l’industrie, l’enseignement, la cybersécurité. Ajoutez la blockchain et les cryptomonnaies (comme le Bitcoin), l’intelligence artificielle, le réseau 5G de téléphonie mobile.

> Les services à la personne. Ménage, portage de repas, prestations de bricolage, de jardinage, réparation informatique… les besoins des particuliers sont énormes.

> Le bien-être. Médecines douces, relaxation, massages, nutrition, soins anti-âge et autres ont le vent en poupe. Parmi les créneaux porteurs, les salons en franchise et le haut de gamme (spas, centres de remise en forme) demandent un capital de départ substantiel. D’autres, comme le coaching ou le conseil en nutrition, nécessitent moins de ressources financières, mais une qualification adéquate. Le marché de la forme est boosté par le numérique : applis spécifiques, bracelets évaluant l’activité physique, etc. Et pourquoi ne pas associer votre activité aux seniors (la “silver économie”) qui seront 20 millions en France en 2030.

> Le made in France, qui concerne de nombreux secteurs : le prêt à porter, le luxe, la gastronomie, le développement durable, etc. Selon un sondage BVA de 2018, trois personnes sur quatre se disent prêtes à payer jusqu’à 10 % plus cher un produit fabriqué en France.

Bon à savoir

Attention, un secteur peut être jugé porteur alors qu’il est déjà saturé. C’est par exemple le cas de la livraison de plats à domicile ou de la fabrication de bijoux fantaisie.

Les études de marché réalisées avec une junior-entreprise

> Lorsqu’il s’agit de creuser une idée d’entreprise,l’étude de marché et le business plan sont deux étapes clés pour savoir si le projet est viable. Mais par où commencer ? Les junior-entrepreneurs sont des étudiants de 150 grandes écoles et des universités désireux de passer de la théorie à la pratique en épaulant des porteurs de projets d’entreprises. Ils peuvent vous aider en utilisant les derniers outils technologiques, comme la géolocalisation. « Le système est gagnant-gagnant, affirme Pierrick Lallemand, vice-président de la Confédération nationale des junior-entreprises. L’étudiant produit un service grandeur nature et favorise ainsi sa future insertion professionnelle, tandis que l’entrepreneur a accès à un niveau de conseil  digne d’un cabinet à très haute valeur ajoutée, à un prix beaucoup moins élevé. Nous avons aujourd’hui 200 junior-entreprises dans 85 villes en France et nous couvrons quasiment tous les domaines d’activité », précise-t-il.

Le modèle coopératif

> Dans ce système, les salariés sont les associés majoritaires de l’entreprise en détenant au moins 51 % du capital et 65 % des droits de vote à l’assemblée générale. « Depuis cinq ans, on assiste à un vrai engouement pour le modèle coopératif, constate Fatima Bellaredj, déléguée générale de la Confédération générale des sociétés coopératives (SCOP). Pour beaucoup d’entrepreneurs, le projet sociétal devient tout aussi important que le projet économique. Les effectifs des sociétés coopératives ont augmenté de 13 % entre fin 2016 et 2018.» L’an passé, 65 % des nouvelles sociétés coopératives étaient des créations pures et 24 % des reprises d’entreprises par leurs salariés. « Les secteurs de l’énergie et de l’environnement sont porteurs pour les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC). Ce statut est bien adapté, car il permet de faire entrer des associés multiples : fournisseurs, clients, collectivités territoriales », souligne Fatima Bellaredj.

Les espaces de coworking

> En français, on les nomme “tiers lieux”. Indépendants, télétravailleurs et porteurs de projets d’entreprises y travaillent et y collaborent. Un récent rapport en a dénombré 1 463 en France. En juin dernier, devant le succès de ces « Fablabs » (“laboratoires de fabrication”), le gouvernement a décidé d’utiliser ce modèle pour dynamiser des quartiers populaires et zones rurales en y subventionnant 150 tiers lieux existants. Pourquoi ne pas vous y installer pour profiter de cette atmosphère créative et solidaire ?

Bon à savoir

Le site www.jesuisentrepreneur.fr propose, entre autres, des études sectorielles réalisées par les experts du Crédit Agricole, une carte interactive pour déterminer son lieu d’implantation idéale, des outils pour élaborer son business plan et les dates des prochains Cafés de la création. Organisés partout en France, ils favorisent les échanges avec d’autres entrepreneurs, des avocats, des comptables…

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