Volontariat : partir en mission dans le Corps européen de solidarité

Effectuer une mission de volontariat ou un stage, voire occuper un job en Europe tout en bénéficiant d'un accompagnement spécifique et d'un appui financier, c'est un bon plan ! Avec pour objectif de renforcer la citoyenneté européenne des 18-30 ans.

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Pour les missions de volontariat, le jeune reçoit une indemnité de “subsistance”.
© Contrastwerkstatt/adobestock

> Lancé par l’Union européenne, le CES (Corps européen de solidarité) a remplacé le SVE (Service volontaire européen) fin 2016. Avec une différence : il inclut une dimension stage et emploi qui n’existait pas jusque-là. Porté par des organismes publics ou privés préalablement labellisés car adhérents à la Charte du Corps européen de solidarité (associations, ONG, collectivités territoriales, établissements à but non lucratif, etc.), ce programme propose des projets solidaires pour des jeunes en mal d’engagement. «L’idée est née après les attentats de Paris, relate Béatrice Angrand, présidente de l’Agence du service civique. Les pays de l’Union qui se demandaient comment agir face à de tels actes ont voulu mettre l’accent sur des valeurs de solidarité et de tolérance, et sur la dimension interculturelle de l’Europe afin de renforcer le sentiment d’appartenance commune et l’attachement au territoire.»

Une ouverture aux autres et à la nature

> «En 2019, 1400 Français auront rejoint le CES avec à la clé des expériences humaines dans des activités aménagées en soutien à des personnes ou à des communautés par plus de 300 organisations», annonce la spécialiste de la jeunesse. Ce dispositif ouvert à tous, étudiants ou pas, propose deux volets d’une durée de deux à douze mois : un service volontaire ou une activité professionnelle (emploi, apprentissage ou stage) dans les domaines de la citoyenneté, de l’inclusion, des valeurs européennes, de la protection de l’environnement, de l’égalité des chances ou de la lutte contre les discriminations. Concrètement, il peut s’agir de travailler auprès de personnes handicapées, d’accueillir des réfugiés ou de nettoyer une forêt pour prévenir les incendies, par exemple.

> Ces missions se déroulent dans un pays de l’Union européenne. Pour le volet volontariat, elles se déclinent aussi dans les Balkans, au Liechtenstein, en Norvège, Islande, Russie ainsi que dans quelques États du Moyen-Orient.

De l'estime de soi 

> Pour couvrir l’essentiel des frais de voyage, une aide financière est attribuée sur la base d’un barème kilométrique ainsi qu’une indemnité pour le logement, la nourriture et l’argent de poche, selon le pays. «Ces aides permettent aux plus fragiles socialement de pouvoir accéder au CES», souligne Béatrice Angrand. Environ 60% des effectifs du programme sont d’ailleurs dans ce cas. «Le dispositif est l’opportunité pour les jeunes décrocheurs scolaires sans projet de remettre le pied à l’étrier, d’acquérir une expérience, de développer de nouvelles compétences afin d’optimiser leur employabilité, leur autonomie ou encore leur estime de soi», précise Mathieu Roumégous, directeur Erasmus+ France jeunesse et sport.

Une formation assurée 

> Côté langue, aucun minimum n’est requis. «Les candidats peuvent bénéficier d’outils en ligne ou de cours pour progresser avant leur départ ou une fois sur place, reprend-il. En revanche, il faut porter un véritable intérêt pour la culture du pays choisi. En fonction du projet, des connaissances et de l’expérience demandés, il est aussi possible de bénéficier d’une formation avant de partir. Enfin, de la préparation en amont de la mission jusqu’à son retour, le jeune bénéficie d’un accompagnement par un tuteur identifié.»

Le sur-mesure est possible

> Pour faire une demande de mission, le candidat doit s’inscrire sur les portails Corpseuropeensolidarite.fr ou  Europa.eu/youth/SOLIDARITy_fr qui le mettront en relation avec les organismes. «Il suffit de renseigner son profil puis de repérer les propositions qui vous intéressent, conseille Mathieu Roumégous. Les structures d’accueil en quête de jeunes font de même en décrivant leurs projets. L’un et l’autre peuvent aussi entrer en contact directement et construire une mission ensemble.» Le CES s’inscrit dans un parcours d’engagement global qui peut se cumuler avec le service civique. 

UN CES POUR L’EMPLOI

Le Corps européen de solidarité (CES), ce n’est pas que du bénévolat ! Les jeunes peuvent aussi travailler dans le cadre de projets portés par des organismes publics ou privés, dès lors qu’il s’agit d’aider des communautés et des personnes dans les domaines liés à l’économie sociale et solidaire. Ils peuvent ainsi renforcer leur employabilité, pratiquer la langue du pays, développer des compétences techniques et sociales ou une expertise. «Cette expérience riche pour les jeunes est facile à valoriser ensuite dans le cadre d’une recherche d’emploi», promet Mathieu Roumégous. Un contrat de travail est signé et une rémunération est versée, conformément aux conventions collectives et à la législation sur le salaire en vigueur dans le pays d’accueil.

 

df
Yves Deloison
Publié le

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