Tout savoir sur le volontariat territorial en entreprise

Inspiré du volontariat international en entreprise, ce dispositif, lancé en mai 2019, a pour objectif d’inciter les étudiants ou les jeunes diplômés d’un bac + 2 à + 5 à intégrer une PME industrielle.

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3mn de lecture
© Istock /Simonkr

En quoi consiste le VTE ?

Le volontariat territorial en entreprise (VTE) propose des missions aux étudiants ou jeunes diplômés titulaires d’un bac + 2  à + 5, désireux d’acquérir rapidement des compétences et de l’autonomie. « Le VTE est un dispositif qui incite les jeunes à s’engager pendant un ou deux ans dans une petite ou moyenne entreprise (PME) ou une entreprise de taille intermédiaire (ETI) française, explique Guillaume Mortelier, porte-parole du programme VTE à la banque publique d’investissement Bpifrance. Le dirigeant s’engage de son côté à lui confier des responsabilités fortes, en lien direct avec l’équipe dirigeante de l’entreprise. »

Le VTE se réalise soit en alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation), soit en contrat à durée déterminée (CDD) d’un an minimum pouvant déboucher sur un contrat à durée indéterminée (CDI), soit directement en CDI.

Quelles sont les missions prévues ?

Les missions se déroulent en priorité dans les PME et ETI des 148 territoires d’industrie. Elles se classent en plusieurs catégories :

  • expérience « bras droit du dirigeant » ;
  • projet de transformation, digitalisation, nouveau business model ;
  • projet technologique en rupture, nouveau produit, nouvelles méthodes de production ;
  • développement international ;
  • finance, fusion-acquisition ;
  • marketing, communication ;
  • marque employeur, ressources humaines, responsabilité sociétale des entreprises.

À quels objectifs répond-il ?

Le VTE se présente comme une expérience « gagnant-gagnant ». Pour le recruteur, il est un moyen d’attirer des talents, comme le confirme Damien Marc, dirigeant de JPB Système, une PME spécialisée dans l’aéronautique en Seine-et-Marne, qui a embauché il y a six mois sous ce statut Aurélien, un jeune diplômé (voir témoignage). « Nous n’aurions pas eu accès à un candidat de cette qualité, issu d’une grande école de commerce et ayant bourlingué à l’export, si notre entreprise n’avait pas bénéficié du coup de projecteur apporté par le VTE. »

83 %
des PME et ETI rencontrent des difficultés pour recruter des talents(Étude du Lab Bpifrance, 2017)

 

Pour l’étudiant ou le jeune diplômé, « c’est le moyen d’acquérir une vue à 360° du fonctionnement d’une entreprise, et de monter rapidement en compétences, note Guillaume Mortelier. Le VTE répond également à des enjeux forts d’aménagement du territoire et de relocalisation des activités, d’autant plus cruciaux en cette période de sortie de crise. Il s’agit enfin de valoriser les entreprises, notamment industrielles, porteuses de réels débouchés. »

Fin 2019, plus d’une centaine de contrats ont été signés sous le statut VTE. Après cette première expérimentation, Bpifrance vise 2 000 contrats par an.

Comment postuler ?

Le site Vte-france.fr/job-board/ recense les annonces proposées par les entreprises. Le candidat postule sur cette plateforme en remplissant un formulaire accompagné de son CV. Après une mise en contact, entreprise et candidat au VTE signent une charte de volontariat territorial en entreprise. Les rémunérations des VTE sont soumises au marché, lorsqu’il s’agit d’un CDD ou d’un CDI, ou aux réglementations qui s’appliquent aux contrats en alternance. « Le VTE, qui implique souvent une mobilité pour le jeune, est dès à présent soutenu par deux régions, les Hauts-de-France et les Pays de la Loire, précise Guillaume Mortelier. L’aide consiste soit en une prise en charge d’une partie des coûts salariaux de l’entreprise, soit en une participation aux frais de déplacement ou de logement des jeunes. D’autres régions et des territoires d’industrie, comme Brive et Bièvre Isère, se sont également engagés dans ce dispositif. »

 

df
Katia Vilarasau
Publié le

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