Se former grâce à l'intérim

Se former grâce à l'intérim

Les entreprises de travail temporaire sont présentes sur le terrain de l'alternance à travers trois outils : le contrat d'insertion professionnelle intérimaire (CIPI), le contrat de développement professionnel intérimaire (CDPI) et le contrat de professionnalisation intérimaire (CPI).

Le contrat d'insertion professionnelle intérimaire (CIPI)

Le contrat d'insertion professionnelle intérimaire (CIPI) a pour objet de faciliter l'insertion ou la réinsertion dans l'emploi de tout demandeur d'emploi éloigné du marché du travail rencontrant des difficultés d'insertion ou de réinsertion, du fait de son âge, son handicap, sa situation professionnelle, sociale ou familiale. Aucun critère d'âge n'est requis.

Les personnes qui peuvent demander un contrat d'insertion professionnelle intérimaire sont notamment :

  • les jeunes de moins de 26 ans sortant du système éducatif sans expérience de l'entreprise,
  • les salariés de plus de 45 ans,
  • les travailleurs handicapés,
  • les bénéficiaires du RSA, de l'ASS,
  • les demandeurs d'emploi de longue durée,
  • les personnes ayant interrompu leur activité professionnelle pour s'occuper de leurs enfants, conjoint ou ascendants en situation de dépendance,
  • les intérimaires ayant travaillé moins de 210 heures au cours des 6 derniers mois.

Le CIPI est conclu pour une durée comprise entre 210 heures et 420 heures. Il se déroule en continu et propose une alternance entre des périodes de formation externe et en entreprise et des missions.

Le contrat de développement professionnel intérimaire (CDPI)

Ce contrat doit permettre à des intérimaires peu ou pas qualifiés d'améliorer leur qualification et d'accroître leur capacité d'accès à des missions de travail temporaire plus qualifiées ou directement à des emplois permanents.

Pour accéder au CDPI, vous devez remplir deux conditons :

  • être sans diplôme ou au plus de niveau CAP/BEP,
  • et justifier d'une ancienneté dans le travail temporaire de 450 heures sur les 12 derniers mois précédent le démarrage de la formation. Les 450 heures s'apprécient à la date de démarrage du contrat.

Toutefois les titulaires d'un diplôme de niveau bac peuvent se voir proposer un contrat de développement professionnel intérimaire si leur diplôme n'offre pas de débouchés dans le bassin d'emploi.

De même, ce contrat peut être proposé aux travailleurs handicapés, aux salariés intérimaires de plus de 45 ans, sans condition de diplôme.

La durée de la formation est comprise entre 175 et 350 heures voire 450 pour un diplôme ou titre homologué. La totalité de la formation se déroule en centre de formation et doit être qualifiante.

A l'issue du CDPI, le salarié intérimaire doit se voir proposer dans les 3 mois une ou plusieurs missions de travail temporaire, pour une durée totale d'au minimum 1/3 de la durée de la formation.

Le contrat de professionnalisation intérimaire

Le contrat de professionnalisation intérimaire a pour objectif de permettre à des intérimaires d'accéder à une qualification professionnelle reconnue, à un titre ou un diplôme.

Sont éligibles au CPI :

  • les personnes de 16 à 25 ans quel que soit leur niveau de formation initiale,
  • les demandeurs d’emploi âgés de 26 ans ou plus,
  • les bénéciaires de minima sociaux (RSA, ASS, AAH),
  • les anciens bénéciaires de contrat unique d’insertion (CUI-CIE, CUI-CAE ou emploi d’avenir).

Le contrat a une durée comprise entre 6 mois et 24 mois. Il comprend des périodes de formation en centre de formation et des périodes de missions d'intérim.

Pendant la durée du contrat, l'entreprise de travail temporaire s'engage à fournir une ou des missions au salarié intérimaire, en relation avec l'objectif de professionnalisation visé au contrat.

Pour en savoir plus, consultez : le Fonds d'assurance formation du travail temporaire (FAF-TT).