Les parcours emploi compétences

Les parcours emploi compétences
Le parcours emploi compétences dure 9 à 12 mois. - © hiroshiteshigawara

Ils ont remplacé les contrats aidés en janvier dernier. Objectif ? Se recentrer sur l’insertion professionnelle durable de 200 000 personnes très éloignées de l’emploi. 

En quoi consistent-ils ?

Ces parcours d’insertion professionnelle et sociale s’appuient sur le triptyque emploi-formation-accompagnement. Le recruté signe un contrat unique d’insertion-contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) avec une association, un service public ou une société coopérative d’intérêt collectif*. L’employeur perçoit une aide du Fonds d’inclusion dans l’emploi, à hauteur de 30 à 60 % du smic brut.

Qui peut en bénéficier ?

Les personnes sans emploi depuis longtemps, ayant des difficultés sociales, manquant d’expérience et de savoir-être professionnels et/ou qui ont été trop longtemps en rupture avec le monde de l’école et de la formation. Les parcours emploi compétences (PEC) sont prescrits par Pôle emploi, les missions locales, Cap emploi ou un service social départemental.

Tous les employeurs peuvent-ils y recourir ?

Non. Ils doivent répondre à des exigences, contrôlées par les prescripteurs des PEC. Ils doivent pouvoir assurer un accompagnement quotidien du bénéficiaire grâce à un tuteur, le nombre de PEC doit être limité au sein de sa structure, les compétences transmises doivent notamment être utiles au bassin d’emploi. Pouvoir embaucher à terme le bénéficiaire en contrat classique est un plus.

Quel accompagnement ?

Il est plus encadré qu’auparavant. Un entretien préalable réunit la personne embauchée, l’employeur et l’organisme prescripteur pour spécifier au contrat les compétences à développer. Le prescripteur, en lien avec l’employeur, doit suivre régulièrement le bénéficiaire. Un à trois mois avant la fin du parcours, la suite est envisagée, lors d’un nouvel entretien à trois.

Pour quelle durée et quelle rémunération ?

Sauf besoin d’adaptation spécifique du bénéficiaire, il s’agit d’un contrat de vingt heures par semaine minimum, qui ne peut être rémunéré en deçà de 7,72 euros net de l’heure en 2018 (smic horaire). Il dure 9 à 12 mois. Exceptionnellement, il peut être prolongé.

* Outre-mer notamment, l’employeur peut relever du secteur marchand. Source : circulaire du ministère du Travail du 11 janvier 2018.