Les aides à la recherche d'un premier emploi

Les aides à la recherche d'un premier emploi

Se faire accompagner tout en développant relations et bons contacts sont les moyens les plus sûrs de trouver un premier emploi. Reste à trouver les filières, selon son objectif et son niveau de formation.

Vous achevez une formation en alternance, un cursus à l’université, ou vous sortez d’une école ? Renseignez-vous auprès des services administratifs à propos des aides que vous pouvez obtenir, mais également auprès des professeurs.

Au sein des universités, ce service est assuré par les bureaux d’aide à l’insertion professionnelle. Autre piste à explorer : l’association des anciens élèves de l’école.

Connaître et valoriser ses compétences

Pour s’insérer dans la vie professionnelle, il faut posséder un socle de compétences indispensables à l’exercice d’un grand nombre de métiers : la maîtrise de la langue, de l’écriture, des opérations arithmétiques, un premier niveau de bureautique, explique Isabelle Dubose, directrice des relations stagiaires de l’Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes).

Il est important, ensuite, de connaître ses potentialités, les capacités que chacun possède et dont on a besoin dans un emploi. Par exemple,
la capacité de travailler en équipe, la maîtrise de logiciels, etc.

"L’Afpa a mis au point un outil qui permet d’analyser ces compétences, indique I. Dubose. C’est très valorisant car un jeune sans diplôme n’est pas sans compétences transversales, qui peuvent être mobilisées pour un projet professionnel."

Des missions locales dans toute la France

Ces organismes ont été créés pour répondre spécifiquement aux besoins des jeunes en matière d’emploi.

La mission locale n’est pas seulement le Pôle emploi des jeunes, elle prend en compte globalement tout ce qui peut aider à leur insertion sociale et professionnelle : la formation, le logement, la santé, des problèmes de mobilité, indique Erik Sinoussi, directeur de la mission locale de Salon-de-Provence.

Son objectif est de les accompagner vers l’autonomie, ce qui passe naturellement par l’emploi. »

Le réseau, constitué de 444 structures réparties sur l’ensemble du territoire, accompagne et aide les jeunes de 16 à 25 ans.

Les missions locales sont souvent associées à tort aux jeunes sans qualification professionnelle ; or il n’en est rien, précise Erik Sinoussi. Nous nous adressons à tous les jeunes de moins de 26 ans qui rencontrent des difficultés d’insertion professionnelle ou sociale. D’ailleurs, nous en recevons 3 500 par an, dont un tiers sans qualification, un tiers du niveau CAP-BEP, un tiers bac et plus. »

Des conseils pour élaborer un projet professionnel

Lors d’un entretien avec un conseiller, le jeune fait le point, notamment sur ses acquis scolaires et professionnels (bilans, évaluation de niveau, etc.), afin de réfléchir à un projet professionnel.

Si besoin, le conseiller l’aide à trouver une formation adaptée (remise à niveau, formation qualifiante ou en alternance, stage professionnel, etc.). Celui-ci peut également proposer des offres d’emploi et donner des conseils pour élaborer courriers et CV, pour obtenir un rendez-vous, préparer un entretien.

Les missions locales tiennent compte des spécificités du lieu où elles sont implantées, précise Annick Brunet, chargée de mission dans une mission locale. Bien souvent, la méconnaissance des dispositifs incitatifs à l’embauche et la lourdeur administrative constituent un frein au recrutement.

Les autres structures d'aide à la recherche d'emploi

Notez que dans certaines zones rurales des permanences d’accueil, d’information et d’orientation (paio) sont implantées, de façon à jouer le même rôle que les missions locales.

Autres structures d’accueil pour les jeunes handicapés, la centaine d’antennes de Cap-emploi, organisme de placement spécialisé réparti sur tout l’Hexagone.

L'Apec pour jeunes diplômés

Selon une enquête du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq), les jeunes diplômés rencontrent principalement deux types de difficultés : des services d’aide insuffisants pour rechercher un emploi et l’absence de retour concernant les démarches entreprises.

Pour se faire épauler, ils ont différents recours. Avec un bac + 3 (ou bac + 2 avec expérience), ils peuvent s’inscrire à l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), directement sur le site (apec.fr, cliquer sur Jeunes diplômés).

Ils ont la possibilité, par exemple, d’utiliser le simulateur d’entretien, de déposer un CV en ligne ou de consulter les offres d’emploi. Ils peuvent également participer à différents ateliers gratuits sur des thèmes variés :

  • « Atelier CV » ;
  • « Questions bloquantes en entretien » ;
  • « Comprendre la démarche réseau », etc.

Rencontrer un conseiller est possible, mais il faut compter un délai de trois semaines avant d’être reçu.

L'Apecita, pour le secteur agricole et agroalimentaire

De même, l’Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture et de l’agroalimentaire (Apecita) offre son aide aux jeunes des secteurs agricole, horticole, paysager et agroalimentaire sous forme d’entretiens individuels, d’ateliers collectifs sur les techniques de recherche d’emploi, de tests pour découvrir leurs compétences.

Son site (apecita.com) affiche 16 000 offres par an (consultables après inscription). En 2013, elles s’adressaient essentiellement aux formations supérieures, notamment aux jeunes ayant une formation bac + 2 minimum.

Les aides des chambres de commerce et d'industrie

De même, les chambres de commerce et d’industrie (CCI) sont à l’origine de différentes actions en faveur des jeunes. Par exemple, La Nuit de l’orientation, organisée de janvier à mars dans de nombreuses villes (nuitsdelorientation.fr).

C’est l’occasion de s’entretenir avec des professionnels et des chefs d’entreprise pour s’informer sur les métiers, de faire des tests de personnalité, de rencontrer des conseillers d’orientation.

Les CCI proposent également des services d’accueil, d’orientation et d’aide à la recherche d’emploi.

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