Job d'été : trouver le bon plan

Un petit boulot sur deux est déjà pourvu à la fin mars. Très recherchés, les « bons plans » sont pris d’assaut, mais il est possible de dénicher un job étudiant jusqu’en juin. Les meilleures pistes à explorer.
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Les secteurs qui recrutent

Les jobs d’été se situent massivement dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration, du tourisme, de la grande distribution, du commerce, des services, de l’agriculture. Cependant, on voit apparaître quelques emplois atypiques, comme le précise Elisabeth Courteaud, chargée du développement commercial de JobEtudiant.net : « Ce sont des jobs de ‘‘pet-sitter’’ (garde d’animaux domestiques) et de gestionnaire de locations saisonnières, organisateur pour le compte des propriétaires des arrivées et départs des touristes ayant loué un logement sur des plateformes internet. »

Les missions plus traditionnelles, elles, consistent « à renforcer la main-d’œuvre pour faire face à une demande saisonnière accrue (hôtellerie, restauration, tourisme) ou à remplacer des salariés du secteur tertiaire en congé », indique Barbara Muntaner, directrice des éditions au Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ) et rédactrice en chef de Cidj.com. Un cas de plus en plus fréquent d’après Terence Hamel, directeur des opérations chez CRIT Intérim : « Avec la pénurie de main-d’œuvre dans certains secteurs, de nombreuses entreprises déjà en sous-effectif se préoccupent des remplacements d’été de leurs salariés dès février et mars. »

Chercher au bon moment

Si certains jobs sont encore accessibles à la dernière minute, d’autres exigent une certaine anticipation : « Les grands parcs d’attractions et de loisirs et la banque-assurance recrutent dès février. Entre avril et mai, c’est au tour de l’hôtellerie-restauration, puis de la grande distribution pour les inventaires de juin », constate Elisabeth Courteaud. Plus le job demande des qualifications et plus il est recommandé de s’y prendre à l’avance. Cela permet également d’avoir le choix.

Les jobs qui paient le mieux

Le smic reste le salaire de référence, même si certaines missions permettent de gagner un peu plus : horaires décalés, travaux physiques (vendanges, cueillettes saisonnières, etc.) et pourboires. Être bilingue permet de rehausser un salaire de baby-sitter ou d’hôtesse d’accueil.

« Nous accordons une indemnité de fin de mission (IFM) équivalant à 21 % du salaire brut [le montant de l’IFM ou prime de précarité est au moins égal à 10 % de la rémunération totale brute], détaille Terence Hamel. Certains employeurs offrent des primes de performance pouvant atteindre 300 à 500 euros par mois. Le besoin en main-d’œuvre et la versatilité de la jeune génération font que les chefs d’entreprise cherchent à fidéliser ceux qui sont ponctuels, fiables et qui ont envie de travailler. Leur hantise, c’est le jeune qui claque la porte au bout de 3 jours... ce qui arrive plus souvent qu’on ne le croit. » Mais attention aux arnaques ! Il convient de refuser les offres trop attractives (salaire démesuré), celles où l’on vous demande d’acheter votre matériel ou de travailler avec le statut de micro-entrepreneur, moins protecteur que le salariat.

Préparer sa candidature

Que mettre dans un CV quand on est étudiant ? Broder, inventer ne sert à rien. « En effet, on n’attend pas d’un étudiant qu’il ait déjà une expérience professionnelle, mais qu’il soit motivé. Il doit aussi penser à mettre en avant les compétences acquises dans le cadre d’activités sportives et bénévoles », explique Barbara Muntaner.

La bonne candidature est celle qui répond parfaitement à l’offre d’emploi : « Il faut choisir des offres qui correspondent à son profil, mais aussi à sa personnalité, conseille Rachida Soussi, rédactrice en chef adjointe de Studyrama-Emploi.com. Pour cela, il faut lire soigneusement l’annonce afin de répondre point par point aux attentes de l’entreprise. »

Pour certains jobs, la présentation et l’attitude comptent davantage que le CV : « Dans l’événementiel, par exemple, on attend du jeune qu’il soit souriant, poli et qu’il ait le sens du service », précise Terence Hamel. Par ailleurs, les employeurs apprécient les étudiants disponibles pendant au moins un mois complet.

Les pistes à explorer

Pour aboutir, la recherche doit être multicanale : « Il faut se diversifier au maximum et consulter aussi bien les sites d’emploi généralistes, comme Pôle emploi, que les sites spécialisés, les réseaux sociaux, se rendre sur les forums, faire fonctionner son réseau familial et envoyer des candidatures spontanées », poursuit Rachida Soussi.

Le réseau personnel est la première piste à creuser : « Quand on a de la famille ou des amis qui vivent dans une région touristique, il ne faut pas hésiter à les solliciter et à leur demander de se renseigner – le bouche-à-oreille fonctionne toujours –, car ces territoires connaissent des pics d’activité l’été. Être logé sur place est un atout », indique Barbara Muntaner.

Les sites et plateformes internet permettent d’avoir accès à une offre élargie. Outre celui de Pôle emploi, on peut consulter les sites des centres d’information jeunesse : CIDJ en Île-de-France (Jobs-ete.com) ou l’un des 26 CRIJ (centres régionaux information jeunesse). À signaler aussi Jobaviz.fr, site du Crous Emploi (centre régional des œuvres universitaires et scolaires) et des sites spécialisés, comme Lhotellerie-restauration.fr ou Jobanim.com, Animjobs.com (métiers de l’animation). Quand on sait déjà quel type de petit boulot on vise, les moteurs de recherche (Indeed.fr, Monster.fr) permettent de balayer l’ensemble des offres en ligne à partir de mots-clés.

A lire aussi : Bien chercher un emploi sur Internet

De la candidature spontanée aux forums

Tous ces nouveaux outils n’ont pas enterré la candidature spontanée, appréciée des recruteurs car elle est un signe de motivation. Il ne faut pas hésiter à faire le tour des commerçants et entreprises proches de son domicile avec une lettre de motivation et un CV. De fin juin à début août, la période des soldes bat son plein et, selon les régions, les vacanciers affluent. Les commerçants et les entreprises, notamment dans l’agroalimentaire, ont besoin de renfort.

En outre, des forums spécialisés dans les jobs d’été sont organisés partout en France, entre mars et avril, par les centres d’information jeunesse CIDJ et CRIJ (toutes les dates sont en ligne sur le site du CIDJ, rubrique « Jobs d’été »). Ils permettent de rencontrer directement les recruteurs, mais aussi de bénéficier de conseils pour la rédaction d’un CV. Dernier outil à la disposition des candidats, le guide Trouver un job édité par le CIDJ pour l’Ile-de-France et les CRIJ pour les autres régions. Pour le consulter, il suffit de taper dans un moteur de recherche les mots-clés « CRIJ » ou « CIDJ » et « Guide Trouver un job » suivi du nom de la région voulue.

Petit boulot : que dit la loi ?

  • L’âge minimum légal pour travailler en France est fixé à 16 ans (dès 14 ans, sous certaines conditions).
  • La rémunération doit être au moins égale au smic horaire.
  • Le type de contrat de travail conclu est un CDD et le Code du travail (durée, horaires, congés, etc.) s’applique comme à tout salarié, de même que le règlement interne de l’entreprise.
  • Les salaires perçus par un étudiant âgé de 25 ans maximum au 1er janvier de l’année d’imposition échappent à l’impôt sur le revenu, dans la limite de trois fois le smic.
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df
Marie Zeyer
Publié le

Immobilier, droit du travail, retraite...

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