Arrondir ses fins de mois : et si vous deveniez figurant sur des tournages ?

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© Felix Seichter - iStock

Qui peut faire de la figuration ?

Âge, style ou apparence physique, tout le monde peut être figurant. « Néanmoins, prévient Nathalie de Médrano, présidente de l’Association des chargés de figuration et de distribution artistique (ACFDA), ce n’est pas un hobby ! Nous retenons plutôt des personnes qui ont déjà de l’expérience ou des comédiens parce qu’ils savent suivre les directives du metteur en scène. » In fine, ce dernier décide en fonction de choix artistiques. « Une particularité physique ou une aptitude est parfois le critère décisif. J’ai par exemple recruté un charcutier parce qu’il fallait savoir découper un cochon. Les retraités sont aussi très appréciés car facilement disponibles et moins nombreux à postuler. »

Des compétences exigées ?

Si aucune formation ni talent ne sont requis, des qualités s’imposent : patience, adaptabilité, ponctualité, attention et courtoisie. « Les plannings peuvent changer jusqu’à la dernière minute, poursuit Nathalie de Médrano. Une journée qui se termine à 16 heures peut s’éterniser. Entre deux prises, les figurants attendent souvent à la même place pour que le plan soit cohérent. Les scènes se rejouent dix fois ou plus. C’est un travail qu’il ne faut pas prendre à la légère ! » Pas si simple, par exemple, d’interpréter un Poilu qui patauge dans la boue. « Un mariage censé se dérouler en juin peut être filmé en mars, pointe Raymond Beyeler, figurant depuis dix ans. On a froid toute la journée. On tourne aussi sous la pluie ou pendant toute une nuit. »

Comment postuler ?

Vous trouverez de précieux conseils dans la lettre à usage des figurants sur le site de l’ACFDA (Acfda.fr). L’association met aussi à disposition les conventions, grilles de tarifs, des actualités et même les coordonnées d’une quarantaine de chargés de figuration et de nombreuses annonces. « L’essentiel de l’activité se déroule en région parisienne, note Nathalie de Médrano. Mais actuellement, il y a beaucoup de tournages dans le Sud, à Sète et Marseille, dans des villes comme Bordeaux, qui dispose de studios. La Rochelle ou Dunkerque sont très prisées, ainsi que Sarlat ou Le Mans, pour les films d’époque. » Une fois l’annonce repérée, envoyez des photos de vous de bonne qualité, en mode portrait et en pied, accompagnées d’un CV incluant votre parcours et vos loisirs. Côté sélection, il n’y a pas de règle. On peut être retenu sur ces éléments ou reçu en entretien, seul ou groupé.

Combien ça rapporte ?

« L’activité repose sur un cadre légal, explique notre experte. La convention collective nationale de la production cinématographique fixe les tarifs en vigueur. » Pour 8 heures de tournage, le salaire minimum s’élève à 105 euros brut pour le cinéma et 84,50 euros pour un téléfilm. Au- delà, le figurant touche des heures supplémentaires. Si le figurant fournit un costume particulier, c’est 70 à 95 euros supplémentaires. Au cinéma, une silhouette muette (petit rôle, serveuse ou collègue de travail, par exemple) perçoit 150 euros. Faire de la figuration avec son chien rapporte de 15 à 25 euros de plus. La prise en charge des frais de déplacement varie selon les productions.

Où trouver les annonces ?

En plus du site de l’ACFDA (Acfda.fr), vous pouvez vous inscrire sur le site Filmfrance.net pour être informé des tournages. À l’instar de Normandie Images et Bretagne Cinéma, des organismes en régions envoient leurs annonces aux inscrits. La plupart des sites spécialisés sont payants et reprennent les offres diffusées ailleurs. Attention ! Certains proposent de fausses annonces ou des auditions payantes : à éviter ! En revanche, Movifax.org, Nawak.com ou Bellefaye.com font référence. Les informations sont accessibles contre une cotisation de quelques dizaines d’euros par an.

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