Accomplir une mission de service civique

Accomplir une mission de service civique
9 secteurs d’activité sont concernés par le service civique. - © Syda Productions

Ce dispositif, en plein boom, a attiré 123 000 jeunes en 2017, soit 34 % de plus qu’en 2016. Pourquoi n’en profiteriez-vous pas, vous aussi ?

De quoi s’agit-il ?

« Créé en 2010 et renforcé après les attentats de janvier 2015, le service civique participe à 
la cohésion nationale, explique Yannick Blanc, président de l’Agence du service civique. C’est également un tremplin pour l’avenir. Il est aussi utile pour les autres que pour soi. » En 8 ans, 230 000 volontaires se sont engagés dans une association, une collectivité territoriale (mairie, département ou région) ou un établissement public (musée, collège, lycée, etc.), pour servir l’intérêt général. Les actions sont multiples :

  • sensibiliser les enfants au tri des déchets,
  • informer les adolescents sur les conduites
 à risques,
  • favoriser l’accès de jeunes en difficulté à des activités culturelles,
  • participer à de grands chantiers de restauration de sites historiques,
  • accompagner des personnes sans abri,
  • aider à la reconstruction de zones endommagées par une catastrophe naturelle et soutenir les populations,
  • accompagner dans leurs pratiques sportives des personnes en situation de handicap, etc.

Qui y a accès ?

Les jeunes âgés de 16 à 25 ans, et jusqu’à 30 ans pour ceux en situation de handicap, ayant la nationalité d’un pays de l’Union européenne ou de Croatie, Islande, Lichtenstein, Norvège
 et Suisse. Aucune condition de diplôme ni d’expérience professionnelle n’est exigée. Seuls comptent le savoir-être et la motivation. Pour les mineurs – les missions qui leur sont confiées doivent être adaptées à leur âge –, une autorisation parentale est exigée.

Quls sont les bénéfices pour les volontaires ?

« La mission leur permet d’appréhender la réalité sociale et humaine et d’enrichir leur expérience », répond Yannick Blanc. Grâce 
à elle, ils prennent confiance, travaillent en équipe, s’ouvrent aux autres (volontaires, professionnels, bénévoles issus de toutes origines sociales et culturelles) et au monde, et réfléchissent à leur propre parcours.

« C’est une étape à valoriser dans leur CV qui atteste de l’acquisition de compétences et aussi de capacités à s’adapter à un environnement professionnel », poursuit-il. Ils trouvent plus facilement une formation ou un emploi dans la foulée, car « les recruteurs sont très attentifs à ce type de savoir-être ». Les jeunes en difficulté sociale, eux, rejoignent souvent le secteur de l’animation et « pour la première fois dans leur vie, ils vivent une expérience positive avec des adultes, note Yannick Blanc. Beaucoup d’entre eux choisissent ensuite cette voie ».

Quels sont les secteurs d’activité concernés ?

Ils sont au nombre de 9 :

  • culture et loisirs,
  • développement international et action humanitaire,
  • éducation pour tous,
  • environnement,
  • intervention d’urgence en cas de crise,
  • mémoire et citoyenneté,
  • santé,
  • solidarité,
  • sport.

Attention, les jeunes se tournent majoritairement vers les domaines les moins porteurs en opportunités (sport, culture et loisirs ou environnement), alors que ceux qui recrutent le plus – éducation, solidarité et santé en particulier –, les séduisent moins.

Comment choisir sa mission ?

« Les volontaires utilisent leur mission en guise de formation pour diversifier leur expérience ou élargir leur choix de métiers, explique Yannick Blanc. C’est une pause salutaire pour envisager d’autres perspectives. » Quel que soit votre projet, vérifiez que vous êtes en phase avec le contenu de la mission et que l’organisme peut vous accueillir dans de bonnes conditions.

Comment la décrocher ?

Faites preuve d’enthousiasme et démontrez votre capacité à prendre des initiatives et à adopter un comportement adapté. Attention, à la rentrée, si les propositions de missions explosent, les candidatures aussi ! « L’offre est inégale selon les régions, ajoute Yannick Blanc. En Île-de-France, les organismes d’accueil ont parfois du mal à recruter car l’offre 
est importante. En revanche, en Nouvelle-Aquitaine, Grand Est ou Hauts-de-France,
 les jeunes rencontrent davantage de difficultés à trouver leur mission. »

Comment se déroule la mission ?

Elle dure de 6 à 12 mois en continu. 
Le contrat inclut un temps de travail hebdomadaire allant de 24 à 48 heures sur une période de 6 jours. Le plus souvent, le contrat est de 35 heures. Celui des mineurs n’excède pas 35 heures sur 5 jours. Sauf cas exceptionnel, prolonger la mission n’est pas autorisé. Un service civique est compatible avec la poursuite des études ou un emploi à temps partiel.

Comment percevrez-vous ?

Vous recevrez une indemnité de 473,04 euros net par mois prise en charge par l’État et une prestation financée par la structure d’accueil en nature (titres-restaurant, accès à la cantine, etc.) ou en espèces d’un montant de 107,58 euros mensuels. Elle ouvre droit à une protection sociale. Les jeunes bénéficiaires du RSA et certains titulaires d’une bourse de l’enseignement supérieur (ceux du 5e échelon ou au-delà) bénéficient d’une majoration de 107,68 euros par mois. L’indemnité est cumulable avec l’allocation adulte handicapé (AAH) ou l’aide au logement. Le statut
 de volontaire offre des avantages identiques à ceux accordés aux titulaires de la carte étudiante.

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Quel sera votre statut ?

Vous ne serez ni salarié ni stagiaire ou bénévole. Votre statut sera celui de volontaire en service civique, fondé sur la réciprocité entre ce dernier et l’organisme d’accueil. Pour pouvoir en justifier, vous recevrez une carte de service civique personnalisée, valable 
un an, à partir de la date de début de contrat.

Comment mettre à profit votre mission ?

« À la fin de la mission, établissez un bilan
 des compétences acquises en détaillant les tâches effectuées et tout ce que vous avez appris, conseille Yannick Blanc. Cette matière permettra d’enrichir le CV et d’argumenter au cours d’un entretien d’embauche. » Un service civique constitue un atout indéniable pour les jeunes en recherche d’emploi. Par exemple, « pour ses futurs vendeurs, le Groupe Casino considère qu’il permet d’aiguiser son sens de l’initiative et de vaincre sa timidité ».

Où se renseigner ?

Contactez missions locales, centres d’information et d’orientation et maisons des jeunes, afin de bénéficier d’une orientation personnalisée. Demandez aussi aux organismes d’accueil (Service-civique.gouv.fr) de vous mettre en relation avec des jeunes volontaires ayant réalisé une mission similaire à celle que vous convoitez.

Comment postuler ?

Le site Service-civique.gouv.fr recense des centaines de missions mises à jour. Pour candidater, créez un compte puis remplissez votre profil. Il vous est également possible de postuler directement auprès des organismes. Une fois votre choix opéré, adressez un courriel avec votre candidature. Si elle est retenue, vous serez convoqué à un entretien pour estimer votre motivation.

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