Job d'été : comment faire pour passer son Bafa ?

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© Lacheev

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Le Bafa, pour brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur, est un diplôme non professionnel qui permet d’encadrer des mineurs dans des colonies de vacances ou des centres de loisirs. Il n’y a aucun prérequis pour postuler, sauf d’avoir 17 ans révolus. « Avant de vous engager, faites le point sur vos motivations, recommande Kim Delagarde, président de la commission formation de la Fédération du scoutisme français. Si votre motivation est financière, l’animation n’est pas un bon plan. » En effet, l’activité est peu rémunératrice, voire totalement bénévole : avec un contrat d’engagement éducatif (le contrat proposé aux animateurs), la rémunération minimum est de 22,55 euros brut par jour, avec des horaires souvent denses.

Sélectionner votre organisme de formation

Après une inscription sur Jeunes.gouv.fr/bafa-bafd, vous devrez effectuer, sur trente mois maximum, deux formations théoriques (payantes) et un stage pratique. C’est à vous de rechercher le ou les organismes agréés qui vous dispenseront les différentes formations. Étudiez les choix pédagogiques des organismes : par exemple, l’UCPA est tournée vers le sport, les scouts dorment sous la tente, les Français s’occupent de centres de loisirs...

Suivre la formation générale Bafa

Le premier stage, de huit jours minimum, peut se dérouler en externat, en demi-pension ou en internat. Son coût varie entre 300 et 700 euros. Vous y acquerrez les principales notions de l’animation : comment encadrer et animer des mineurs, connaître les enfants et les ados, la sécurité, la réglementation... La formation est théorique, mais la plupart des apprentissages se font de manière pratique : ateliers, mises en situation, création et lancements d’animations, etc. À la fin du stage, le formateur émet un avis et des remarques qu’il reporte sur le dossier en ligne du candidat.

Réaliser un stage pratique

Dans les dix-huit mois qui suivent, il faut effectuer un stage pratique de quatorze jours (en deux fois maximum) dans une colonie de vacances ou un centre de loisirs (les organismes peuvent différer d’un stage à l’autre). Vous y occuperez un poste d’animateur stagiaire, sous la houlette du directeur. Le stage, qui doit être effectué en France, peut être bénévole, en statut « au pair » (logé, nourri), ou rémunéré par le biais du contrat d’engagement éducatif. « En fin de stage, débriefez avec votre responsable. Et surtout, quelques semaines plus tard, vérifiez qu’il a bien rempli votre dossier en ligne, sans quoi il ne sera pas validé », recommande Kim Delagarde.

Faire un stage d’approfondissement ou de qualification

Une dernière formation théorique de six jours minimum permet d’approfondir des compétences qui peuvent être très diverses : petite enfance, milieu montagnard, jeux de rôles, poterie, cirque... « Vous pouvez aussi passer, sur huit jours, une qualification reconnue par l’État : voile, surveillant de baignade, canoë-kayak ou activité de loisirs motocyclistes », précise Kim Delagarde. La formation est payante (de 300 à 700 euros), mais les organismes employeurs la financent parfois en échange d’un engagement du jeune sur la saison suivante. À l’issue de cette session, si les trois avis sont favorables, le dossier est automatiquement transmis au jury qui, selon les départements, se réunit entre deux et quatre fois par an. En attendant, vous pouvez déjà postuler comme animateur.

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