Emploi : trouver une formation à un métier vert

Emploi : trouver une formation à un métier vert
Le gouvernement souhaite utiliser la croissance verte comme un outil de lutte contre le chômage. - © Coloures-Pic

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a lancé lundi 14 mai un programme de « 10 000 formations aux métiers verts et verdissants », destinées aux jeunes peu qualifiés et aux chômeurs.

Le gouvernement d’Edouard Philippe souhaite utiliser la croissance verte comme un levier de lutte contre le chômage. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la haut commissaire à la transformation des compétences, Estelle Sauvat, ont lancé lundi 14 mai un programme de 10 000 formations, « pour favoriser l’accès des jeunes et des demandeurs d’emploi aux emplois verts et verdissants ».

« La formation des salariés en insertion par l’activité économique sera intensifiée, notamment dans le champ du recyclage, de l’économie circulaire et des ressourceries (lieux où sont collectés les propriétaires n’ont plus besoin) », expliquent les ministères de la Transition écologique et solidaire et du Travail dans un communiqué.

« Des projets sont en cours avec le bâtiment (Fédération française du bâtiment), les travaux publics (Fédération nationale des travaux publics), la logistique, la valorisation des déchets, le recyclage », indiquent les ministères.

Les compétences visées

Les compétences visées par ces formations co-financées par Pôle emploi sont notamment :

  • l’installation de nouveaux matériels performants, tels que les chaudières à condensation, les pompes à chaleur ou les outils de comptage intelligents ;
  • l’utilisation de produits plus respectueux de l’environnement, comme des bio-matériaux dans le bâtiment ;
  • l’entretien, la maintenance et le recyclage dans le secteur automobile.

Le programme s’inscrit dans le Plan d’investissement dans les compétences (PIC), conçu selon le ministère du Travail pour former « un million de jeunes peu qualifiés et un million de demandeurs d’emploi de longue durée faiblement qualifiés et à transformer en profondeur l’offre de formation ».

Le gouvernement rappelle que « les éco-activités et l’emploi environnemental au sens strict » atteignent presque « 2 % de la population active », soit 456 000 postes. Plus largement, ajoute le communiqué, « les professions vertes (qui ont une finalité environnementale) ou verdissantes (dont l’exercice évolue avec les préoccupations environnementales) représentent 4 millions d’emplois ».