Travailler autrement

Travailler autrement
Le télétravail, pour la liberté qu’il peut induire. - © webphotographeer

Monter sa propre entreprise ou s’engager dans des formes d’activités alternatives, comme le télétravail, autant de pistes intéressantes pour prendre un nouveau départ.

Se mettre à son compte : l’esprit d’initiative

Une reconversion professionnelle s’accompagne parfois d’un changement de statut : passer de salarié à entrepreneur est un rêve largement partagé. Ainsi, 2,4 millions de Français auraient en tête un projet entrepreneurial, d’après le sondage «Les Français et leurs entrepreneurs» réalisé par l’Institut Think et Opinionway en janvier 2015.

Lancé en janvier 2009, le statut d’auto-entrepreneur concerne plus d’un million de personnes. Peu exigeant financièrement (pas de chiffres d’affaires, pas de charges), c’est le statut idéal pour tester une idée sans prise de risque excessive. Soumis au régime fiscal de la micro-entreprise, l’auto-entrepreneur doit respecter un plafond de chiffre d'affaires annuel fixé à 32 900€ pour les prestations de services et les professionnels libéraux relevant des bénéfices non commerciaux (BNC), et à 82 200€ pour les activités de vente et les prestations d’hébergement (chambres d’hôtes, etc.). Mais de récentes mesures rendent dorénavant le système moins souple, notamment pour les artisans.

Le portage salarial : une plus grande autonomie

Le portage salarial permet d’exercer une activité indépendante tout en bénéficiant des avantages liés au salariat (retraite, chômage, etc.). De nombreux prestataires de services (conseil, audit, formation, traduction, etc.) exercent sous ce statut, incompatible cependant avec les professions réglementées (comme les avocats, par exemple). Le portage repose sur une relation contractuelle entre le «porté», la société de portage et l’entreprise cliente. La société de portage facture l’entreprise cliente et verse chaque mois au « porté » un salaire, après déduction de frais de gestion (10% en moyenne).

Une ordonnance datée d’avril 2015 élargit les profils concernés par le portage et abaisse le plafond minimal de rémunération à 2 380€ brut mensuel pour un travail à temps complet (consulter le guideduportage.com).

Le télétravail : une autre qualité de vie

La sécurité du statut de salarié avec une meilleure qualité de vie : six Français sur dix aimeraient opter pour le télétravail afin, notamment, d’éviter le temps perdu dans les transports, selon un sondage Odoxa pour le Syntec numérique réalisé en mars 2015.

Cependant, avec moins de 10% de télétravailleurs réguliers, la France reste encore loin des pays anglo-saxons et scandinaves, qui en comptent entre 20 % et 35 %, selon l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact).

Dommage, car

le télétravail peut devenir un outil d’aménagement du territoire en permettant à des actifs de peupler des régions moins favorisées. Il s’avère aussi être un outil d’intégration potentiel pour des personnes à mobilité réduite”, explique Muriel Barnéoud, présidente du collège éditeurs de Syntec numérique.

La donne pourrait évoluer avec l’ambitieux plan national de déploiement du télétravail, annoncé par Manuel Valls pour 2016. À suivre…

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