Le premier accueil des jeunes en entreprise

Le premier accueil des jeunes en entreprise

Les conditions d'accueil en entreprise des jeunes de moins de 16 ans ont été définies dans un souci d'ouverture au milieu professionnel et de protection.

Le contact avec le milieu professionnel est important dès l'école. C'est pourquoi rapprocher celle-ci de l'entreprise est une priorité. Pourtant, jusqu'à une date récente, le Code du travail interdisait tout accès à l'entreprise aux élèves de moins de 16 ans en dehors des stages prévus par des diplômes professionnels. Sous le couvert d'une directive européenne, les règles ont aujourd'hui changé.

Trois formules possibles

À côté des traditionnels stages en entreprise, les établissements scolaires peuvent organiser des visites d'information ou encore des séquences d'observation.

Le choix entre ces trois formules dépend de l'âge des jeunes et de la classe dans laquelle ils sont scolarisés. L'accueil peut concerner la classe entière, un groupe

d'élèves ou un élève seul.

Les stages

Ils s'adressent aux élèves qui suivent un enseignement en alternance, pour partie à l'école et pour partie en milieu professionnel. Seuls les élèves de 14 ans au moins peuvent en bénéficier.

Leur durée est variable et dépend de la formation suivie. Ainsi, les élèves scolarisés en classe d'initiation préprofessionnelle en alternance (Clipa) ou en classe préparatoire à l'apprentissage participent à des stages d'initiation afin de découvrir différents milieux professionnels et de définir celui qui leur convient le mieux.

Chaque élève est suivi individuellement dans l'entreprise par un enseignant et un tuteur.D'autres stages, dits d'application, sont ouverts aux jeunes de quatrième et de troisième qui suivent une formation préparatoire à une formation technologique ou professionnelle. Il s'agit alors d'appliquer directement dans l'entreprise les savoir-faire acquis au collège.

Les séquences d'observation

Elles ont pour but de sensibiliser les élèves à l'environnement professionnel. Elles sont établies en fonction des programmes d'enseignement.

Seuls les collèges peuvent organiser de telles séquences pour leurs élèves en classe de quatrième ou de troisième. Pendant une semaine maximum, les élèves sont en contact direct avec le milieu professionnel, ce qui, à une période importante de leur scolarité, peut les aider à trouver une orientation.

Ils peuvent participer à des activités de l'entreprise, à des essais ou à des démonstrations, mais il leur est interdit de travailler sur les machines.

Les visites d'information

Elles se déroulent comme des sorties scolaires. Elles sont organisées par les écoles, les collèges ou les lycées pour tous leurs élèves, quels que soient leur âge et leur classe. Il s'agit, selon le ministère, d'"ouvrir le système éducatif sur l'environnement technologique, économique et professionnel".

Ces visites durent au maximum deux jours consécutifs. Il n'est pas question de laisser le jeune effectuer des travaux quelconques dans l'entreprise.

Un suivi des élèves réglementé

Les écoles, collèges et lycées sont tenus de vérifier que les tâches confiées aux jeunes sont bien conformes à ce qui est prévu par la convention.

Quel que soit le mode d'accueil, les jeunes ne peuvent accéder aux machines ou utiliser des produits dont l'usage est interdit aux mineurs par le Code du travail, ni effectuer des travaux dangereux et insalubres dans l'industrie ou l'agriculture.

Quelle protection en cas d'accident ?

Les élèves en visite d'information et en séquence d'observation ne bénéficient pas d'une couverture d'accident du travail. Lorsqu'un accident survient, c'est l'établissement d'accueil ou l'État qui est responsable, selon que les élèves étaient ou non sous la surveillance des membres de l'enseignement au moment des faits.

Pour les visites et les séquences d'observation, le chef d'établissement contracte une assurance spécifique, comme il le fait pour les voyages et les déplacements scolaires.

Lorsque le jeune est en stage, il est obligatoirement couvert par la Sécurité sociale en cas d'accident, dès lors que ce stage figure bien dans son programme de formation.

Durant les stages, le chef d'établissement scolaire souscrit une assurance qui couvre la responsabilité civile de l'élève pour les dommages qu'il pourrait causer en entreprise ainsi que pendant le trajet menant de l'établissement scolaire à l'entreprise et au domicile (le chef d'entreprise souscrit également une telle assurance).