Création d'entreprise : les secteurs qui ont le vent en poupe

Créer votre entreprise, vous en rêviez, mais passer à la réalité n'est pas toujours simple. Quels sont les secteurs porteurs? L'écologie, le made in France, les médecines douces…, nous avons passé au crible les tendances qui augmenteraient vos chances de réussite.

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Une étude de marché est indispensable pour savoir si votre projet d'entreprise est viable.
© jd-photodesignadobestock

Avant toute création d'entreprise, quatre étapes sont absolument indispensables : l’étude de marché, le business plan et la recherche de financements, le choix du statut juridique et la domiciliation et l’immatriculation.

L'écologie, le high-tech, le made in France

Elizabeth Vinay, de Bpifrance Création, suit depuis de nombreuses années les secteurs en plein développement et ceux dans lesquels émergent de nouveaux métiers. Dans les mois à venir, elle table sur:

> La transition énergétique, l’écologie, la lutte contre l’obsolescence programmée et le gaspillage (économie circulaire, recyclage, réparation), la consommation en quête de sens (gratuité, entraide), la permaculture, l’agriculture urbaine, le bio, le végan, le sans-gluten. «N’oubliez pas de suivre les lois votées au Parlement. Certaines, comme la loi antigaspillage, peuvent insuffler un nouvel élan à un secteur, notamment s’il y a des commandes de l’État», précise la spécialiste.

> Le développement technologique dans la santé, l’industrie, l’enseignement, la cybersécurité. Ajoutez la blockchain et les cryptomonnaies (comme le Bitcoin), l’intelligence artificielle, le réseau 5G de téléphonie mobile.

> Les services à la personne, la santé, les médecines douces, le bien-être, pourquoi pas en les associant aux seniors (la “silver économie”) qui seront 20 millions en France en 2030.

> Le made in France appliqué à tous les produits : vêtements, luxe, gastronomie, etc. Selon un sondage BVA de 2018, trois personnes sur quatre se disent prêtes à payer jusqu’à 10% plus cher un produit fabriqué en France.

Les études de marché réalisées avec une junior-entreprise

> Lorsqu’il s’agit de creuser une idée d’entreprise, l’étude de marché et le business plan sont deux étapes clés pour savoir si le projet est viable. Mais par où commencer ? Les junior-entrepreneurs sont des étudiants de 150 grandes écoles et des universités désireux de passer de la théorie à la pratique en épaulant des porteurs de projets d’entreprises. Ils peuvent vous aider en utilisant les derniers outils technologiques, comme la géolocalisation. «Le système est gagnant-gagnant, affirme Pierrick Lallemand, vice-président de la Confédération nationale des junior-entreprises. L’étudiant produit un service grandeur nature et favorise ainsi sa future insertion professionnelle, tandis que l’entrepreneur a accès à un niveau de conseil  digne d’un cabinet à très haute valeur ajoutée, à un prix beaucoup moins élevé. Nous avons aujourd’hui 200 junior-entreprises dans 85 villes en France et nous couvrons quasiment tous les domaines d’activité», précise-t-il.

Le modèle coopératif

> Dans ce système, les salariés sont les associés majoritaires de l’entreprise en détenant au moins 51% du capital et 65% des droits de vote à l’assemblée générale. «Depuis cinq ans, on assiste à un vrai engouement pour le modèle coopératif, constate Fatima Bellaredj, déléguée générale de la Confédération générale des sociétés coopératives (SCOP). Pour beaucoup d’entrepreneurs, le projet sociétal devient tout aussi important que le projet économique. Les effectifs des sociétés coopératives ont augmenté de 13% entre fin 2016 et 2018.» L’an passé, 65 % des nouvelles sociétés coopératives étaient des créations pures et 24 % des reprises d’entreprises par leurs salariés. «Les secteurs de l’énergie et de l’environnement sont porteurs pour les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC). Ce statut est bien adapté, car il permet de faire entrer des associés multiples : fournisseurs, clients, collectivités territoriales», souligne Fatima Bellaredj.

Les espaces de coworking

> En français, on les nomme “tiers lieux”. Indépendants, télétravailleurs et porteurs de projets d’entreprises y travaillent et y collaborent. Un récent rapport en a dénombré 1463 en France. En juin dernier, devant le succès de ces « Fablabs » (“laboratoires de fabrication”), le gouvernement a décidé d’utiliser ce modèle pour dynamiser des quartiers populaires et zones rurales en y subventionnant 150 tiers lieux existants. Pourquoi ne pas vous y installer pour profiter de cette atmosphère créative et solidaire ?

BON À SAVOIR 

Le site www.jesuisentrepreneur.fr propose, entre autres, des études sectorielles réalisées par les experts du Crédit Agricole, une carte interactive pour déterminer son lieu d’implantation idéale, des outils pour élaborer son business plan et les dates des prochains Cafés de la création. Organisés partout en France, ils favorisent les échanges avec d’autres entrepreneurs, des avocats, des comptables…

 

df
Laurence de Percin
Publié le

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