Comment monter sa start-up quand on est étudiant ?

Pourquoi attendre avant de tester et de mettre en œuvre une idée innovante? Sautez le pas en choisissant le bon statut administratif et en allant chercher l’accompagnement des meilleurs acteurs.

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Créer votre entreprise en étant étudiant vous permet souvent de ne plus chercher un emploi à la fin de vos études.
© Maksym Povozniuk/adobestock

Penser au statut d'étudiant-entrepreneur

> Pour pouvoir lancer sa start-up tout en continuant ses études, un statut a été créé en 2014 : celui d’étudiant-entrepreneur. 8200 jeunes l’ont adopté, dont près de 3580 en 2018. Il est réservé aux moins de 28 ans ayant au moins le bac, étudiants dans le cadre de leur cursus ou jeunes diplômés.

Les principaux avantages : pouvoir aménager son temps d’études et prolonger sa couverture sociale étudiante.

Parler de son projet 

> Le b.a.-ba pour s’exercer à présenter son projet d’entreprise consiste à rédiger un résumé simple comprenant son idée de bien ou de service, le besoin auquel elle répond, son côté innovant par rapport à une offre existante, sa motivation d’entrepreneur et un début de business plan. Le site Bpifrance-creation.fr regroupe une mine d’informations et de renseignements pratiques pour vous aider.

Intégrer un “Pépite”

> C’est l’un des moyens de devenir étudiant-entrepreneur : intégrer l’un des 31 pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat (Pépite).Vous en trouverez la liste sur Enseignementsup-recherche.gouv.fr

> Les appels à candidature ont lieu chaque année entre mai et juin, en remplissant un formulaire sur Snee.esr.gouv.fr. Si sa demande est retenue, l’étudiant se présente devant le comité d’engagement du Pépite qui teste sa motivation et sa capacité à porter un projet d’entreprise. S’il est admis, il acquiert le statut d’étudiant-entrepreneur, obtient l’accès à un espace de coworking et est épaulé par un enseignant et un référent externe issu d’un réseau d’accompagnement et de financement.

Rejoindre un incubateur d'entreprises

> Autre solution, signer un contrat d’appui d’entreprise (CAPE) avec un incubateur. La sélection à l’entrée est la même que dans un Pépite : un dossier de candidature et un oral devant un comité de sélection. «Pour les jeunes startuppeurs, les couveuses et les incubateurs proposent un écosystème très fructueux», dit Elizabeth Vinay, de Bpifrance Création. «À noter que les jeunes entreprises universitaires peuvent bénéficier du crédit impôt recherche», rappelle-t-elle. Ce dispositif permet de déduire une partie des dépenses de recherche et développement des bénéfices de la nouvelle entreprise.

Se faire connaître 

> Prendre un stand dans un salon professionnel et participer à des concours d’entreprises sont deux bonnes idées. Les médias locaux relayent volontiers les parcours des startuppeurs innovants. Quant aux potentiels investisseurs et partenaires, ils y recherchent des… pépites. 

Le plan “L'esprit d'entreprendre”

> Présenté en mai dernier par la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, ce plan prévoit, entre autres mesures, des “semestres entrepreneuriat” : les étudiants-entrepreneurs pourront passer six mois à développer leur start-up et bénéficier d’un accompagnement personnalisé tout en validant des crédits ECTS (European Credits Transfer System). Proportionnels au volume de travail à fournir, ces crédits mesurent le niveau d’études atteint et facilitent la reconnaissance des études à l’étranger, notamment dans le cadre des programmes Erasmus.

> La mobilité internationale des étudiants-entrepreneurs doit aussi être facilitée par des “missions exploratoires” vouées au développement des start-up à l’étranger. Le plan est mis en œuvre dès la rentrée universitaire 2019. 

Florian BLANCHET, cofondateur d’Andyamo, Sébastien GUILLON et Marco PETTITO

“Nous avons créé un outil pour définir des itinéraires touristiques accessibles”

Marco est devenu tétraplégique après un accident de ski. Avec Sébastien, ils ont parlé des difficultés rencontrées par les personnes handicapées pour voyager. L’idée a germé de définir des itinéraires accessibles aux personnes à mobilité réduite, aux familles avec poussette ou aux seniors. À trois, nous avons développé le projet tout en continuant nos études. Le résultat est un générateur d’itinéraires touristiques qui permet de se déplacer sans obstacle entre différents lieux de visite, restaurants, logements, tous accessibles. Marco teste les trajets selon des critères définis en partenariat avec l’Association des paralysés de France (APF). Nos clients sont les offices de tourisme et les collectivités qui prennent un abonnement pour intégrer notre outil à leurs sites internet. Nous venons de finir nos doubles cursus école d’ingénieur et école de commerce. Pour le moment, nous sommes installés à l’incubateur d’entreprises sociales et solidaires Ronalpia, à Grenoble, qui nous a aidés à créer notre société par actions simplifiée (SAS) : Andyamo. Nous allons bientôt intégrer Welcome City Lab, à Paris, pour un an, un incubateur consacré au tourisme urbain. Le temps de pouvoir lever des fonds, nous rémunérer et embaucher.

 

df
Laurence de Percin
Publié le

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