5 choses à savoir sur l’entretien professionnel

5 choses à savoir sur l’entretien professionnel
La personne qui conduit l’entretien peut être le chef d’entreprise, le responsable hiérarchique direct ou le responsable des ressources humaines ou de la formation. - © shironosov

Si vous étiez présent avant le 5 mars 2014 dans l’entreprise où vous êtes salarié, ce rendez-vous obligatoire devra avoir lieu avant le 7 mars 2016. Gros plan sur cette nouveauté.

Quels sont ses objectifs ?

Il permet de récapituler le parcours du salarié dans l’entreprise et de l’aider à se projeter, en termes de qualifications et d’emploi. La question de la formation y est abordée, afin que l’employé évolue dans son poste ou pour une future mission. Il se différencie de l’entretien annuel qui évalue le travail de l’année écoulée.

Qui sont les salariés concernés ?

Tous ceux du privé, quel que soit leur contrat de travail (y compris de professionnalisation et d’apprentissage) et la taille de la société. En effet, toutes les entreprises du privé sont tenues d’organiser cet entretien. Le secteur public l’a instauré à partir de 2012.

Comment se déroule-t-il ?

La personne qui conduit l’entretien peut être le chef d’entreprise, le responsable hiérarchique direct ou le responsable des ressources humaines ou de la formation. Le responsable s’appuie sur une grille pour mener l’entretien, et le salarié formule ses souhaits de formation ou de changement. Cet échange donne lieu à la rédaction d’un document dont une copie est remise au salarié.

À quelle fréquence est-il programmé ?

L’entretien doit avoir lieu tous les deux ans. Et être systématiquement proposé au salarié qui reprend son activité à l’issue d’un congé (maternité, d’éducation, etc.), d’une période d’activité à temps partiel, d’un arrêt longue maladie ou d’un mandat syndical. Tous les six ans, l’employeur doit effectuer un bilan du parcours professionnel, pour vérifier que le salarié a bien bénéficié d’une formation, d’une progression salariale et/ou professionnelle.

Que se passe-t-il si l’employeur ne l’organise pas ?

Si vous travaillez dans une entreprise d’au moins 50 salariés et que vous ne bénéficiez pas, en six ans, des entretiens professionnels et d’au moins deux actions sur les trois prévues (formation, certification ou VAE, ou progression), votre compte personnel de formation (CPF) sera crédité à hauteur de 100 heures pour un temps plein (130 heures pour un temps partiel). Vous pourrez utiliser cet abondement sur votre temps de travail.