Facebook au travail : les messages peuvent perdre leur caractère privé

Facebook au travail : les messages peuvent perdre leur caractère privé
La cour d’appel de Toulouse a débouté une salariée qui contestait son licenciement pour faute grave. - © Vladimir Vladimirov

La cour d’appel de Toulouse a débouté une salariée qui contestait son licenciement pour faute grave. Son employeur avait vu sur son compte Facebook resté accessible sur son poste de travail, qu’elle y avait tenu des propos injurieux à l’égard de l’entreprise et de ses collègues.

Vous avez l’habitude de consulter votre compte Facebook au bureau pendant votre pause déjeuner ? Prenez garde à ne pas laisser votre session ouverte. Si vous y tenez des propos malveillants à l’égard de votre entreprise, vous pourriez être licencié. C’est ce qui est arrivé à une employée d’une société toulousaine en 2014.

En arrêt maladie pendant six mois, l’employée avait laissé son compte Facebook accessible sur son poste de travail. Problème, elle y avait tenu des propos dénigrants et injurieux sur l’entreprise, sa supérieure hiérarchique et ses collègues. A son retour, son employeur, qui les avait vus, l’a convoquée à un entretien préalable, avec mise à pied et l’a licenciée pour faute grave.

Les propos deviennent publics

Contestant son licenciement devant les prud’hommes, la salariée avait invoqué le caractère privé des conversations échangées sur Facebook. Elle considérait que « la mise à disposition du compte sur le lieu de travail ne signifiait nullement que l’employeur puisse s’approprier le contenu des conversations privées échangées ». Mais le conseil de prud’hommes de Toulouse a validé le licenciement pour faute grave.

Dans un arrêt du 2 février 2018, la Cour d’appel de Toulouse a confirmé ce jugement et condamné l’employée à verser 1 500 € à son ancien employeur.

 

A LIRE AUSSI :
- Internet et réseaux sociaux : quels risques de licenciement ?
- Facebook : insulter son employeur sur un groupe privé ne justifie pas le licenciement
-
Période d’essai : tout ce qu’il faut savoir
- Dans quels cas avez-vous droit aux allocations chômage ?