Démission pendant la période d'essai : peut-on en bénéficier des allocations chômage ?

Ma femme a démissionné de son CDD à Paris car elle avait trouvé un CDI en province (où nous habitons actuellement).Comme aucune période de latence n'a été réalisée entre le CDD et le CDI, elle ne s'est donc pas inscrite aux ASSEDIC.En tant que cadre, dans sa nouvelle entreprise, elle est soumise à une période d'essai de 4 mois renouvelable se terminant le 14 mars 2010.Le problème est que ce nouveau travail ne lui convient finalement pas (trop physique, elle ne tient plus, les évolutions proposées ne sont pas satisfaisantes car elles ne correspondent pas à son niveau d'étude).Elle souhaite donc partir mais propose de rester jusqu'à ce que l'entreprise puisse recruter quelqu'un d'autre pour ne pas pénaliser l'activité de l'entreprise.La question est la suivante (sachant que l'entreprise ne souhaite pas de licenciement à l'amiable) :- si elle démissionne de sa première période d'essai : pourra-t-elle toucher le chômage ?- si l'entreprise prolonge sa période d'essai, qu'elle accepte puis qu'elle démissionne au cours de cette seconde période d'essai de 4 mois : pourra-t-elle toucher le chômage ?Précision : son parcours a été le suivant :1/Études (thèse)2/Chômage (environ 6 mois) consécutif à sa thèse3/CDD de 6 mois4/CDD renouvelé 6 mois5/Démission du CDD au bout de 4 mois de renouvellement pour accepter le CDI.

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La réponse de notre expert

En principe, ne peuvent être indemnisés au titre du chômage que ceux qui ont perdu leur emploi de manière involontaire. Sont visées par la pertes involontaire d’emploi :

  • le licenciement,
  • la rupture conventionnelle ;
  • la fin d’un contrat à durée déterminée ;









Pour cela, l'intéressé doit demander expressément le réexamen de ses droits (accord d’application n° 12 du 19 février 2009, Circulaire UNEDIC n° 2009-23 du 4 septembre 2007 et article 40 du règlement chômage du 19 février 2009) . Ce délai de 121 jours court dès le lendemain de la fin du contrat au titre duquel les allocations lui ont été refusées.


En effet, le temps écoulé depuis la date d'admission à la période d'indemnisation initialement ouverte ne peut pas être supérieur à la durée de cette période augmentée de 3 ans de date à date. Le délai de déchéance se calcule, le cas échéant, sur la durée des droits définis après une réadmission augmentée de 3 ans (article 9 du Règlement chômage du 19 février 2009).

df
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