Un emploi saisonnier pour les vendanges 2013

Un emploi saisonnier pour les vendanges 2013

Les vendangeurs participent aux récoltes de raisin à partir de la fin de l’été. Les étudiants, les salariés et les chômeurs peuvent exercer cette mission physiquement éprouvante.

Etudiant, salarié ou chômeur, vous souhaitez gagner un peu d’argent à la fin de l’été ? Si vous ne craignez pas les efforts physiques en plein air, vous pouvez postuler à un emploi saisonnier de vendangeur.

Les fonctions du vendangeur

Le vendangeur intervient dans le processus de fabrication du vin au moment des récoltes de raisin, entre août et octobre. Il exécute les tâches suivantes : cueillette et transport des fruits, portage, nettoyage et rangement de matériel.

Qui peut faire les vendanges ?

Les étudiants et les chômeurs ont la possibilité de travailler comme vendangeurs saisonniers.

Les salariés sont en mesure d’exercer un telle activité durant leur période de congés payés. Pour ce faire, ils doivent obtenir l’accord de leur employeur.

Où trouver un emploi de vendangeur ?

Vous pouvez trouver des annonces d’emploi de vendangeur sur :

Les agences d’intérim proposent aussi des offres.

Toutes les régions viticoles françaises accueillent des vendangeurs, notamment :

  • l’Aquitaine,
  • la Champagne-Ardenne,
  • l’Alsace,
  • le Languedoc-Roussillon,
  • la Provence,
  • la Bourgogne,
  • la Corse.

Le contrat vendanges

Le vendangeur et l’employeur signent un contrat saisonnier spécifique, dénommé contrat vendanges.

La durée de la mission ne peut dépasser un mois.

A l’issue de son contrat, le salarié a la faculté de retravailler avec le même employeur ou avec un autre.

Attention : vous pouvez exercer des fonctions de vendangeur pendant deux mois maximum sur une période d’un an.

Le salaire du vendangeur

Il existe deux modes de rémunération.

Le plus fréquent est le salaire en fonction du temps travaillé. Dans ce cas, les saisonniers sont souvent payés au Smic, fixé le 1er janvier 2013 à 9,43 euros bruts par heure et 1 430,22 euros bruts mensuels.

L’autre mode de rémunération est le paiement à la tâche : votre salaire dépend alors de la quantité de raisins cueillis.

Certains employeurs versent un salaire exonéré d’une partie des cotisations sociales. Dans ce cas, le salaire net est supérieur à celui qui serait perçu en l’absence d’exonération.

Vous percevez en plus une indemnité de congés payés, égale à au moins 10 % du salaire brut.

Le temps de travail du vendangeur

La durée légale de travail est applicable : 35 heures par semaine. Au-delà de ce seuil, vous pouvez accomplir des heures supplémentaires. Leur rémunération est majorée de 25 % de la 36e à la 43e heure et de 50 % à partir de la 44e heure.

Par exemple, Joseph fait les vendanges en Aquitaine durant une semaine. Il travaille 45 heures. Son salaire horaire est de 9,5 euros bruts.

35 heures doivent être rémunérées : 35 x 9,5 = 332,5 €

Les heures supplémentaires comprises entre la 36e et la 43e heure doivent être rémunérées au total : (8 x 9,5 €) + (8 x 9,5 € x 25 %) = 76 + 19 = 95 €

Les 44e et 45e heures supplémentaires doivent être payées au total : (2 x 9,5 €) + (2 x 9,5 € x 50 %) = 19 + 9,5 = 28,5 €

Durant les périodes de vendanges, l’employé travaille au maximum 12 heures par jour et 60 heures par semaine.

A qui s’adresser en cas d’abus ?

En cas de non-respect des règles par votre entreprise, vous pouvez recourir aux délégués du personnel et aux délégués syndicaux.

Si la structure n’en comporte pas, vous avez la possibilité de contacter les permanences juridiques des syndicats.

Vous êtes aussi en mesure de prévenir l’inspecteur du travail des abus commis par votre employeur.

Mais ce fonctionnaire ne tranche pas les litiges entre vous et l’employeur.

Pour mettre fin à de tels contentieux, vous devez saisir le conseil de prud’hommes. Les délais de prescription ordinaires, à l’issue desquels il est impossible de faire valoir ses droits en justice, sont applicables :

  • deux ans pour les litiges relatifs à l’exécution ou la rupture du contrat saisonnier. Par exemple, votre employeur a mis fin à votre emploi en prétextant une faute grave imaginaire ;
     
  • trois ans pour les litiges concernant les rappels de salaires. Par exemple, votre employeur ne vous a pas versé le montant des heures supplémentaires accomplies durant votre contrat.