Travail : l’absentéisme augmente fortement

Même si l’on constate des disparités entre les régions et les secteurs, l’absentéisme a augmenté de 18 % en France sur la dernière année selon le cinquième baromètre CSA. La moyenne des absences pour maladie, accident du travail et de trajet, maladie professionnelle est passée de 14 jours par salarié à son plus bas en 2007 à 16,6 jours l’an dernier.

Pour parodier une chanson bien connue, on pourrait dire que « l’absentéisme au travail ne connaît pas la crise ». C’est ce qui ressort des données recueillies par l’Institut CSA qui a interrogé, entre le 18 mars et le 6 mai 2013, 323 entreprises représentant plus de 31500 salariés.

Selon le quotidien gratuit « 20 minutes », qui s’est procuré les chiffres, en un an, le taux d’absences est passé de 3,84 % à 4,53 %. En cause selon les auteurs du baromètre, les conditions de travail liées aux réorganisations imposées par la crise et la mauvaise santé du marché du travail qui n’incite pas les salariés à quitter leur emploi. Il semblerait donc que, faute de pouvoir s’absenter définitivement, les salariés s’absentent temporairement.

Des disparités selon les régions et les secteurs d’activité

Ce sont les cadres qui seraient les plus fidèles au poste avec un taux d’absentéisme de 2,8 %, alors que le secteur où les absences sont les plus importantes sont les services* (5,46 % en hausse de plus de 60 % et 20 jours en moyenen par salarié), ou le secteur de la santé (5,37 %, et 19,7 jours). Mais ce secteur enregistre en baisse par rapport à il y a un an (6,61 %).

Le meilleur élève de la classe est le secteur du BTP/construction (notre photo) qui, avec 10,3 jours d'absence en moyenne par salarié et un taux de 2,81 % voit encore ses performances s'améliorer( 10,8 jours et 2,97 % il y a un an).

Selon les régions la tendance est variable. C’est dans le Nord qu’il est le plus élevé (20,1 jours) et en Ile-de-France (17,5 jours), alors qu’il est relativement bas en Rhône-Alpes (13,7 jours).

Lourd  pour le budget de la sécu

Cet absentéisme n’est pas sans conséquences financières. Sur les entreprises tout d’abord qui enregistrent une facture de 6,98 milliards d’euros selon les calculs de l’Alma Consulting Group. Sur les comptes sociaux ensuite car la somme totale versée en indemnités journalières par la Sécurité sociale attendrait 8,8 milliards d’euros.

* Services aux entreprises, aux particuliers, baques, assurances…

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