La politesse au travail

La politesse au travail

Bonjour, au revoir, merci…La politesse ne s’arrête pas à la porte de l’entreprise et la liberté d’expression ne justifie pas certains écarts de langage.

La politesse n'est pas une option

Pour l’avoir oublié, Mourad a été licencié pour faute grave par la société Fraikin Locamion.
Ce carrossier avait répondu à son chef d’équipe qui lui posait une question sur son travail : « Va te faire… ! » Privé d’indemnités de préavis et de licenciement, il porte l’affaire en justice.

Les juges valident son licenciement pour faute grave, s’appuyant notamment sur le caractère répétitif de son comportement et sur le fait qu’il ait déjà été averti. Deux ans auparavant, en effet, il avait fait l’objet d’une sanction disciplinaire pour avoir insulté son chef de service et l’avoir menacé « d’aller l’attendre dehors pour régler ça ».

Dans ce genre d’affaires, les juges tiennent aussi compte du comportement du supérieur hiérarchique, qui ne doit pas jouer la provocation ni exprimer des « exigences illégitimes », poussant le salarié à des injures  sous le coup de la colère.

Les écrits restent

Des carrières ont pu être bloquées par manque de rigueur, constate Patricia Maillet, consultante chez Bernard Bruche France. Les gens confondent très souvent expression orale et expression écrite dans les courriels. Ils ne doivent jamais oublier que ce qu’ils écrivent est destiné à être lu et non entendu. Cela implique d’utiliser un registre de langue plus soutenu et d’être prudent dans ses formulations. »