Employé ou cadre : quel est le statut le plus avantageux ?

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La proportion de cadres dans la population active était de 20,4 % en 2021, contre 19,2 % pour les ouvriers. La fonction de cadre se caractérise par l’autonomie, la capacité à prendre des initiatives, le pouvoir de commandement des salariés. S’agissant de l’autonomie, l’Apec relève toutefois qu’une grande majorité des cadres considèrent qu’ils ont une faible marge de manœuvre dans plusieurs domaines (recrutement, méthodes…).

Trois aspects au moins distinguent ce statut de celui des employés :

  • un régime plus favorable en matière d’indemnités de licenciement ou de mutuelle ;
  • l’accès à deux régimes de retraites complémentaires (Arrco et Agirc) au lieu d’un seul pour les employés (Arrco) ;
  • la possibilité, en cas de chômage, de s’inscrire à l’Apec pour bénéficier de prestations adaptées.

Employés : moins de cotisations sociales

  • Statut : la fiche de paie – rarement le contrat de travail – mentionne votre classification en tant qu’employé en se référant à la convention collective.
  • Période d’essai : la période d’essai est au maximum de 2 mois, renouvelable une fois, soit 4 mois, sauf accord ou convention collective prévoyant une durée moindre.
  • Salaire : il est fixé par référence au barème minimum figurant dans la convention collective. Il existe souvent un barème pour les employés, techniciens et agents de maîtrise (Etam). À défaut, le salaire minimum est le Smic.
  • Durée du travail : la durée légale du travail est fixée à 35  heures par semaine, ou par la convention collective ou le contrat de travail si elle est moindre. Au-delà, les heures supplémentaires relèvent du Code du travail ou de la convention collective.
  • Vous avez droit à des jours de RTT si l’entreprise a baissé la durée du travail de 39 à 35 heures. Les jours de congé sont prévus par le Code du travail et la convention collective.
  • Protection sociale : vous bénéficiez de la mutuelle d’entreprise, si elle existe, qui peut prévoir une couverture spécifique par catégorie. Vous cotisez aussi au régime de retraite complémentaire de l’Arrco.
  • Départ de l’entreprise : en cas de démission, le préavis est prévu par la convention collective (souvent un mois). En cas de licenciement, le préavis dépend de l’ancienneté. L’indemnité de licenciement ne dépend pas, en général, de la catégorie professionnelle.

Cadres : une meilleure couverture sociale

  • Statut : la fiche de paie mentionne votre classification comme cadre en se référant à la convention collective.
  • Période d’essai : elle est au maximum de 4 mois, renouvelable une fois, soit 8 mois.
  • Salaire : votre salaire, a priori plus important que celui d’un employé, dépend du barème figurant dans la convention collective. À salaire brut égal avec un employé, votre salaire net sera moins élevé, du fait de cotisations sociales plus importantes. Le salaire mensuel inclut les heures supplémentaires.
  • Durée du travail : certains cadres sont soumis aux règles relatives à la durée légale du travail (35  heures, heures supplémentaires, RTT…). D’autres, sous forfait annuel en jours ou en heures, ont souvent un temps de travail supérieur et parfois moins ou pas de RTT. Les cadres dirigeants ne sont pas soumis à la durée du travail. Les congés payés sont les mêmes pour tous (sauf accord collectif plus favorable).
  • Protection sociale : la mutuelle d’entreprise peut accorder aux cadres une meilleure couverture sociale. Pour la retraite, vous cotisez à deux régimes complémentaires (Arrco et Agirc). Vous payez plus de cotisations mais bénéficiez d’une retraite plus favorable.
  • Départ de l’entreprise : en cas de démission, le préavis est souvent de 3 mois (sauf convention collective prévoyant un délai plus court). En cas de licenciement, certaines conventions ou accords prévoient des indemnités plus élevées que le minimum, pour prendre en compte les conditions d’exercice ou la rémunération.
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