Les missions locales à l'écoute des jeunes

Les missions locales à l'écoute des jeunes

Les missions locales aident les jeunes âgés de 16 à 25 ans à réaliser leurs projets professionnels.

Beaucoup de jeunes, peu ou pas qualifiés, ont des difficultés pour trouver un emploi ou bénéficier d'une formation. Il existe en France un lieu où ils peuvent trouver un interlocuteur qui leur propose des solutions pour repartir du bon pied : les missions locales.

Une mission de service public

Réparties sur toute la France, ces 450 missions locales ou PAIO (permanences d'accueil, d'information et d'orientation, qui sont progressivement transformées en missions locales), remplissent une mission de service public et sont présidées par un élu local.

Ce réseau a été créé en 1981 afin de constituer un guichet unique pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. Pour connaître l'adresse de l'antenne la plus proche de votre domicile, vous pouvez consulter le site Internet : www.cnml.gouv.fr.

Destinées aux jeunes peu qualifiés

Plus d'un million de jeunes sont reçus chaque année par les missions locales ou les PAIO et leurs antennes locales. Ces structures reçoivent exclusivement des jeunes de 16 ans à moins de 26 ans, majoritairement peu qualifiés (niveau V de formation, c'est-à-dire BEP ou CAP), qui sont sortis du système scolaire sans qualification ou qui rencontrent des difficultés d'insertion sociale.

"Nous accueillons chaque jeune. Nous l'épaulons jusqu'à ce qu'il devienne autonome afin qu'il trouve sa place dans la société en tant que citoyen adulte et responsable", déclare Sylvie Weill, directrice de la mission locale de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Un accompagnement personnalisé

Cet accompagnement personnalisé, assuré par un conseiller en insertion sociale et professionnelle, permet d'examiner les besoins du jeune, de définir avec lui les étapes de son parcours d'insertion et de son orientation professionnelle. Mais les premiers entretiens servent surtout à évaluer sa situation.

"Une approche globale est fondamentale", estime Sylvie Weill. Si on résout le problème d'accès à l'emploi sans traiter les difficultés que les jeunes rencontrent dans leur vie quotidienne, par exemple en matière de santé, de relations familiales ou de logement, ils peuvent très vite se retrouver en situation d'échec.

"Nous avons déjà constaté que des jeunes quittaient un poste en entreprise simplement parce qu'ils n'osaient pas dire qu'ils n'avaient pas les moyens de se payer la tenue vestimentaire exigée", explique Sylvie Weill.

Un suivi sanitaire et psychologique

Ces entretiens réguliers débouchent, si nécessaire, sur une prise en charge de soins (dentaires, par exemple), ou sur un suivi psychologique, car certains jeunes vivent des situations affectives ou relationnelles conflictuelles.

Ces démarches demeurent indispensables pour que le jeune puisse, une fois embauché, garder cet emploi. "Ce travail de maturation est long. Nous les suivons parfois plusieurs années", ajoute Sylvie Weill.

En partenariat avec les structures locales

L'activité des missions locales fonctionne grâce à un large partenariat, notamment avec les travailleurs sociaux, les agences locales du Pôle emploi, les organismes de formation, les chambres de commerce et d'industrie, les chambres de métiers et les entreprises. Les conseillers doivent donc disposer d'une bonne connaissance du marché local de l'emploi.

Afin d'assurer leur mission de service public, ces structures reçoivent des subventions des communes et communautés d'agglomération, de la région et de l'État. Ce financement leur permet notamment de proposer aux jeunes des stages de formation et des aides financières ponctuelles, en cas de besoin.

Un suivi renforcé grâce au Civis

Créé en 2005 par la loi de programmation pour la cohésion sociale, le contrat d'insertion dans la vie sociale (Civis), conclu pour un an (renouvelableune fois) entre un jeune et une mission locale ou une PAIO, renforce l'accompagnement vers l'accès à l'emploi.

Les jeunes sont suivis par un conseiller référent unique au cours d'entretiens, hebdomadaires les trois premiers mois, puis mensuels. Ce dispositif concerne les jeunes de 16 à 25 ans révolus, sans qualification, ou inscrits comme demandeurs d'emploi durant un an au cours des dix-huit derniers mois.

Pendant les périodes où ils ne perçoivent aucune rémunération (stage ou emploi) ni allocation, les jeunes de 18 ans et plus peuvent bénéficier d'une aide de l'État d'un montant maximal de :

  • 15 €  sur 1 jour,
  • 450 €  sur 1 mois,
  • 1800 €  sur 1 an.