Cumul chômage et activité : quelles conséquences sur mes indemnités ?

J'ai 58 ans et je suis au chômage pour licenciement économique jusqu'en juillet 2012, date anniversaire de mes 60 ans. Je reçois 110 € d'indemnité journalière. Je recherche un poste à mi-temps, que j'ai trouvé, mais Pôle emploi me dit que je ne percevrai plus que 110 € x 30, moins la rémunération que je percevrai de mon travail. J'en conclu que je travaillerai, sans aucun bénéfice pécuniaire. Ai-je bien compris ? Sachant qu'en juillet 2012, je pourrai prendre ma retraite à taux plein.

Réponse de l'expert

Le salarié privé d’emploi qui perçoit une indemnisation chômage et qui souhaite reprendre une activité occasionnelle ou réduite peut cumuler partiellement les revenus de cette nouvelle activité et les allocations chômage.

Toutefois, l'intensité mensuelle de l’activité reprise ne doit pas excéder 110 heures. De plus, le salarié ne peut reprendre, postérieurement à la perte de son emploi, une activité salariée lui procurant une rémunération excédant 70 % des rémunérations brutes mensuelles prises en compte pour le calcul de l'indemnisation. Ainsi, au maximum le montant de l’activité reprise est le suivant : (salaire journalier de référence x 30) x 0,70.

Lorsque les conditions sont respectées, le versement des allocations est maintenu après application de la règle du décalage. Le décalage correspond au nombre de jours non indemnisables au cours d'un mois civil. Il est calculé en divisant les rémunérations brutes mensuelles de l'activité réduite par le salaire journalier de référence : Nombre de jours non indemnisables = Salaire brut mensuel procuré par l'activité reprise/Salaire journalier de référence.

Pour les allocataires âgés de 50 ans et plus, le nombre de jours non indemnisables du mois est affecté d'un coefficient de minoration égal à 0,8. L'âge s'apprécie au dernier jour du mois civil considéré.

Le versement de l'allocation est assuré pendant 15 mois dans la limite des droits ouverts (Circulaire UNEDIC n° 2009-12 du 6 mai 2009).

Toutefois, cette durée de 15 mois n'est pas opposable aux allocataires âgés de 50 ans et plus, ni aux titulaires d'un contrat d'accompagnement dans l'emploi (CAE).