Comment rechercher un emploi sans se ruiner ?

Comment rechercher un emploi sans se ruiner ?

Se connecter à Internet, faire des photocopies, se déplacer pour un entretien, passer des appels… La recherche d’un emploi est une activité parfois coûteuse. Entre aides et astuces, il est possible de réduire la facture.

Les chômeurs disposent d'outils pour limiter les frais, pas seulement réservés aux personnes en situationde handicap. 

Je me connecte gratis

L’essentiel de la recher­che d’emploi se fait via Internet, élimi­nant une des principales sources de dépenses, les timbres », souligne Romuald Chemineau, du département communication de Pôle emploi.

En l’absence d’un ordinateur et d’une connexion Internet, il est possible d’utiliser gratuitement les postes des agences Pôle emploi (mais aussi les photocopieuses). Avantage : cet équipement permet d’accéder à des programmes d’aide à la réalisation de CV, de consulter les offres de Pôle ­emploi, d’imprimer des documents.

Autre possibilité, les ordinateurs connectés des bibliothèques-médiathèques municipales, gratuits pour les abonnés. L’accès, sur rendez-vous, est en général limité à 1 ou 2 heures par jour. Quant au téléphone, le mieux est de passer ses appels par Internet (forfait ADSL) ou en utilisant les téléphones des agences Pôle emploi.

Désormais, on trouve des forfaits mobiles en appels illimités à partir de 19,90 € par mois.

Notre conseil : les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) ont accès aux forfaits téléphoniques sociaux. Abonnement fixe à 6,49 € par mois (au lieu de 16 €) chez France Télécom. Forfait mobile 40 minutes d’appel + 40 SMS à 10 € par mois chez Orange, 50 minutes + 50 SMS à 9,90 € chez SFR, 60 minutes et 60 SMS pour 2 € chez Free !

Je me déplace à moindre prix

Les transports figurent parmi les plus importantes sources de dépenses. Au niveau local, des réductions sont proposées, souvent sous condition de ressources.

C’est le cas en région parisienne où le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif) propose des tarifs réduits aux chômeurs titulaires de l’Allocation de solidarité spécifique (ASS) : une réduction de 75 % sur les carnets de tickets et les forfaits Navigo, à la semaine ou au mois, et de 50 % sur les billets « origine-destination » en carnet ou à l’unité. Signalons que les chômeurs titulaires de l’ASS et de la Couverture médicale universelle complémentaire (CMU-C) ont droit à la gratuité totale.

Notre conseil : si la SNCF ne propose aucune réduction « chômeur », le demandeur d’emploi a droit à un billet « congés payés » annuel (25 % de réduction pour un trajet aller-retour ou circulaire d’au moins 200 km). Mais attention, la réduction peut s’avérer moins intéressante que certaines promotions !

Je sollicite les aides à la mobilité

Comment se rendre à un entretien d’embauche à l’autre bout de la France ? Pôle emploi propose une participation aux frais de déplacement, à condition de satisfaire à plusieurs critères.

Le déplacement doit avoir pour objet un entretien d’embauche pour un contrat d’au moins trois mois, la présentation à un concours de la fonction publique ou la participation à un atelier organisé par Pôle emploi, rappelle Anne-Solène Roudel, du département communication de Pôle ­emploi.

Le lieu de destination doit être éloigné de plus de 6 km aller-retour.

L’aide destinée aux chômeurs bénéficiaires d’un des minima sociaux ou de l’Allocation de retour à l’emploi (ARE) est plafonnée à 200 € par an. Elle peut prendre la forme d’une participation de 0,20 € par kilomètre pour les déplacements automobiles.
Le versement se fait au guichet du Trésor public pour les sommes inférieures à 150 €, par virement bancaire au-delà. Autre possibilité, une prise en charge de billets SNCF ou Air France, obligatoirement aller-retour.

Dans ce cas, Pôle emploi remet au bénéficiaire un « bon de transport », à échanger à la SNCF ou chez Air France contre son billet.
Pour les chômeurs dont l’indemnisation est supérieure à l’ARE minimale, l’aide se limite à 56 € par an, sous la forme d’un « bon de réservation » à échanger à la SNCF ou chez Air France.

Notre conseil : attention aux frais annexes ! Le bon de transport ne couvre pas le coût de la réservation SNCF (1,50 € à 8,60 € suivant le train et la période). Pour l’aérien, les taxes d’aéroport (60 € en moyenne) et les suppléments tarifaires restent à la charge du voyageur.

Dans ce domaine, Pôle emploi n’a conclu d’accord qu’avec Air France.

Parce qu’ils risquent de dépasser le plafond annuel, ceux qui sont amenés à se déplacer fréquemment ont intérêt à emprunter des ­compagnies
moins chères suivant les trajets.