Convention collective nationale du camping du 13 janvier 1970 (actualisée le 10 décembre 1991)

IDCC : 1 618 - N° de brochure : 3176

Sommaire

Congés payés annuels.


1. La durée du congé normal est de deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif accompli dans l'entreprise au cours de la période de référence (du 1er juin de l'année précédente au 31 mai de l'année en cours).


Tout salarié a donc droit à un repos de trente jours, au total, soit cinq semaines pour une année complète de travail.


Sont assimilées à des périodes de travail effectif pour la durée du congé :


a) Les périodes de congés payés de l'année précédente, les repos compensateurs, les périodes de repos maternité, les périodes limitées à une durée ininterrompue d'un an pendant lesquelles l'exécution du contrat de travail est suspendue pour cause d'accident du travail ou de maladie professionnelle ;


b) Les absences pour maladie ou accident, dans la limite de la durée fixée pour l'indemnisation de ces absences par les annexes à la présente convention, sans que cette limite puisse être inférieure à deux mois ;


c) Les périodes pendant lesquelles un salarié ou un apprenti se trouve maintenu ou rappelé au service national à un titre quelconque ; les périodes de chômage partiel ; les absences intervenues dans les conditions légales et réglementaires pour congé de formation, pour congé de formation économique, sociale et syndicale, pour congé de formation de cadres et animateurs pour la jeunesse ;


d) Les congés exceptionnels pour événements familiaux, le congé de naissance ou d'adoption accordé aux pères de famille ;


e) Les congés supplémentaires pour ancienneté ;


f) Les stages de formation économique des membres titulaires des comités d'entreprise ;


g) Le temps de formation des représentants du personnel au Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail ;


h) Le temps passé par les conseillers prud'homaux salariés, les congés accordés aux membres des conseils des prud'hommes pour participer à des stages de formation, le temps passé par un salarié pour participer à des réunions où il doit assurer la représentation d'associations familiales, le congé accordé aux salariés candidats à l'Assemblée nationale ou au Sénat pour participer à la campagne électorale.


Sont considérés comme " jours ouvrables " pour la détermination des congés payés tous les jours qui ne sont pas fériés ou consacrés au repos hebdomadaire légal, que ces jours ouvrables soient, ou non, des jours habituellement travaillés dans l'entreprise.


L'employeur fixe la date des départs en congé après avis des délégués du personnel, compte tenu, le cas échéant, de la situation de famille des bénéficiaires, notamment des possibilités de congé du conjoint...


Les conjoints travaillant dans une même entreprise ont droit à un congé simultané.


L'ordre et les dates de départs fixés par l'employeur ne peuvent être modifiés dans le délai d'un mois avant la date prévue du départ, sauf " circonstances exceptionnelles ".




2. Fermeture établissement. - Roulement.


Les congés peuvent être accordés collectivement avec la fermeture d'établissement ou par roulement.
a) Fermeture de l'établissement


La direction consultera préalablement le comité d'entreprise et les délégués du personnel sur la date de fermeture. Elle s'efforcera de concilier les nécessités de la fabrication avec les désirs du personnel.


Cette fermeture, dont la date sera portée à la connaissance du personnel avant le 1er avril, devra comporter au moins deux semaines dans la période comprise entre le 1er mai et le 31 octobre.


Pendant cette fermeture, le chef d'entreprise s'efforcera d'occuper les salariés dont le congé acquis à la date du départ en congé serait inférieur à la durée de la fermeture de l'établissement.


En cas d'impossibilité, lesdits salariés bénéficieront des dispositions sur le chômage partiel.


b) Congés par roulement


Le congé payé pourra être accordé par roulement individuel ou par service.


Le comité d'entreprise et les délégués du personnel seront consultés.


L'affichage de l'ordre des départs devra avoir lieu au moins un mois avant la date du premier départ en congé.




3. Fractionnement du congé.


Une fraction minimale de douze jours de congé doit être continue et prise en une seule fois entre le 1er mai et le 31 octobre, le congé supérieur à douze jours ouvrables et au plus égal à vingt-quatre jours peut être fractionné par l'employeur, avec l'agrément du salarié.


Il est attribué deux jours ouvrables de congé supplémentaire lorsque le nombre de jours de congé pris en dehors de la période légale (du 1er mai au 31 octobre de chaque année) est au moins égal à six, et un seul lorsqu'il est compris entre trois et cinq jours.


L'attribution de ces jours supplémentaires peut toutefois faire l'objet de dérogations, soit après accord individuel du salarié, soit par convention collective, ou accord d'établissement.


Lorsque le congé s'accompagne de la fermeture de l'établissement, le fractionnement peut être effectué par l'employeur mais sur avis conforme des délégués du personnel ou, à défaut, des délégués, avec l'agrément des salariés.




4. Le salarié absent pour maladie à la date prévue pour son départ en congé percevra à son retour de maladie ou à la date de résiliation de son contrat de travail une indemnité compensatrice de congé.


S'il reprend son travail avant le 31 octobre, il pourra, à son choix, soit reprendre effectivement son congé, soit percevoir une indemnité compensatrice correspondant au congé auquel il aurait pu prétendre.




5. L'indemnité de congés payés est égale au dixième de la rémunération totale perçue par le salarié au cours de la période de référence. Toutefois, elle ne peut être inférieure à la rémunération que le salarié aurait perçue s'il avait travaillé pendant sa période de congé. L'indemnité due pour les congés supplémentaires sera proportionnelle à celle versée pour le congé principal.