Convention collective nationale de la répartition pharmaceutique du 7 janvier 1992

IDCC : 1 621 - N° de brochure : 3262

Déplacements en France métropolitaine

1.1. Déplacements de courte durée


Tout déplacement nécessité par des raisons de service et entraînant des frais supplémentaires pour le salarié, donnera lieu à indemnisation dans les conditions suivantes :


Petits déplacements :


1. Sont considérés comme tels, les déplacements qui n'empêchent pas le salarié de regagner chaque jour son domicile :


2. Dans ce cas, il sera tenu compte des frais supplémentaires du salarié ;


3. Si du fait de son déplacement, le salarié est dans l'impossiblité de prendre le repas de midi dans les conditions o'u il le fait habituellement, une indemnité compensatrice au moins égale à 2 fois le minimum garanti lui sera allouée.


Grands déplacements :


1. Sont considérés comme tels, les déplacements ne permettant pas au salarié de regagner chaque jour son domicile :


2. Dans ce cas, les règles suivantes sont appliquées :


- frais de voyage : l'employeur prend à sa charge, selon les barèmes de l'entreprise, les frais effectifs de voyage et les frais de transport des bagages personnels avec maximum de 30 kilogrammes ;


- temps de voyage : les heures passées en voyage donneront lieu à une indemnité équivalente au salaire calculé au tarif normal que l'intéressé aurait perçu s'il avait travaillé pendant ces heures de voyage ;


- indemnité de séjour : (frais de repas et de logement) sauf en cas de remboursement sur états, les frais de séjour seront fixés à un montant forfaitaire déterminé selon les modalités propres à chaque entreprise ;


- préavis en cas de déplacement : le salarié appelé à effectuer un déplacement de plus d'une journée sera averti au moins 3 jours à l'avance, sauf en cas d'urgence exceptionnelle.


1.2. Déplacements de longue durée


1. En cas de déplacement en France métropolitaine d'une durée supérieur à un mois, il sera accordé, pour chaque quinzaine, au salarié occupant habituellement un poste sédentaire, un jour de repos supplémentaire payé s'ajoutant au repos hebdomadaire prévu par la présente convention ainsi que le remboursement de ses frais de voyage aller et retour.


2. Si le salarié renonce à un voyage de détente auquel il avait droit, le voyage de son conjoint et de ses enfants qu'il aurait fait venir sera payé.


3. Le voyage de détente ne sera accordé que s'il se place à une semaine au moins de la fin de la mission, il ne sera payé que s'il est réellement effectué. Pendant sa durée, il n'y aura pas d'indemnisation de séjour, mais les frais qui subsisteraient sur le lieu de déplacement seront remboursés.


4. Un voyage aller et retour sera remboursé, s'il est réellement effectué, au salarié obligé de se déplacer pour participer à une consultation électorale prévue par la loi.


5. L'indemnité de déplacement sera maintenue intégralement en cas de maladie ou d'accident, jusqu'au moment où l'intéressé sera hospitalisé ou jusqu'au moment où, reconnu transportable par le corps médical, il pourra être rapatrié par l'employeur.


6. Les cas de maladie ou d'accident entraînant l'hospitalisation seront examinés individuellement. En tout état de cause, les frais supplémentaires inhérents au déplacement seront à la charge de l'employeur.


7. En cas d'accident ou de maladie reconnue par le corps médical comme mettant en danger les jours du salarié, ou en cas de décès de celui-ci, les frais de voyage seront remboursés dans les conditions prévues à son conjoint et ses enfants se rendant auprès de lui. Il en sera de même pour leurs frais de séjour calculés, soit sur état, soit forfaitairement, jusqu'au jour o'u le rapatriement, aux frais de l'employeur, sera possible. Toutefois, le paiement de ces frais de séjour sera limité au maximum à une semaine, sauf cas particuliers.


8. En cas de décès du salarié, les frais de retour de corps seront à la charge de l'employeur.


1.3. Changement de résidence


1. Les employeurs s'efforceront de tenir compte de la situation de famille des intéressés dans les décisions visant un changement de résidence nécessité par les besoins du service.


Sauf urgence, notamment pour l'encadrement, un délai de réflexion d'un mois sera laissé au salarié.


2. Dans le cas où le changement de résidence ne serait pas accepté par l'intéressé ou si celui-ci revient sur sa décision dans un délai de trois mois, la rupture du contrat de travail sera considérée comme étant du fait de l'employeur.


3. Pour faciliter l'insertion du salarié dans sa nouvelle résidence, un temps, dont la durée est fixée au niveau de chaque entreprise, lui sera alloué. Par ailleurs, l'employeur donnera au salarié des informations pratiques (écoles, etc.) sur le nouveau lieu de résidence.


4. Le salarié, déplacé sur l'initiative de l'employeur, aura droit au remboursement de ses frais de déménagement justifiés, ainsi que de ses frais de voyage et de ceux de sa famille (conjoint et personnes à charge).


5. Cette clause ne s'applique pas aux salariés appelés à faire un stage préparatoire avant de rejoindre le poste pour lequel ils ont été engagés ; ceux-ci bénéficient des dispositions sur les déplacements de longue durée.


6. Tout salarié, après un changement de résidence effectué à la demande de l'employeur qui serait, sauf pour faute grave, licencié dans un délai de trois ans au lieu de sa nouvelle résidence, aura droit au remboursement de ses frais de rapatriement comprenant les frais de voyage de l'intéressé et de sa famille (conjoint et personnes à charge) ainsi que les frais de déménagement jusqu'au lieu de la première résidence assignée par l'employeur ou au nouveau lieu de travail du salarié dans la limite d'une distance équivalente. Dans ce cas, le remboursement sera effectué sur présentation de pièces justificatives sous réserve que le déménagement intervienne dans les douze mois suivant la notification du congédiement.


7. Pour tout déménagement pris en charge par l'entreprise, en application des cas prévus dans le présent article, trois devis destinés à couvrir les frais de déménagement seront soumis au préalable à l'employeur pour accord.


8. En cas de décès de l'intéressé au lieu de sa nouvelle résidence, les frais de rapatriement comprenant les frais de voyage et le déménagement de sa famille (conjoint et personnes à charge) seront à la charge de l'employeur dans les conditions prévues aux paragraphes précédents du présent article.