Vendre une voiture d'occasion

Vendre une voiture d'occasion

Pour obtenir le meilleur prix de votre véhicule, n'enjolivez pas la réalité : en cas de pépin après la vente, vous pourriez être tenu pour responsable.

Quelle est la valeur de mon véhicule ?" Voilà la question par laquelle doit commencer tout vendeur. Pour établir le juste prix, référez-vous aux magazines automobiles, tels que "La Centrale", "L'Auto-journal" ou "Auto Plus", qui publient une cote de l'occasion.

La cote de l"'Argus" est loin d'être la plus favorable

La plus connue, celle de "L'Argus de l'automobile", est calculée sur la base des prix fournis par les vendeurs professionnels. Attention ! Entre les revues, les écarts de prix peuvent atteindre 30 %, et la cote de l"'Argus" est loin d'être la plus favorable.

Vendre à un particulier

Si vous vendez à un particulier, retenez donc celle qui confère le plus de valeur à votre voiture, pour autant qu'il s'agisse d'un modèle en bon état et recherché. Si vous possédez un modèle peu prisé ou d'une couleur passée de mode, vous serez contraint de consentir une remise par rapport à la cotation.

Vendre à un professionnel

Si vous vendez à un professionnel, vous avez peu de chances d'obtenir un prix supérieur à celui de l"'Argus". Acheteurs plus contraignants, rompus à la négociation et fins connaisseurs en mécanique… les professionnels ne sont pas les acheteurs idéaux !Mais ils ont un avantage : dans la plupart des cas, ils achètent vite et vous garantissent un paiement sûr. Ce n'est pas toujours le cas avec un particulier.

Ne mentez pas !

Pour obtenir le meilleur prix, vous êtes évidemment tenté de présenter votre véhicule sous son meilleur jour. Ne franchissez pas la ligne blanche en cachant certaines informations. Votre véhicule a subi par le passé un grave accident ?Si vous n'en informez pas votre "client", ce mensonge par omission restera au-dessus de votre tête comme une épée de Damoclès.

Gare à l'effet boomerang !

Quelques mois plus tard, vous risquez d'être contraint de rembourser l'acheteur ! C'est l'effet boomerang de la garantie légale prévue par l'article 1641 du Code civil. Vous êtes tenu de garantir l'acheteur contre les vices cachés du véhicule.La loi définit le vice caché comme un défaut qui rend la voiture inutilisable ou qui diminue tellement sa valeur d'usage que si l'acheteur en avait eu connaissance il n'aurait pas acquis le véhicule ou en aurait offert un prix moindre.

Préparez un descriptif écrit

Mieux vaut donc ne rien dissimuler. Vous prendrez même soin d'avertir par écrit de tout fait mécanique important et préciserez s'il y a eu remplacement de pièces essentielles (boîte de vitesses, moteur ou caisse).Vous dévoilerez aussi à l'acquéreur tout défaut mécanique majeur pouvant le contraindre à effectuer une réparation relativement coûteuse au regard du prix de vente. Pour avoir l'esprit en paix, poussez la franchise jusqu'à avouer tout symptôme laissant suspecter un grave problème à venir.

Devant un acheteur n'essayant pas le véhicule, par exemple, vous prenez un risque en ne l'avisant pas de l'existence d'un bruit de motorisation anormal. La Cour de cassation a en effet estimé qu'un bruit n'empêchant certes pas la conduite mais la rendant fatigante constituait un vice caché car il réduisait bel et bien l'usage du véhicule (1re chambre civile, 3 mars 1992).

La bonne foi n'est pas un bouclier efficace.

Votre bonne foi ne vous met à pas à l'abri d'un recours pour vice caché. C'est la dure loi de la garantie légale : le vice caché engage la responsabilité du vendeur, même si ce dernier n'en a pas toujours connaissance. Il en reste responsable, même si le vice était indécelable.

Attention aux faux chèques de banque !

L'acheteur vous présente un chèque de banque ? C'est l'idéal, puisque cette formule vous garantit que la banque a bloqué sur le compte la provision nécessaire au paiement du chèque.Encore faut-il ne pas tomber sur un faux chèque de banque, utilisé principalement par des fraudeurs pour acheter des véhicules d'occasion. Les victimes de telles arnaques se retrouvent totalement désarmées. Aussi, vous ne devez jamais laisser l'acheteur partir au volant de votre véhicule sans avoir préalablement vérifié la régularité du chèque auprès de l'agence bancaire supposée l'avoir émis. Ses coordonnées figurent sur la lettre accompagnant le chèque.

Attention ! Cherchez vous-même ses coordonnées téléphoniques sur l'annuaire. Certains faussaires ont,

en effet, un complice répondant au numéro de téléphone indiqué sur le faux chèque !